La forte demande intérieure stimule la croissance
économique canadienne, selon les Services économiques
RBC
TORONTO, le 16 mars 2006 —
La forte demande intérieure compensera des pressions
modératrices à la baisse exercées par
le commerce international et contribuera à faire grimper
la croissance économique de 3,5 pour cent en 2006,
selon les dernières prévisions économiques
de RBC Groupe Financier.
« Le solde du commerce extérieur continuera de
peser sur la croissance économique en 2006, mais le
plus dur est passé, dit Craig Wright, vice-président
et économiste en chef, RBC. La vigueur de notre dollar
ne sera pas un obstacle à la croissance du Canada et
l'expansion économique devrait s'accélérer
cette année. »
Selon le rapport, les investissements élevés
en machines, en matériel et dans des bâtiments
non résidentiels seront un des grands moteurs de l'économie
en 2006, grâce à la forte croissance des bénéfices
des sociétés et à la vigueur du dollar
canadien qui fait baisser les prix des machines et du matériel
importés.
RBC note que les dépenses de consommation restent
fortes. Le reliquat de la demande accumulée des années
1990, les hausses de salaire et les réductions d'impôt,
ainsi que le dollar canadien, devraient faire augmenter la
consommation de 3,4 pour cent en 2006, ce qui est supérieur
aux États-Unis. Les prix du pétrole et du gaz
naturel devraient redescendre vers la fin de 2006, tout en
restant assez élevés pour soutenir l'essor des
investissements dans les provinces canadiennes qui produisent
des combustibles fossiles.
Le dollar canadien a atteint 88,67 cents US en mars 2006,
le niveau le plus élevé depuis novembre 1991.
« Nous ne pensons pas qu'il se maintiendra à
ces sommets vertigineux et nous croyons qu'il devrait clôturer
l'année un peu en dessous de 84 cents US »,
explique M. Wright.
L'économie américaine devrait connaître
un taux de croissance de 3,2 pour cent cette année,
à peu de choses près comme en 2005 (3,5 pour
cent). Mais les moteurs de l'économie sont aussi en
train de changer. Les secteurs de la consommation et des investissements
marqueront une pause tandis que le commerce international
et l'accumulation des stocks stimuleront la croissance.
Au Canada, le taux d'inflation de base devrait dépasser
légèrement le point médian de la fourchette
cible (1 à 3 pour cent) de la Banque du Canada, en
raison d'un accroissement de l'excès de la demande
dans l'économie. Le taux de financement à un
jour du Canada reste en dessous de son seuil de neutralité,
et, comme la croissance économique pourrait être
cette année encore supérieure à la moyenne,
RBC prévoit que la banque centrale continuera de hausser
son taux de financement à un jour pour contrer toute
menace d'inflation.
L'inflation des prix à la consommation des États-Unis
ne devrait pas devenir un problème avant le milieu
de 2006 quand la hausse des prix de l'énergie et des
salaires de 2005 commencera à se répercuter
sur les indicateurs d'inflation. On s'attend à ce que
la Réserve fédérale augmente les principaux
taux d'intérêt de 50 points de base d'ici mai
2006, car les tensions inflationnistes s'accentuent, et à
ce qu'elle maintienne le taux des fonds fédéraux
à cinq pour cent pendant le reste de l'année
2006.
Les prévisions complètes sont disponibles en
ligne à partir de 8 h HNE à l'adresse www.rbc.com/economie/marche/pdf/fcst.pdf.
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Pour de plus amples renseignements, prière
de s'adresser à :
John Anania, Services économiques RBC, (416) 974-7231
Claude Lussier (514) 874-5919
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