Aperçu des résultats financiers de lexercice
2004 et du premier trimestre 2005
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Barbara G. Stymiest
Chef de l'exploitation
RBC Groupe Financier
la 136e assemblée annuelle de la
Banque Royale du Canada
Halifax (Nouvelle-Écosse)
25 février 2005
Merci Gordon. Mesdames et messieurs, bonjour.
Je vais discuter des résultats financiers de 2004 ainsi
que des résultats du premier trimestre de 2005 de votre
société, préparés selon les principes
comptables généralement reconnus des États-Unis
(les PCGR des États-Unis). Je prendrai aussi quelques
minutes pour discuter de notre solide performance au chapitre
de la responsabilité d'entreprise.
En 2004, nous avons bénéficié d'une
augmentation des revenus, de la baisse de la dotation à
la provision pour pertes sur créances et d'une charge
d'impôts sur les bénéfices moins élevée
attribuable à la réduction de 250 points de
base du taux d'imposition effectif.
Nous avons toutefois comptabilisé des frais autres
que d'intérêt et des charges plus élevés
au quatrième trimestre de l'an dernier, en raison du
réalignement de notre entreprise et de la perte de
valeur de l'écart d'acquisition chez RBC Mortgage,
notre société de montage de prêts hypothécaires
aux États-Unis. De plus, le raffermissement du dollar
canadien l'an dernier a eu un effet modérateur sur
les revenus, les charges et le bénéfice libellés
en dollars américains.
Par conséquent, le bénéfice net s'est
établi à 2,8 milliards de dollars pour 2004,
en baisse de 6 % par rapport à 2003. Le bénéfice
par action s'est chiffré à 4,25 $, en baisse
de 4 %.
Le rendement des capitaux propres attribuables aux actionnaires
ordinaires, ou RCP, s'est établi à 15,9 %, par
rapport à 17,0 % en 2003.
À l'exception de RBC Banque, quatre des cinq secteurs
d'exploitation ont enregistré une croissance à
deux chiffres de leur bénéfice l'an dernier.
Le bénéfice net de RBC Investissements a progressé
de 19 % par rapport à 2003, en raison du solide rendement
des activités de courtage et de gestion d'actifs aux
États Unis et au Canada, ainsi que du rendement élevé
de la Gestion Privée Globale.
Le RCP s'est établi à 18,4 %.
Le bénéfice net de RBC Assurances a augmenté
de 19 % en 2004, résultat qui reflète la hausse
du bénéfice tiré des activités
liées aux assurances vie et maladie au Canada, des
activités liées aux assurances habitation et
automobile ainsi que des activités aux États-Unis.
Le RCP s'est établi à 25,3 %.
Le bénéfice net de RBC Marchés des Capitaux
a progressé de 34 % par rapport à 2003, en raison
du solide rendement des services de banque d'investissement,
des rendements supérieurs tirés des placements
privés de titres de participation, ainsi que de la
baisse considérable de la dotation à la provision
pour pertes sur créances.
Le RCP a augmenté pour atteindre 18,7 %.
Le bénéfice net de RBC Services Internationaux
s'est accru de 26 %, en raison de la solide croissance des
revenus de toutes les divisions découlant de l'accroissement
des revenus provenant des services tarifés et du revenu
net d'intérêt, ainsi que de la contrepassation
d'un montant au titre de la provision cumulative générale
pour pertes sur créances et de recouvrements connexes.
Le RCP a augmenté pour atteindre 35,3 %.
Le bénéfice de RBC Banque a diminué
de 267 millions de dollars ou 17 %, car la baisse du bénéfice
tiré des activités aux États-Unis a largement
neutralisé la croissance du bénéfice
au Canada.
Le RCP s'est établi à 18,4 %.
Le bénéfice de RBC Banque au Canada a augmenté
de 66 millions de dollars ou 5 %. Nous avons enregistré
une forte croissance des volumes de produits offerts aux particuliers
au Canada en 2004, les prêts hypothécaires, les
prêts aux particuliers, les prêts sur cartes de
crédit et les fonds communs de placement, notamment,
ayant connu une croissance à deux chiffres. Nous avons
solidifié encore davantage notre leadership pour ce
qui est des parts de marché au chapitre des prêts
hypothécaires, des dépôts et du financement
d'entreprises.
Toutefois, le bénéfice tiré des services
bancaires aux États-Unis a reculé de 324 millions
de dollars, résultat qui reflète la charge pour
perte de valeur de l'écart d'acquisition chez RBC Mortgage
au quatrième trimestre, les revenus moindres de RBC
Centura et de RBC Mortgage et les charges liées au
réalignement de l'entreprise. Comme le mentionnait
Gordon Nixon, l'une de nos principales priorités en
2005 est l'obtention d'un meilleur rendement du secteur Particuliers
et entreprises - États-Unis et International.
