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Rapports spéciaux

 

Les trésoreries importantes des sociétés canadiennes pourraient avoir des incidences considérables sur l'économie, selon un rapport de RBC

Le rapport indique que les excédents de trésorerie des sociétés influeront sur l'économie

TORONTO, 15 février 2006 — Les entreprises canadiennes disposent d'excédents de trésorerie records à l'aube de 2006-2007, et la manière dont elles géreront ces liquidités pourrait avoir des incidences considérables sur l'économie canadienne - de la croissance de l'inflation et des salaires à une augmentation des investissements et à l'amélioration de la productivité, selon un nouveau rapport des Services économiques RBC intitulé « Perspectives des finances des entreprises en Amérique du Nord ».(pdf 7 pages, 200Ko)

« Jamais les sociétés n'ont eu autant d'excédents de trésorerie, dit Derek Holt, économiste en chef adjoint de RBC. Selon ce que les sociétés feront de ces excédents, nous pourrions assister à une recrudescence de l'inflation, une augmentation des revenus salariaux et une hausse des taux d'intérêt. Ou bien, elles pourraient aussi accroître leurs investissements, améliorer la productivité, voire même déclencher une vague de fusions et d'acquisitions record. »

Depuis 2002, avec l'éclatement de la bulle technologique, le fléchissement de l'économie américaine et diverses autres perturbations infligées par des chocs, les investissements externes des entreprises ont fortement chuté, ce qui a amené les sociétés à conserver leurs liquidités en main. Une reprise rapide des bénéfices au cours des dernières années a devancé le redressement des investissements et rempli les caisses de beaucoup de sociétés. En fait, les avoirs en liquidités, dépôts et titres par rapport aux dettes se situent à des niveaux élevés records dans de nombreuses industries.

Le rapport relève que les sociétés doivent décider si elles maintiendront leurs niveaux actuels de trésorerie ou réinvestiront ces excédents dans leurs activités. Elles doivent aussi réfléchir au fait que l'accumulation de liquidités en fait des acteurs privilégiés, comme prédateurs ou comme proies, dans une activité potentielle de fusions et d'acquisitions, qui pourraient dépasser le nombre record d'opérations de la fin des années 1990. Si les sociétés ne réussissent pas à trouver un emploi rentable pour leurs trésoreries records, se montrent très timides dans leurs investissements ou ne reversent pas ces fonds aux actionnaires, elles s'exposent à ce que quelqu'un se présente qui saura trouver un emploi pour leur argent.

Le redéploiement des fonds aura une incidence directe sur l'économie canadienne, puisque 28 des 30 branches étudiées ont plus de flux de trésorerie autogénérés qu'il ne leur en faut pour leurs investissements, selon le rapport. Cet impact pourrait avoir l'une ou l'autre des deux conséquences suivantes. Il pourrait entraîner une hausse de l'inflation en alimentant des augmentations des salaires et des prix des matières premières, susceptibles de déclencher des hausses des taux d'intérêt. Il pourrait aussi enclencher une tendance à la désinflation, car les sociétés pourraient réinvestir dans des améliorations de leur matériel et l'augmentation des dépenses en R-D, ce qui améliorerait la productivité globale et le niveau de vie.

« Notre étude révèle que les sociétés qui continuent d'accumuler l'essentiel de leurs fonds suivent actuellement les deux voies, mais la balance pourrait basculer d'un côté ou de l'autre à mesure que les excédents de trésorerie peu productifs seront réaffectés », dit M. Holt.

La qualité du crédit est un autre facteur qui joue un rôle clé dans la situation de trésorerie des entreprises. Les sociétés canadiennes conservent une très grande solvabilité; les pertes sur prêts sont faibles et les réserves de trésorerie offrent une excellente protection contre les chocs de taux, la dépréciation de la monnaie, les difficultés créées par la concurrence et la baisse des bénéfices. Il reste assurément des secteurs en difficulté, mais dans l'ensemble le Canada est au plus haut de la qualité de son crédit et la détérioration ne sera que modeste en 2006-2007, selon M. Holt.

On trouvera le rapport en entier à l'adresse www.rbc.com/economie.

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La Banque Royale du Canada (TSX, NYSE : RY) utilise les initiales RBC comme préfixe pour ses unités et filiales d'exploitation, groupées sous la marque principale RBC Groupe Financier. La Banque Royale du Canada est la plus grande banque du Canada par sa capitalisation boursière et son actif, et l'une des principales sociétés de services financiers diversifiés en Amérique du Nord. Elle offre, à l'échelle mondiale, des services bancaires aux particuliers et aux entreprises, la gestion de patrimoine, des assurances, des services à la grande entreprise et de banque d'investissement ainsi que le traitement des opérations. La société compte environ 70 000 employés à temps plein et à temps partiel qui servent au-delà de 14 millions de clients, particuliers, entreprises et administrations publiques, en Amérique du Nord et dans quelque 30 pays. Pour en savoir davantage, consultez le site www.rbc.com.

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