L'avantage de la diversité
Format standard pour imprimante
Gordon M. Nixon
Président et chef de la direction
RBC Groupe Financier
10e Conférence Internationale Metropolis
Toronto, Canada
le 20 octobre 2005
Merci, Monsieur le Maire.
Je ne suis certainement pas le premier à vous dire
à quel point le choix de Toronto pour la conférence
Metropolis est pertinent, puisque nous formons une des villes
qui comptent la plus grande diversité ethnique au monde.
Ce n'est pas par hasard que Toronto a pour devise « Diversity:
Our Strength » (La diversité, notre force).
Je suis ici aujourd'hui pour plaider en faveur de son importance
pour la vigueur et la prospérité futures de
tout le pays.
Il est intéressant de noter que, dans le sondage sur
les valeurs canadiennes, la réponse la plus retenue
à la question de savoir ce qui fait la particularité
du Canada était « diversité et multiculturalisme ».
Pour mettre les choses en perspectives, le « hockey »
s'est classé bon dernier
Quand même, voir la « diversité »
passer devant tout le reste, cela en dit long sur la façon
dont nous nous définissons comme Canadiens.
La devise La diversité, notre force est une
excellente devise. Mais la diversité ne fait pas seulement
la force d'une ville. Elle peut et devrait être l'avantage
concurrentiel de tout le pays.
Le Canada se heurte actuellement à des défis
économiques. Notre niveau de vie est à la traîne
de celui des États-Unis et d'autres pays. La croissance
de notre PIB réel dérive dans les classements
internationaux. Celle de notre productivité dérape
aussi, ce qui traduit une détérioration de la
prospérité relative.
Certes, nous jouissons d'une base économique raisonnable,
d'une situation budgétaire solide et d'une grande qualité
de vie. Mais nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers,
car nous perdons du terrain dans un monde où la concurrence
se fait de plus en plus vive.
Si les Canadiens veulent des collectivités florissantes
et prospères et un excellent niveau de vie, alors nous
devons devenir un des pays les plus concurrentiels au monde
pour pouvoir nous l'offrir. Bref, il n'est pas possible de
prétendre à une politique sociale bien intentionnée
sans un plan économique sain.
Nous devons réfléchir à des problèmes
particuliers reliés à notre politique économique
future si nous voulons tirer le maximum de notre potentiel.
Une de ces questions, et c'est le sujet de mon intervention,
est celle de l'immigration et de la diversité.
Je crois qu'une des meilleures manières de faire croître
l'économie du Canada est de mieux valoriser la diversité
sur nos lieux de travail et l'immigration.
En fait, il y a peu d'autres pays au monde qui ont autant
d'avantages économiques à gagner de la diversité
et de l'immigration que le Canada.
Si nous réussissons, nous détiendrons un avantage
sans pareil. Si nous échouons, nous paierons cher cette
occasion manquée, et nous devrons mener une dure lutte
pour faire croître notre économie et payer un
programme social ambitieux.
Au début de cette année, j'ai demandé
à notre Service économique de chiffrer ce qu'il
en coûte à notre économie de ne pas exploiter
pleinement le potentiel des immigrants ainsi que celui d'autres
parties du capital humain sous-utilisées.
Nous avons publié ce rapport aujourd'hui, sous le
titre de « L'avantage de la diversité ».
Le rapport a 24 pages et présente 22 recommandations
qui vont de la fiscalité à la réforme
des politiques. Il développe une argumentation convaincante
en faveur d'un accroissement de la productivité nationale,
question qui est actuellement une priorité pour nos
gouvernements, mais qui nécessite une action politique
concrète.
Aujourd'hui, j'aimerais parler plus précisément
des parties de ce rapport qui portent sur l'immigration, et
je passerai en revue quelques-unes de nos recommandations.
Je donnerai aussi quelques exemples pratiques de RBC.
