Les achats de maisons pointent vers un éventuel ralentissement,
selon une étude de RBC
Un changement se dessine et les acheteurs pourraient bien
se contenter de ce qu'ils ont
TORONTO, le 6 mars 2006 —
Les intentions d'achat de maisons n'ont jamais été
aussi basses depuis 2000, selon une nouvelle étude
de RBC qui indique un éventuel changement sur le marché
des achats de maisons au Canada.
La 13e enquête annuelle sur les tendances du marché
résidentiel de RBC révèle que les intentions
d'achat de maisons des Canadiens d'ici deux ans sont au même
niveau qu'en 2005, à 29 pour cent. Mais le marché
pourrait commencer à ralentir puisque ceux qui achèteront
" très probablement " une maison d'ici deux
ans ne sont que 10 pour cent, alors qu'ils étaient
13 pour cent l'an dernier. C'est le taux le plus bas depuis
cinq ans. Par ailleurs, le nombre de Canadiens qui veulent
acheter une maison dans les six premiers mois a baissé
à huit pour cent. Il était de 10 pour cent l'an
dernier.
« Les résultats indiquent un net changement
par rapport à ce que nous avons observé ces
cinq dernières années, dit Catherine Adams,
vice présidente, Financement sur valeur nette immobilière,
RBC Banque Royale. Si l'intention d'acheter est encore évidente,
le désir est beaucoup moins intense que dans le passé. »
Ces changements sont peut-être attribuables à
un ralentissement naturel après plusieurs saisons d'achats
records et à un épuisement de la demande accumulée
des acheteurs potentiels d'une première maison, qui
sont aujourd'hui propriétaires. Mais l'étude
donne aussi une autre indication sur la manière dont
les Canadiens décident d'acheter une maison. Soixante-dix
pour cent (comparativement à 54 pour cent l'an dernier)
croient que les taux hypothécaires seront plus élevés
cette année. Mais plus de la moitié (56 pour
cent) des titulaires d'un prêt hypothécaire disent
que cela ne les préoccupe pas trop, car ils ont des
prêts à taux fixes, tandis que 27 pour cent disent
qu'ils changeront probablement leurs prêts, en optant
par exemple pour un taux fixe ou une combinaison taux fixe
et taux variable.
« Le marché a été extrêmement
actif ces dernières années, et il est possible
que ceux qui ont acheté préfèrent ne
rien changer et bloquer peut-être leur taux hypothécaire
pendant que ces taux sont encore abordables, dit Mme Adams.
Le choix de ceux qui ont l'intention d'acheter se porte massivement
sur des maisons plus grandes, preuve que la majorité
pense et planifie peut-être pour le long terme. »
L'étude de RBC met en lumière d'autres données
sur les acheteurs potentiels d'un logement :
Différences régionales
La seule région du Canada où les achats de maison
pourraient augmenter est l'Atlantique, où le pourcentage
de ceux qui achèteront « très probablement » un logement est passé de huit à 14 pour
cent. Dans cette catégorie, les intentions se maintiennent
en Alberta à 18 pour cent, comme l'an dernier. Mais
le nombre a baissé dans les autres régions.
En Colombie-Britannique, il est tombé de 16 à
11 pour cent, en Saskatchewan et au Manitoba de 12 à
10 pour cent, en Ontario, de 14 à 10 pour cent et au
Québec, de 11 pour cent l'an dernier à sept
pour cent cette année.
Propriétaires par rapport aux locataires
Deux fois plus de locataires que de propriétaires (15
pour cent contre huit) achèteront très probablement
un logement d'ici deux ans : autre preuve que ceux qui ont
récemment acheté une maison ne changeront probablement
rien pendant un certain temps. L'an dernier, la proportion
était de 20 pour cent pour les locataires et de 10
pour cent pour les propriétaires.
Type de maison préféré
Le choix de 71 pour cent des propriétaires canadiens
se porte sur les maisons isolées. Viennent ensuite,
en ordre de préférence, l'appartement en copropriété
ou loft (12 pour cent), la maison jumelée (huit pour
cent) et la maison en rangée (quatre pour cent). Les
habitants des provinces de l'Atlantique préfèrent
généralement la maison isolée (90 pour
cent) et les Albertains, l'appartement en copropriété
(19 pour cent). Les acheteurs de 35 à 44 ans sont plus
portés que ceux de toutes les autres tranches d'âges
à acheter des maisons isolées tandis que les
acheteurs de plus de 55 ans sont parmi les plus susceptibles
de porter leur choix sur un condo (19 pour cent).
Les achats de maisons plus grandes augmentent
La raison la plus souvent invoquée pour les propriétaires
qui ont l'intention d'acheter une maison d'ici deux ans est
encore le désir d'avoir une maison plus grande. Le
nombre des personnes qui veulent une maison plus grande a
augmenté (51 pour cent contre 46 pour cent en 2005)
tandis que le nombre des acheteurs qui désirent une
maison de même grandeur a baissé de 32 à
28 pour cent et celui de ceux qui préfèrent
une maison petite est tombé de 22 à 20 pour
cent. Les acheteurs potentiels âgés de 25 à
34 sont les plus susceptibles d'acheter une maison plus grande
(75 pour cent) tandis que les acheteurs de plus de 55 ans
opteraient plutôt pour une maison plus petite (56 pour
cent).
