Rapport aux actionnaires
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Gordon M.
Nixon
Président et chef de la direction
RBC Groupe Financier
la 135e assemblée annuelle de la
Banque Royale du Canada
Toronto (Ontario)
27 février 2004
Bonjour Mesdames et Messieurs. Bienvenue
à notre assemblée annuelle.
J'aimerais vous parler aujourd'hui des résultats récents
de notre entreprise et de ses perspectives d'avenir à
la lumière de notre nouvelle vision : " Toujours
mériter le privilège d'être le premier
choix de nos clients ".
Cette année marque notre 135e anniversaire comme banque
à charte. Je pense qu'il est donc juste que nous empruntions
à notre passé pour mettre en application cette
nouvelle vision audacieuse de notre avenir. Après tout,
c'est en donnant la priorité à nos clients que
la Merchants Bank a grandi, de l'unique succursale du bord
de mer à Halifax en 1869 à la plus grande et
à la plus respectée des institutions financières
du Canada.
Comme vous l'avez vu dans notre rapport annuel et dans la
vidéo que nous venons de regarder, notre vision ne
se limite pas à de belles paroles. Elle représente
un engagement à combler et à dépasser
les attentes de nos clients, chaque fois que nous en avons
l'occasion et par tous les modes de prestation des services.
Elle guide nos activités et traduit notre conviction
profonde de pouvoir apporter aux clients une offre intégrée
de services financiers qui répond comme nulle autre
à leurs besoins.
Pour réaliser cette vision, nous nous sommes donné
quatre grandes priorités:
- Bases solides;
- Expérience client supérieure;
- Synergie intraentreprise; et
- Expansion nord-américaine.
Bases solides
Commençons par les bases solides. En 2003, malgré
la léthargie de l'économie qui régnait
encore en Amérique du Nord et les difficultés
des marchés des capitaux pendant le premier semestre
de l'exercice, nous avons dégagé un bénéfice
net record de plus de trois milliards de dollars. Pour mettre
ce chiffre en perspective, nous avons triplé notre
bénéfice depuis que nous avons passé
le cap du milliard de dollars en 1994, et nous avons progressé
de 50 pour cent depuis que nous avons franchi la barre de
deux milliards de dollars, il y a trois ans à peine.
Pendant l'exercice 2003, environ la moitié de nos
résultats provenait de nos services bancaires aux particuliers
et aux entreprises, qui ont produit un solide rendement des
capitaux propres de 20,8 pour cent. Par ailleurs, 14 pour
cent du bénéfice émanaient de nos activités
assurance et traitement des opérations, qui ont dégagé
un rendement des capitaux propres de 26 et 28 pour cent respectivement.
Nos deux branches sensibles à l'évolution des
marchés ont rapporté 30 pour cent des résultats,
RBC Marchés des Capitaux affichant un rendement de
13 pour cent et RBC Investissements, de 15 pour cent. Nous
ne doutons pas que ces unités réussiront à
faire croître encore davantage nos résultats
à mesure que les marchés continueront de reprendre
de la vigueur.
Nous croyons que la diversification de notre ensemble d'activités
donne à RBC un avantage sur ses concurrents. Elle réduit
la volatilité des bénéfices et produit
un rendement plus constant. Cet avantage s'est manifesté
très clairement au cours du dernier cycle économique
où RBC a réussi à obtenir des résultats
beaucoup plus stables que ses concurrents canadiens.
Au cours du dernier exercice, les dividendes par action ordinaire
ont augmenté de 13 pour cent, et le cours de notre
action ordinaire a monté de 17 pour cent. Sur les dix
dernières années, un investissement de mille
dollars dans les actions ordinaires de RBC a crû à
plus de six mille dollars, ce qui donne un rendement annuel
composé de 20,3 pour cent. Ce taux de rendement nous
place au troisième rang des 15 premières sociétés
de services financiers nord-américaines auxquelles
nous nous comparons.
Notre rendement financier, solide et constant, continue de
susciter une forte production interne de capital. Notre philosophie
en ce qui concerne l'emploi du capital est de maintenir un
bon équilibre entre le versement de dividendes, le
rachat d'actions et le réinvestissement dans la croissance.