L'immigration a de tout temps été cruciale
pour le développement du Canada. Mais elle a rarement
été aussi importante qu'aujourd'hui. L'avantage
sur les concurrents ne repose plus sur la base de ressources
naturelles et ne se mesure plus aux éléments
d'actif comme les usines, le matériel et la machinerie.
L'avantage concurrentiel dans le monde dynamique actuel reposera
plutôt sur notre capacité d'utiliser le capital
humain - pour innover et adapter, conquérir de nouveaux
marchés et susciter la création de nouvelles
entreprises.
Mais le Canada est un petit pays. Notre taux de natalité
vient de toucher un creux historique, et notre main-d'uvre
vieillit. Les 10 millions de baby-boomers du Canada
ont fait de grandes choses, mais pas énormément
de bébés. Dix millions de parents n'ont eu que
8 millions d'enfants. Cela ne suffit pas pour maintenir le
statu quo, et encore moins pour faire croître notre
main-d'uvre.
En réalité, nous sommes déjà
aux prises avec des pénuries de main-d'uvre.
Pour prospérer, nous devons faire venir chez nous des
gens de talent afin de combler le fossé - c'est-à-dire
investir dans le capital humain.
Actuellement, on doit aux Néo-Canadiens environ 70
pour cent de la croissance de notre main-d'uvre. Mais
d'ici 2011, ils en représenteront la totalité.
Cette situation, le Canada n'est pas le seul à la
vivre : dans des pays comme l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne,
les taux de natalité chutent et leur main-d'uvre
vieillit aussi. Nous serons confrontés à eux
sur la scène mondiale pour attirer des talents, tout
comme nous le serons à la grande puissance d'attraction
de la Chine et de l'Inde, qui investissent massivement dans
l'éducation et qui s'efforcent aussi de retenir et
d'attirer du capital humain.
Sans augmentation de l'immigration, notre population active
cessera tout simplement de croître. Une main-d'uvre
qui diminue, une base économique et commerciale plus
petite et une diminution de l'assiette fiscale, tout cela
n'est pas de bon augure pour la prospérité économique
future. La validité de notre réponse aux défis
de la diversité déterminera notre capacité
future d'attirer des immigrants de talent alors que la concurrence
mondiale qui les entoure s'intensifie.
Et, sans un effectif de talent, les entreprises canadiennes
ne seront pas en mesure d'appliquer leurs stratégies
d'innovation et de croissance, ou alors elles seront forcées
de les mettre en uvre dans d'autres régions du
monde.
Actuellement, le Canada accueille environ 220 000 immigrants
par an. À ce rythme, nous calculons que notre population
active cessera de croître dans 10 ans environ.
Notre rapport recommande que le Canada envisage de hausser
son objectif à 400 000 immigrants par an. D'après
nos calculs, cela atténuerait l'impact du vieillissement
de notre main-d'uvre et du faible taux de natalité.
Qui plus est, nous devons faire un effort concerté
pour attirer des travailleurs spécialisés dans
les branches d'activités qui connaissent actuellement
des pénuries de main-d'uvre et encourager la
migration des nouveaux immigrants vers des centres autres
que Toronto, Vancouver et Montréal.
Et nous devons aussi offrir un environnement dans lequel
les Néo-Canadiens peuvent maximiser leur potentiel.
Cela peut être l'avantage concurrentiel du Canada, mais
nous devons faire plus pour qu'il se matérialise effectivement.
Nous devrons faire quelques investissements à court
terme sur le terrain avant de récolter les avantages
à long terme d'une immigration plus importante.
Par exemple, nous devons résoudre les besoins réels
et pressants de programmes, notamment d'apprentissage linguistique
et de reconnaissance des diplômes étrangers.
Les administrations municipales doivent aussi être
des partenaires des autorités fédérales
et provinciales pour déterminer les objectifs d'immigration
et les stratégies de migration, car c'est dans les
villes que s'installent concrètement les immigrants.
C'est là que se fera sentir la pression en faveur d'une
augmentation des infrastructures, comme le transport et l'énergie.
