| |
L'accessibilité à la propriété
se détériore légèrement au Canada,
selon les Services économiques RBC
TORONTO, le 29 mars 2006 —
L'accessibilité à la propriété
immobilière résidentielle s'est légèrement
détériorée au Canada au quatrième
trimestre de 2005 en raison d'une croissance relativement
faible du revenu des ménages, selon le plus récent
Indice d'accessibilité à la propriété
publié aujourd'hui par les Services économiques
RBC.
« L'érosion de l'accessibilité à
la propriété au Canada était largement
attribuable à une croissance plus lente du revenu des
ménages comparativement au reste de l'année.
Celle-ci n'a pas permis de compenser les augmentations des
taux hypothécaires, des prix immobiliers et des coûts
des services publics, dit Derek Holt, économiste en
chef adjoint, RBC. Même si les taux d'intérêt
continuent d'augmenter, nous nous attendons à ce qu'ils
restent stimulants pour l'économie cette année
et l'année prochaine, tandis que les marchés
du travail restent fermes. »
L'Indice d'accessibilité à la propriété
RBC mesure la proportion du revenu des ménages avant
impôts consacrée aux coûts de possession
d'une maison. Le type de logement le plus abordable est l'appartement
en copropriété, avec un indice de 25,7 pour
cent. Venaient ensuite la maison en rangée standard
avec 30,1 pour cent, puis le bungalow individuel avec 37 pour
cent. La maison de deux étages standard demeure le
type de logement le moins abordable, avec un indice de 43
pour cent.
L'accessibilité s'est détériorée,
mais RBC relève que le rythme de l'augmentation des
prix a ralenti dans la plupart des régions du pays
pour la quasi-totalité des genres d'habitations au
cours de la dernière année, à l'exception
de la Colombie-Britannique, de l'Alberta et du Manitoba qui
continuent d'enregistrer des hausses de prix annuelles de
plus de dix pour cent.
« La légère détérioration
de l'accessibilité à la propriété
entraînera probablement un rythme moins soutenu de demandes
de maisons neuves et existantes en 2006 et 2007, mais ce sera
un ralentissement contrôlé sur les marchés
immobiliers puisque l'offre et la demande devraient diminuer
simultanément », a ajouté M. Holt.
Selon le rapport, la croissance prévue des dépenses
de rénovation domiciliaire, cruciale au secteur du
bâtiment, compensera en partie la construction moins
soutenue de maisons neuves. Les dépenses de rénovation
du Canada ont augmenté de plus de 50 pour cent depuis
2000, à au-delà de 26 milliards de dollars en
2005. RBC prévoit que les dépenses de rénovation
resteront fortes à mesure que les maisons bâties
dans les années 1980 arriveront à l'âge
des principales rénovations.
Dans les grandes villes canadiennes, l'indice d'accessibilité
RBC à un bungalow individuel se situe aux niveaux suivants
: 57,5 pour cent à Vancouver, 42,7 pour cent à
Toronto, 35,6 pour cent à Calgary, 34,1 pour cent à
Montréal et 33,1 pour cent à Ottawa.
La diminution de l'accessibilité s'étend à
toutes les provinces et à toutes les grandes villes.
À l'échelle provinciale, les plus fortes détériorations
se sont produites en Colombie-Britannique, mais aussi au Manitoba
et en Alberta. Les villes les plus touchées sont Vancouver
et Calgary.
L'Indice d'accessibilité à la propriété,
que RBC calcule depuis 1985, est basé sur les coûts
de propriété d'un bungalow individuel, un point
de référence raisonnable sur le marché
immobilier. D'autres genres de logements standard sont suivis
par RBC, dont la maison de deux étages standard, la
maison en rangée standard et l'appartement en copropriété
standard. Plus l'indice est élevé, plus la propriété
d'un logement coûte cher. Ainsi, si l'indice se situe
à 50 pour cent, le coût de propriété
d'un logement, comprenant les paiements hypothécaires,
les services publics et les impôts fonciers, représente
50 pour cent du revenu mensuel avant impôts d'un ménage
type.
Tour d'horizon du Canada
- Colombie-Britannique : Même si l'indice d'accessibilité
de la Colombie-Britannique reste le moins favorable de l'ensemble
du pays en raison de la hausse vertigineuse des prix immobiliers,
de la montée des taux d'intérêt et de
l'augmentation des prix des services publics, l'essor de
son marché immobilier se poursuit.
- Alberta : L'indice d'accessibilité de l'Alberta
a continué de se détériorer au quatrième
trimestre de 2005 où les prix des maisons ont augmenté
régulièrement. L'effervescence du secteur
de l'énergie de l'Alberta a eu un impact sur pratiquement
toutes les branches de l'économie, mais a particulièrement
dynamisé le marché immobilier résidentiel.
- Saskatchewan : Même avec une croissance plus
lente des prix de l'immobilier résidentiel, la Saskatchewan
a quand même connu une légère détérioration
de l'accessibilité à la propriété
en raison du ralentissement du rythme de croissance des
revenus d'une année sur l'autre, de l'augmentation
des prix des services publics et de la montée des
taux hypothécaires.
- Manitoba : L'accessibilité à la propriété
a fléchi un deuxième trimestre de suite au
Manitoba, puisque la hausse des prix des maisons, des services
publics et des taux hypothécaires a largement dépassé
celle des revenus.
- Ontario : Le marché immobilier résidentiel
de l'Ontario présente les signes d'un ralentissement
maîtrisé. La diminution de la croissance des
revenus des ménages, la montée des taux hypothécaires
et un bond des prix des services publics ont contribué
à réduire l'accessibilité.
- Québec : L'accessibilité à
la propriété s'est érodée à
la suite de la hausse des taux hypothécaires. Le
marché immobilier résidentiel du Québec
a déjà commencé à s'essouffler,
l'offre et la demande diminuant simultanément sans
bouleverser les prix des maisons.
- Région de l'Atlantique : La hausse des taux
hypothécaires, une croissance plus modérée
des revenus et des augmentations de prix antérieures
continuent de diminuer l'accessibilité à la
propriété un deuxième trimestre de
suite dans la région de l'Atlantique.
- 30 -
Pour tout renseignement complémentaire, prière
de s'adresser à:
Derek Holt,
Services économiques, RBC (416) 974-6192
Jackie Braden,
Relations avec les médias, RBC (416) 974-2124
|
|