Je suis également heureuse de vous aviser que nous
avons obtenu un rendement solide en ce qui concerne la qualité
du portefeuille et les ratios de capital, et atteint notre
objectif au chapitre du ratio de distribution en 2004. Nous
n'avons toutefois pas atteint nos objectifs en matière
de croissance des revenus, de contrôle des charges,
de croissance du bénéfice et de RCP. Les revenus
ont augmenté de 2 %, en raison des résultats
plus faibles liés à nos activités bancaires
aux États-Unis. Toutefois, en excluant l'incidence
du raffermissement du dollar canadien, la croissance des revenus
s'est établie à 5 %. La hausse des charges de
8 % constatée pour l'exercice reflète principalement
l'augmentation des coûts liés aux avantages sociaux
et l'accroissement des frais au titre de la rémunération
variable qui tient à la hausse des revenus, ainsi que
les coûts du règlement avec Rabobank au premier
trimestre. Notre rendement par rapport aux objectifs de 2004
est illustré à la page 7 de notre Rapport annuel
2004.
Compte tenu de notre rendement l'an dernier, nous avons établi
des objectifs pour 2005 qui sont plus ambitieux que ceux de
2004 en ce qui concerne la croissance des revenus, le contrôle
des charges, la croissance du bénéfice et le
RCP.
Nous avons apporté trois changements à nos
objectifs financiers à moyen terme cette année.
Nous avons accru l'objectif de croissance du bénéfice
par action, nous avons établi un nouvel objectif de
contrôle des charges, et nous avons augmenté
l'objectif lié à la qualité du portefeuille,
car nous utilisons maintenant une méthode plus significative
pour évaluer cette dernière.
Nous continuons d'accroître nos dividendes sur actions
ordinaires, et ceux ci ont augmenté de 17 % en 2004
par rapport à 2003. Notre ratio de distribution s'est
établi à 47 % l'an dernier, soit un résultat
se situant dans la fourchette cible de 40 % à 50 %.
Premier trimestre de 2005
J'aimerais maintenant attirer votre attention sur les résultats
du premier trimestre de 2005, que nous avons publiés
plus tôt aujourd'hui.
Nous avons enregistré une très solide croissance
des revenus, amélioré notre gestion des coûts
et maintenu une grande qualité de l'actif en raison
des faibles taux d'intérêt et de la bonne tenue
de l'économie, des marchés financiers et de
l'environnement de crédit.
Nous avons constaté un bénéfice net
record de 1 041 millions de dollars, en hausse de 31 % par
rapport à l'an dernier, et un bénéfice
par action de 1,58 $, en hausse de 34 % par rapport au premier
trimestre de 2004.
Le RCP s'est établi à 22,9 %, comparativement
à 18,1 % l'an dernier.
Passons maintenant aux résultats de nos nouveaux secteurs
d'exploitation. Le bénéfice net du secteur Particuliers
et entreprises - Canada s'est chiffré à 658
millions de dollars, en hausse de 14 % par rapport à
l'an dernier, en raison surtout de la hausse des revenus liés
à nos activités d'assurance invalidité,
de l'accroissement des volumes de prêts et de dépôts,
des ventes accrues de fonds communs de placement et de l'appréciation
du capital, ainsi que de la hausse des revenus tirés
des opérations de change au détail et des opérations
sur cartes de crédit.
Le RCP a augmenté et s'est établi à
44,3 %.
Le bénéfice net du secteur Particuliers et
entreprises - États-Unis et International s'est chiffré
à 100 millions de dollars, en hausse de 56 % par rapport
au premier trimestre de 2004. Ce résultat découle
principalement de la hausse de 27 millions de dollars du bénéfice
net tiré des activités bancaires aux États-Unis
par rapport à l'an dernier, laquelle est attribuable
à l'amélioration des prix des produits hypothécaires,
à l'élargissement des marges et à l'accroissement
des volumes de prêts et de dépôts, ainsi
qu'à une meilleure gestion des coûts.
Le RCP du secteur s'est établi à 7,3 %.
Le secteur Marchés mondiaux des capitaux a enregistré
un bénéfice net record de 253 millions de dollars,
en hausse de 32 % par rapport à l'an dernier. Ce résultat
reflète l'augmentation de 8 % des revenus découlant
des activités de prise ferme de titres de participation
ainsi que le rendement supérieur de notre groupe des
opérations structurées et des placements privés
de titres de créance et de participation.
Le RCP a augmenté pour s'établir à 22,4
%.
Le total des revenus de RBC au premier trimestre a augmenté
de 471 millions de dollars ou 11 % par rapport à l'an
dernier. Le solide rendement de tous les secteurs d'exploitation
a largement contrebalancé la réduction de 100
millions de dollars des revenus découlant du raffermissement
du dollar canadien par rapport au dollar américain.
Les frais autres que d'intérêt ont reculé
de 112 millions de dollars ou 4 % par rapport au premier trimestre
de l'an dernier, résultat qui reflète les coûts
non récurrents engagés au premier trimestre
de 2004 relativement au règlement avec Rabobank. L'appréciation
du dollar canadien par rapport au dollar américain
a entraîné une baisse des frais autres que d'intérêt
de 60 millions de dollars comparativement au premier trimestre
de 2004.
Passons maintenant à la qualité du portefeuille.