Pour des villes comme Toronto, dont les budgets sont déjà
insuffisants, cela représente un véritable défi,
d'autant plus que leurs recettes dépendent du goutte-à-goutte
des impôts fonciers. Notre rapport appelle à
une réforme immédiate et fondamentale des pouvoirs
d'augmentation des revenus des municipalités.
Tous les paliers de gouvernement doivent rehausser la barre,
en coordonnant leurs politiques et leur action pour l'identification,
l'acceptation, le placement et l'intégration des immigrants.
Mais il ne faudrait pas tenir pour acquis que l'augmentation
des objectifs d'immigration sera le remède à
tous les maux. Nous devons aussi agir énergiquement
pour libérer le potentiel inutilisé de la population
active actuelle.
Ce n'est un secret pour personne, nous n'avons pas le meilleur
bilan dans ce domaine, et en plus, celui-ci se détériore.
Au cours de la dernière décennie, les immigrants
sont arrivés au Canada avec un niveau d'études
plus élevé que celui des gens nés ici
et alors qu'ils étaient parvenus aux mêmes stades
de leurs carrières qu'eux, mais les données
disponibles nous indiquent qu'ils ont moins bien réussi
que les vagues d'immigrants antérieures. Ils ne trouvent
pas d'emplois à la hauteur de leurs compétences,
ils gagnent moins que leurs collègues nés au
Canada ou leurs taux de chômage sont plus élevés.
Cela constitue un gaspillage de potentiel humain : c'est
comme conduire une voiture sport hautes performances à
20 km/h.
Mais cela représente aussi un manque à gagner
direct pour notre économie. Si tous les Néo-Canadiens
étaient employés à la hauteur de leur
niveau de formation et gagnaient un salaire égal à
celui de quelqu'un qui est né au Canada, nous calculons
que la contribution à l'économie du Canada représenterait
une augmentation des revenus personnels de l'ordre de 13 milliards
de dollars par an.
Cela équivaut à une augmentation ponctuelle
de 400 000 travailleurs en un an, simplement par une meilleure
utilisation du potentiel déjà présent
chez nous.
Je ne rendrais pas justice à notre rapport si je ne
mentionnais pas que nous considérons la diversité
culturelle comme un domaine seulement sur trois qui ont une
incidence importante et qui peuvent accroître la prospérité
canadienne.
Si les femmes, les aînés et les immigrants,
collectivement, étaient employés à la
hauteur de leur niveau d'éducation et gagnaient des
salaires égaux à ceux des hommes nés
au Canada, la somme des revenus personnels augmenterait de
174 milliards de dollars, soit l'équivalent de 1,6
million de travailleurs de plus. Laisser ce potentiel se perdre,
c'est comme laisser tourner la voiture de sport au ralenti,
dans la cour.
Bref, nous avons bien du travail à faire pour valoriser
le potentiel des immigrants. « L'Initiative des
travailleurs formés à l'étranger »
du gouvernement fédéral marque un pas en avant,
particulièrement sur le plan de la reconnaissance des
titres de compétences étrangers, qui est un
des obstacles les plus importants à l'emploi des immigrants
qualifiés.
Toutes les parties prenantes doivent uvrer dans le
sens d'une meilleure connaissance des établissements
d'enseignement étrangers au Canada.
RBC a retenu les services d'une entreprise spécialisée
pour évaluer les équivalences canadiennes des
diplômes étrangers, afin de nous assurer de ne
pas omettre de bons candidats. Il serait très utile
pour toutes les entreprises, particulièrement les PME,
que quelqu'un - le gouvernement ou une ONG - publie un guide
qui classe ou évalue ces institutions pour nous.
Pour permettre au Canada de maximiser la valeur de l'immigration,
je ne saurais trop insister sur l'importance d'un effort collectif
de tous les secteurs : administrations publiques, organismes
communautaires, syndicats et entreprises.
Aucun palier de gouvernement ne peut assumer ce fardeau seul.