Pendant l'exercice 2003, environ les deux tiers de nos 3 milliards
de profit ont été reversés à nos
actionnaires sous forme de dividendes et par des rachats d'actions,
alors que 665 millions de dollars ont été consacrés
à des acquisitions. Cette approche équilibrée
nous permet de rétribuer les actionnaires dans l'immédiat,
tout en continuant d'investir dans notre avenir.
Expérience client supérieure
L'an dernier, nous avons ajouté à nos priorités
celle d'une " expérience client supérieure
". Cette priorité soutient notre vision et renforce
notre engagement à satisfaire les clients, à
les conserver et à obtenir qu'ils nous confient une
plus grande part de leurs affaires. Notre objectif est d'offrir
à nos clients une qualité de rapports et de
service vraiment supérieure, que ce soit en succursale,
par téléphone ou par Internet. Nous voulons
leur faire vivre cette expérience supérieure
de manière cohérente et proactive, tout en leur
apportant une valeur ajoutée.
Pour faire de cette priorité une réalité,
nous avons investi dans notre personnel, dans nos succursales
et dans la technologie. L'an dernier, nous avons ajouté
450 nouveaux agents des services bancaires personnels dans
nos succursales, et nous injecterons 35 millions de dollars
au cours des deux prochaines années dans la poursuite
de la modernisation de notre réseau physique. De plus,
nous ouvrirons environ 20 nouvelles succursales au Canada
au cours des prochaines années.
Nous transformons aussi nos processus pour qu'ils soient
plus souples, plus simples et plus efficaces. Nous utilisons
la technologie de manière à mieux servir nos
clients. Et nous conjuguons les forces de toute notre entreprise
pour créer des solutions financières intégrées.
Conscients d'avoir une clientèle très diversifiée,
nous nous efforçons sans relâche d'apporter une
valeur supérieure à nos segments de clientèle
prioritaires. Par exemple, nous avons récemment lancé
une série de portefeuilles pour assurer des rentrées
à un groupe de clients qui sont retraités et
qui veulent plus de revenu que ce que peuvent offrir les CPG
ou les fonds du marché monétaire dans la conjoncture
de faibles taux d'intérêt actuelle. Notre nouvelle
offre, mise au point par notre groupe de Gestion mondiale
d'actifs, est distribuée par plus de deux mille six
cent planificateurs financiers et directeurs de comptes dans
tout notre réseau canadien. Cette proposition de valeur
ciblée a été bien accueillie par les
clients et a suscité pour plus de 450 millions de dollars
de ventes nettes de fonds communs de placement utilisés
dans les portefeuilles.
L'automne dernier, nous avons lancé le Forfait retraités-voyageurs
de RBC, qui répond aux besoins d'un autre groupe de
clients - les Canadiens qui passent des vacances ou vivent
dans les États du sud des États-Unis pendant
l'hiver ; ils sont 1,5 million. Ce forfait, qui comprend des
produits bancaires et d'assurance, met à contribution
notre réseau de succursales en croissance dans le sud
des États-Unis pour offrir à nos clients canadiens
la même grande qualité de service et de conseil
que celle à laquelle ils sont habitués chez
eux. Une fois de plus, les clients nous récompensent
en nous confiant de plus en plus de leurs affaires ; nous
avons déjà vendu près de 4 000 comptes
de retraités-voyageurs.
Nous lançons aussi un certain nombre d'autres propositions
de valeur, dont les initiatives récentes pour répondre
aux besoins particuliers des professionnels médicaux
et des clients des petites entreprises à forte croissance.
Nous unissons aussi les forces de notre entreprise pour livrer
des solutions intégrées. L'an dernier, nous
avons amélioré le programme de Recommandations
RBC pour apporter à nos clients une plus vaste gamme
de produits et de services de l'ensemble du Groupe. Nous avons
ainsi vu augmenter le nombre de recommandations de 52 pour
cent, déplacé pour 1,1 milliard de dollars d'affaires
existantes vers un service mieux adapté aux clients
au sein de RBC et obtenu pour 2,8 milliards de dollars d'affaires
nouvelles de ces clients. Cela représente plus de deux
dollars et cinquante cents d'affaires nouvelles pour chaque
dollar qui a fait l'objet d'une recommandation interne. C'est
un bon exemple des superbes résultats qu'on peut obtenir
quand on fait exactement ce qu'il faut pour les clients.
