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Le Canada doit pleinement valoriser la diversité
pour augmenter son niveau de vie, selon M. Nixon de RBC
Les secteurs public et privé au défi de relever
la barre
TORONTO, le 20 octobre 2005 —
Le Canada doit faire plus pour tirer parti de l'immigration
et exploiter la force de la diversité de sa population
s'il veut améliorer la productivité et hausser
davantage son niveau de vie élevé, selon Gordon
M. Nixon, président et chef de la direction de RBC
Groupe Financier.
« Nous croyons qu'aucun pays au monde n'a autant d'avantages
économiques à tirer de la diversité que
le Canada, a indiqué M. Nixon à la 10e Conférence
annuelle Metropolis, une rencontre internationale consacrée
aux villes jouissant d'une grande diversité de population,
sous l'égide du maire de Toronto, David Miller. Si
nous y parvenons, nous avons un avantage inégalé.
Mais l'inverse est aussi vrai. Si nous n'y parvenons pas,
nous paierons cher cette occasion manquée. »
L'allocution de M. Nixon s'appuyait sur une importante étude
économique de RBC publiée aujourd'hui et intitulée
« L'avantage de la diversité : l'économie
du Canada aux XXIe siècle ». Le rapport,
qui offre une argumentation convaincante en faveur d'un accroissement
de la productivité nationale, contient 22 recommandations
allant d'une réforme fiscale et révision des
politiques aux manières dont le pays devrait tirer
parti de l'immigration, de la diversité hommes-femmes
et de la diversité des catégories d'âge.
« Nous croyons que le Canada doit s'attaquer aux
défis de la main-d'uvre de demain, non seulement
en haussant les objectifs d'immigration dans des secteurs
clés, mais en faisant un effort concerté pour
débloquer le potentiel inutilisé de notre population
active actuelle », dit M. Nixon.
Le rapport souligne qu'on doit actuellement aux Néo-Canadiens
environ 70 pour cent de la croissance de la population active
canadienne et que, d'ici 2011, la totalité de la croissance
de la main-d'uvre du Canada leur sera attribuable, puisque
la croissance de la population du Canada stagne. Alors que
le gouvernement envisage d'augmenter le contingent d'immigrants
de ses niveaux actuels de 220 000 à 245 000, l'étude
recommande de relever cet objectif à 300 000 ou 400
000 immigrants par an, pour que le Canada puisse continuer
de faire croître son niveau de vie.
Mais, a souligné M. Nixon, pour bâtir une économie
du XXIe siècle, il faut plus qu'une simple augmentation
de l'immigration. Selon lui, le Canada doit aussi savoir mieux
définir les compétences qui lui manquent, reconnaître
les titres de compétences étrangers et intégrer
tous les membres de la société dans des rôles
plus productifs.
Pour répondre aux défis financiers d'une augmentation
de l'immigration, y compris les exigences supplémentaires
imposées à l'infrastructure, comme les transports,
les soins de santé, l'éducation et l'énergie,
dans les grandes plaques tournantes urbaines du pays, le rapport
présente différentes recommandations dont les
suivantes :
- Augmenter la coopération entre le gouvernement
fédéral, qui contrôle la politique de
l'immigration, et les provinces, qui contrôlent l'agrément
des professions et des métiers.
- Encourager davantage les immigrants à s'installer
dans les régions du Canada où il y a des pénuries
de main-d'uvre.
- Élaborer de meilleures méthodes d'évaluation
des diplômes étrangers et reconnaître
l'expérience professionnelle étrangère
des immigrants.
- Augmenter les taux de participation à la population
active et améliorer des débouchés sur
le marché du travail en mettant au point des stratégies
plus novatrices, comme les congés de maternité
ou de paternité progressifs, le partage d'emplois,
des heures de travail réduites, les congés
autorisés facultatifs, les ententes de travail en
alternance avec des établissements d'enseignement
post-secondaires, etc.
Selon une étude de Statistique Canada, l'intégration
est un obstacle fondamental à la réussite des
immigrants. « Ce n'est un secret pour personne que nous
n'avons pas le meilleur bilan dans ce domaine, dit M. Nixon.
Nos immigrants les plus récents arrivent au Canada
plus scolarisés et à la même étape
de leur carrière que les Canadiens de naissance, mais
les recherches indiquent qu'ils n'obtiennent pas les emplois
correspondant à leur niveau de compétence, gagnent
moins que les Canadiens de naissance ou sont aux prises avec
un taux de chômage plus élevé. Cette réalité
a un impact direct sur notre économie. »
En outre, selon le rapport, si les travailleurs nés
à l'étranger réussissaient aussi bien
au sein de la population active canadienne que ceux nés
ici, les revenus personnels seraient plus élevés
d'environ 13 milliards de dollars chaque année qu'ils
ne le sont maintenant. Et si les femmes jouissaient des mêmes
perspectives sur le marché du travail que les hommes,
les revenus personnels serait accrus de 168 milliards de dollars
chaque année. Tout bien compté, si la situation
sur le marché du travail était identique pour
les hommes et les femmes, quel que soit leur lieu de naissance,
les revenus personnels seraient plus élevés
de 21 % soit de 174 milliards de dollars, et 1,6 million de
Canadiens en âge de travailler de plus seraient employés.
L'allocution de M. Nixon et le rapport intégral sont
disponibles sur le site Web www.rbc.com/nouvelles.
RBC Groupe Financier
La Banque Royale du Canada (TSX, NYSE : RY) utilise les initiales
RBC comme préfixe pour ses unités et filiales
d'exploitation, groupées sous la marque principale
RBC Groupe Financier. La Banque Royale du Canada est la plus
grande banque du Canada par son actif et l'une des principales
sociétés de services financiers diversifiés
en Amérique du Nord. Elle offre des services bancaires
aux particuliers et aux entreprises, la gestion de patrimoine,
des assurances, des services à la grande entreprise
et de banque d'investissement, ainsi que le traitement des
opérations, à l'échelle mondiale. La
société compte environ 60 000 employés
qui servent au-delà de 14 millions de clients, particuliers,
entreprises et administrations publiques, par des bureaux
en Amérique du Nord et dans quelque 30 pays. Pour en
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