Les gouvernements peuvent établir des politiques qui
attirent des immigrants de talent au Canada, mais une
fois qu'ils sont là, il incombe aux entreprises, grandes
et petites, de saisir la balle au bond. Or, nous l'avons plutôt
laissée échapper.
L'an dernier, le Forum des politiques publiques a sondé
plus de 2 000 employeurs canadiens sur l'insertion des immigrants
dans leurs effectifs. Voici ce qu'il a constaté :
- les employeurs ignorent, bien qu'involontairement, les
immigrants dans leur planification des ressources humaines
;
- ils n'embauchent pas les immigrants pour des postes que
justifierait leur formation ;
- et ils se heurtent à des difficultés pour
intégrer les immigrants récents dans leur
main-d'uvre.
À mon avis, cet échec n'est pas le fruit d'actes
délibérés. Il serait plutôt dû
à des difficultés systémiques qui existent
dans toute entreprise et sont aggravées par celles
qui ne reconnaissent pas les débouchés que leur
ouvre la diversité et ne les exploitent pas.
Je crois qu'une fois que les entreprises verront l'occasion
à saisir plutôt que le risque, bon nombre des
défis systémiques disparaîtront.
RBC a une très haute idée de la diversité.
Par intérêt, je préside personnellement
notre Conseil de direction sur la diversité, composé
des cadres supérieurs de toutes nos branches d'activités
et c'est le seul comité, en dehors de mon comité
de direction, auquel je siège.
Ce conseil détermine la stratégie et les buts
de RBC en ce qui concerne l'équité en matière
d'emploi. Nous nous réunissons une fois par trimestre
pour vérifier que la relève est bien assurée,
avec des candidats de qualité, issus de divers groupes.
Nous surveillons également nos efforts de recrutement,
les promotions et les licenciements.
Chacune de nos branches d'activités a des objectifs
en termes de répartition hommes-femmes, de personnes
handicapées, d'autochtones et de minorités visibles
pour nous permettre d'évaluer où nous en sommes
et d'imputer des responsabilités, plutôt que
de nous en tenir à de beaux discours.
Nous considérons la diversité non seulement
du point de vue de la justice sociale, mais aussi de celui
d'un potentiel commercial qui, à mon avis, est le meilleur
moyen de surmonter les difficultés systémiques.
Le capital humain est réellement notre plus grande
ressource, et il serait irresponsable de notre part de ne
pas la maximiser.
Actuellement, environ 23 pour cent de notre effectif sont
composés de membres des minorités visibles,
qui sont représentées à hauteur de dix
pour cent environ au sein de notre haute direction. Nous savons
que nous devons faire mieux, mais nous considérons
cela comme un programme de longue haleine mais qui en vaudra
la peine.
Nous élaborons et adaptons des programmes spécifiques
qui visent à intégrer une gamme diversifiée
d'employés dans notre effectif.
Par exemple, nous avions l'habitude de demander aux postulants
à des emplois le nom de l'établissement où
ils ont obtenu leur diplôme ou leurs titres de compétence,
sur nos formules de demande d'emploi. Mais nos recruteurs
ne repéraient pas des candidats qualifiés parce
qu'ils ne connaissaient pas les diplômes et les établissements
d'enseignement étrangers.
Nous avons donc carrément éliminé cette
question de nos formules - pour faire les vérifications
au sujet des diplômes et les titres de compétence
plus tard dans le processus. Nous espérons que cela
nous rapprochera un peu plus de notre objectif d'embauche
sans préjugé.
Du point de vue de RBC, chaque nouveau Canadien que nous
embauchons nous aide à enrichir le capital de connaissances
de notre entreprise sur des marchés culturels clés,
ici et à l'étranger -, et c'est précieux
sur un marché mondialisé.
Les nouveaux venus au Canada créent aussi de la valeur
économique parce qu'ils deviennent, rapidement, des
consommateurs de biens et de services.