Le total de la dotation à la provision pour pertes
sur créances s'est établi à 108 millions
de dollars au premier trimestre de 2005, comparativement à
un recouvrement de 28 millions l'an dernier, qui reflète
la contrepassation d'une tranche de 150 millions de la provision
cumulative générale pour pertes sur créances.
Les prêts à intérêts non comptabilisés
se sont chiffrés à 1 053 millions de dollars,
en baisse de 41 % par rapport à l'an dernier, en raison
du règlement favorable d'un certain nombre de prêts
à intérêts non comptabilisés et
du faible nombre de nouveaux prêts douteux constatés
ce trimestre.
Nos ratios de capital sont demeurés élevés
et de loin supérieurs à nos fourchettes cibles.
Le ratio du capital de première catégorie s'est
établi à 9,2 % par rapport à 9,3 % au
premier trimestre de l'an dernier et à 8,9 % au quatrième
trimestre de 2004. Le ratio du capital total s'est chiffré
à 12,7 %, comparativement à 12,9 % il y a un
an et à 12,4 % au dernier trimestre.
Au premier trimestre, nous avons atteint la plupart de nos
objectifs financiers pour 2005. Bien que nos niveaux d'évaluation
se soient établis dans le deuxième quartile
de l'indice composé S&P/TSX pour les banques, comparativement
au troisième quartile au trimestre précédent,
nous n'avons pas atteint notre objectif, à savoir des
niveaux d'évaluation se situant dans le quartile supérieur.
Nous sommes résolus à améliorer notre
rendement à cet égard. Et bien que nous n'ayons
pas atteint notre objectif en matière de ratio de distribution,
nous n'avons pas modifié notre objectif pour l'exercice
complet en raison du niveau élevé du bénéfice
enregistré ce trimestre.
Nous avons également accompli d'excellents progrès
en ce qui concerne la concrétisation de nos trois priorités
clés pour 2005, qui sont les suivantes, comme le mentionnait
Gordon Nixon :
- Croissance améliorée des revenus obtenue
en répondant davantage aux besoins de nos clients
- Efficience et efficacité accrues, pour que nous
puissions offrir une valeur supérieure et de meilleurs
services aux clients
- Amélioration du rendement du secteur Particuliers
et entreprises - États-Unis et International
Nous sommes déterminés à continuer notre
progrès au titre de ces priorités durant le
reste de 2005.
Je viens de passer en revue nos résultats financiers,
et je crois qu'il est également indiqué de discuter,
pendant quelques minutes, de la performance de RBC et de son
approche en matière de responsabilité d'entreprise.
Notre présence sociale est une composante essentielle
du rendement de notre société, qui fait l'objet
d'évaluations et d'examens presque aussi approfondis
que nos résultats financiers.
En investissant dans des sociétés dont l'intégrité
de la direction est reconnue, le marché a, à
juste titre, reconnu la valeur du comportement éthique.
Comme le mentionnait Gordon Nixon plus tôt, RBC est
reconnue à l'échelle mondiale pour ses réalisations
en matière de responsabilité d'entreprise. Bien
qu'elle soit certainement impressionnante, cette reconnaissance
n'est pas ce qui nous motive à agir de façon
responsable. Agir de façon responsable constitue simplement
une pratique saine dont nous tirons tous profit.
En exploitant une entreprise transparente, sensibilisée
à l'environnement et aux collectivités et bien
consciente de l'importance de la notion de durabilité,
nous répondons aux attentes de la société
envers ses leaders.
Nous reconnaissons que notre engagement continu envers le
maintien d'une culture éthique et responsable est essentiel
à notre réussite à long terme. Il s'agit
là d'un choix logique en ce qui concerne nos employés,
nos clients et nos actionnaires.
Mais ne vous méprenez pas : nous considérons
la responsabilité d'entreprise comme une discipline
de base qui rehausse l'efficacité de la gestion et
améliore nos saines pratiques commerciales. Nous revoyons
constamment nos pratiques afin de nous assurer qu'elles nous
aident à gérer nos activités de façon
plus responsable, sans accroître le niveau de bureaucratie.
Nos activités témoignent toutes de ce fait,
qu'il s'agisse :
- de la façon dont nous soutenons les collectivités
en période de crise, comme ce fut le cas lors du
tsunami dévastateur qui a ravagé l'Asie du
Sud, ou de notre engagement envers la diversité en
milieu de travail;
- de notre service à la clientèle éthique,
ou des mesures que nous prenons pour protéger nos
clients contre les fraudes; ou encore
- de la façon dont notre conseil d'administration
mène ses activités en votre nom, ou de la
façon dont nous présentons notre information
financière.
Mesdames et messieurs, des jugements sont portés chaque
jour sur le rendement de notre société et de
notre personnel. Le fait que tant de parties prenantes appuient
nos réalisations nous donne un sentiment d'humilité,
et nous savons qu'il y a encore place à l'amélioration.
Nous comprenons que les facteurs environnementaux et sociaux
peuvent constituer des catalyseurs importants du rendement
financier à long terme. Soyez assurés que nous
consacrons autant d'efforts au maintien d'un solide rendement
à cet égard qu'à l'obtention d'un rendement
financier élevé.
Je vous remercie de votre attention.
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