Maison neuve contre maison ancienne
Soixante-quatorze pour cent de ceux qui planifient l'achat
d'une maison préfèrent une maison qui a déjà
été habitée. Une hausse de 11 pour cent
par rapport à l'an dernier. Les acheteurs les plus
jeunes (18 à 24 ans), sont les plus susceptibles d'acheter
une maison neuve (30 pour cent) tandis que les 25 à
34 privilégient plutôt les maisons qui ont déjà
été habitées (76 pour cent).
Le secteur du logement est un indicateur économique
clé et un baromètre de la confiance des consommateurs
pour l'économie canadienne. La valeur totale de la
construction domiciliaire, des achats et des rénovations
est projetée à environ 500 milliards de dollars
pour 2006.
RBC est le plus grand prêteur hypothécaire du
Canada avec 90 milliards de dollars de prêts en cours
en 2004 et plus de 15 pour cent du marché canadien
des hypothèques. Première source de conseils
financiers pour l'achat de maisons au Canada, RBC effectue
des études auprès des consommateurs pour renseigner
les Canadiens sur leurs marchés locaux.
Ces conclusions sont tirées d'un sondage RBC Groupe
Financier effectué par Ipsos-Reid entre le 18 et le
24 janvier 2006. Le sondage est basé sur des entretiens
téléphoniques avec un échantillon de
2 01 Canadiens adultes, sélectionnés au hasard.
Avec un échantillon de cette taille, les résultats
sont considérés comme précis à
± 2,2 points de pourcentage près, 19 fois sur
20, comparativement à ce qu'ils auraient été
si toute la population adulte canadienne avait été
consultée. La marge d'erreur est plus grande par région
et pour d'autres sous-groupes de la population sondée.
Ces données ont été pondérées
statistiquement pour assurer que la composition de l'échantillon
par région et par âge et sexe reflète
celle de la population canadienne réelle d'après
les données du recensement de 2001.
| |
Nat. |
C.-B. |
Alb. |
Sask./
Man.
|
Ont. |
QC |
Atl. |
| Propriétaire d'un logement |
66 %
|
65 %
|
71 %
|
74 %
|
67 %
|
62 %
|
65 %
|
| Pourcentage de propriétaires qui ont un prêt
hypothécaire |
60 %
|
59 %
|
58 %
|
65 %
|
61 %
|
61 %
|
57 %
|
| Propriétaires et locataires qui ont de fortes
chances d'acheter un logement au cours des deux prochaines
années |
10 %
|
11 %
|
18 %
|
10 %
|
10 %
|
7 %
|
14 %
|
| Croient que les taux hypothécaires seront plus
élevés d'ici un an |
70 %
|
72 %
|
72 %
|
65 %
|
69 %
|
67 %
|
75 %
|
| Propriétaires actuels ayant une hypothèque
à taux fixe |
56 %
|
52 %
|
50 %
|
54 %
|
61 %
|
50 %
|
59 %
|
| Détenteurs d'un prêt hypothécaire
susceptibles de faire des changements si les taux d'intérêt
montent l'an prochain |
27 %
|
27 %
|
28 %
|
32 %
|
24 %
|
35 %
|
25 %
|
| Propriétaires qui prévoient d'acheter
une maison individuelle |
71 %
|
65 %
|
66 %
|
67 %
|
71 %
|
73 %
|
90 %
|
| Prévoient d'acheter une plus grande maison |
51 %
|
46 %
|
53 %
|
51 %
|
52 %
|
50 %
|
58 %
|
| Prévoient d'acheter une maison privée
à vendre |
74 %
|
79 %
|
76 %
|
69 %
|
73 %
|
72 %
|
73 %
|
| Prévoient d'acheter une nouvelle maison |
26 %
|
21 %
|
24 %
|
31 %
|
27 %
|
28 %
|
27 %
|
À propos de RBC Groupe Financier
La Banque Royale du Canada (TSX, NYSE : RY) utilise les initiales
RBC comme préfixe pour ses unités et filiales
d'exploitation, groupées sous la marque principale
RBC Groupe Financier. La Banque Royale du Canada est la plus
grande institution financière du Canada par sa capitalisation
boursière et son actif, et l'une des principales sociétés
de services financiers diversifiés en Amérique
du Nord. Elle offre, à l'échelle mondiale, des
services bancaires aux particuliers et aux entreprises, la
gestion de patrimoine, des assurances, des services à
la grande entreprise et de banque d'investissement ainsi que
le traitement des opérations. La société
compte environ 70 000 employés à temps plein
et à temps partiel qui servent au-delà de 14
millions de clients, particuliers, entreprises et administrations
publiques, en Amérique du Nord et dans quelque 30 pays.
Pour en savoir davantage, consultez le site www.rbc.com.
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Pour tout renseignement complémentaire :
Raymond Chouinard,
RBC Groupe Financier, (514) 874-6556
John Wright, Ipsos-Reid, (416) 324-2900
Pour les résultats chiffrés complets, prière
de consulter le site Web d'Ipsos-Reid à l'adresse www.ipsos-reid.com
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