RBC, par exemple, compte environ 11 millions de clients au
Canada.
Près de 15 pour cent d'entre eux appartiennent à
un « marché culturel » que nous
définissions comme ceux des Néo-Canadiens et
des minorités visibles. Et nous nous attendons à
ce qu'une grande part de notre croissance future provienne
des marchés culturels.
Quand les immigrants arrivent au Canada pour la première
fois, l'accès aux services financiers est un des obstacles
les plus importants auxquels ils se heurtent.
Imaginez que vous soyez un nouvel arrivant qui recommence
à zéro. Vous n'avez pas de pièces d'identité
canadiennes. Sans dossier de crédit canadien ou expérience
professionnelle au Canada, vous avez donc du mal à
obtenir un prêt ou une hypothèque, voire même
une carte de crédit. Les difficultés s'ajoutent
les unes aux autres. Vous ne savez probablement pas très
bien comment fonctionnent les banques canadiennes et ne maîtrisez
peut-être pas très bien le français ou
l'anglais.
Ce sont là de grandes difficultés et il est
clair que les banques ont un rôle particulier à
jouer pour faciliter l'intégration des nouveaux venus.
RBC a récemment créé un programme qui
s'appelle « Bienvenue au Canada » pour
les Néo-Canadiens. Notre objectif est de mettre en
place les bonnes personnes et les bons produits pour pouvoir
mieux servir des marchés diversifiés. Par exemple
:
- Nous avons créé une carte VISA garantie
pour que les nouveaux immigrants puissent se constituer
un dossier de crédit.
- Nous avons simplifié notre processus de crédit
hypothécaire pour simplifier les exigences en matière
de crédit imposées aux immigrants.
- Nous fournirons des formules de demande faciles à
comprendre, et des informations en de multiples langues.
- Nous mettons au point une solution pour permettre aux
immigrants d'ouvrir des comptes bancaires en ligne avant
leur arrivée au Canada.
- Et cette semaine, nous lançons un site Web pour
les nouveaux arrivants.
Je ne veux pas faire ici la publicité de RBC - quoique
je me ferais un plaisir de le faire après le déjeuner
-, mais je tiens à vous montrer comment nous nous adaptons
aux réalités d'un marché nouveau. Et
faire en sorte que notre effectif reflète aussi ces
réalités fait également partie de notre
stratégie commerciale.
Beaucoup d'entre vous avez entendu parler de la « classe
créative » de Richard Florida. Il est difficile
de ne pas convenir avec lui que les gens créatifs ont
tendance à se regrouper dans les centres de créativité
qui sont multidimensionnels et multiculturels.
La classe créative transforme notre économie
et, nous, nous devons transformer nos cités en centres
de créativité.
Nous devons faire plus que simplement ouvrir la porte aux
immigrants - nous devons faire du Canada la destination privilégiée
des personnes de talent, qui ont des compétences, de
l'énergie et la volonté de réussir. Et
surtout nous devons aussi créer un climat dans lequel
ils peuvent s'intégrer avec succès et réaliser
tout leur potentiel. Je ne saurais le souligner assez fortement
: il n'en va pas seulement de la justice sociale, il s'agit
aussi de saisir une occasion commerciale.
Le Canada est confronté à de nombreux défis
économiques dans le monde de plus en plus concurrentiel
d'aujourd'hui et il est difficile de prétendre que
notre performance relative ne baisse pas. Mais je crois qu'avec
les bonnes politiques, nous arriverons à maximiser
notre potentiel et à accroître notre prospérité.
Une des choses que nous devons savoir faire, et bien, sera
de valoriser la diversité et l'immigration.
J'espère qu'aujourd'hui notre étude économique
est une argumentation convaincante pour le monde des affaires,
et pour le pays tout entier. Si nos politiciens, nos chefs
d'entreprise, nos leaders syndicaux et nos universitaires
unissent leurs efforts, nous saurons tirer parti de l'avantage
de la diversité du Canada.
Merci.
|