Du côté institutionnel, RBC Marchés des
Capitaux a dernièrement lancé deux systèmes
en ligne pour permettre aux clients d'exécuter plus
efficacement des opérations sur devises et sur obligations
directement avec le marché. Et au sein de RBC Services
Internationaux, nous mettons au point un certain nombre de
solutions électroniques dont RBC Express, qui offre
un ensemble de produits de gestion de trésorerie en
un seul et même lieu.
Pour améliorer à la fois l'efficacité
et la satisfaction de nos clients, nous nous dotons de moyens
qui nous confèrent un avantage sur les concurrents
avec l'Architecture cyberentreprise. En bref, il s'agit d'un
programme ambitieux qui placera toute notre infrastructure
sur le Web.
Par exemple, nous avons récemment introduit l'imagerie
numérique dans les centres de service et les succursales
afin d'améliorer notre efficacité et notre délai
de réponse dans la recherche de chèques et d'autres
effets. Chaque année, on nous demande de retrouver
environ 1,2 million d'effets, ce qui exigeait à la
fois beaucoup de temps et d'interventions manuelles. Aujourd'hui,
nous pouvons répondre immédiatement.
Nous avons aussi adopté une nouvelle plateforme de
service basée sur le Web pour offrir aux clients un
traitement simplifié et pratiquement sans erreur de
leurs opérations en succursale. Cette technologie fournit
des données pertinentes pour que nos représentants
puissent mieux anticiper les besoins financiers de leurs clients.
Et enfin, nous investissons beaucoup dans le traitement direct,
qui, grâce à une série d'outils sur le
Web, rationalise tous les aspects du cycle de vie d'un produit,
depuis l'origination jusqu'à l'exécution finale.
Nous améliorerons ainsi considérablement l'expérience
client par une accélération des opérations,
une réduction importante des erreurs, moins d'interventions
manuelles et un " air de famille " cohérent
entre tous les modes de prestations et tous les produits.
Synergie intraentreprise
Nous avons adopté notre troisième priorité
stratégique, synergie intraentreprise, pour favoriser
le travail d'équipe et la collaboration dans l'ensemble
de l'entreprise. Notre objectif est d'améliorer l'efficacité
en éliminant les doubles emplois et d'augmenter le
nombre de produits et de services que nous fournissons à
nos clients. À mesure que nos relations avec les clients
se développent dans l'ensemble de l'entreprise, non
seulement la satisfaction et la fidélité des
clients augmentent, mais en plus la rentabilité de
la relation croît exponentiellement.
Le Forfait retraités-voyageurs RBC que j'ai mentionné
un peu plus tôt est un bon exemple de la synergie intraentreprise
à l'uvre. Ce forfait unique en son genre est
basé sur les produits et services de plusieurs branches
de RBC pour répondre aux besoins particuliers des Canadiens
retraités qui passent leurs hivers dans le Sud. En
moyenne, le nombre de produits par client retraité-voyageur
a progressé de 5 à 11.
Nous avons aussi travaillé ensemble sur un certain
nombre d'initiatives pour élargir l'éventail
de produits que nous offrons à nos clients américains.
L'an dernier, RBC Centura Bank a lancé un programme
pour spécialistes en assurances en collaboration avec
RBC Assurances. Les résultats ont été
encourageants et se sont soldés par plus de 2 000 recommandations
en 2003. RBC Centura vend aussi les services de gestion de
patrimoine de RBC Dain Rauscher et les capacités de
financement domiciliaire de RBC Mortgage.
Au Canada, nous avons combiné notre savoir-faire en
souscription d'assurances et de crédit de RBC Assurances
et de RBC Banque Royale pour créer la Facilité
de crédit aux fins de placement. Ce produit permet
aux titulaires de police fortunés d'emprunter jusqu'à
5 millions de dollars en donnant en garantie leurs polices
d'assurance vie universelle. Depuis le lancement, nous avons
approuvé des facilités de crédit d'une
valeur de plus de 121 millions de dollars.
Et dans notre branche institutionnelle, RBC Services Internationaux
et RBC Marchés des Capitaux ont collaboré pour
créer le Groupe des fonds de couverture, qui propose
aux clients une plus vaste gamme de produits et de services
à partir d'une même source.
Comme ces exemples l'illustrent, nous croyons que le tout
est plus grand que la somme de ses parties lorsque nous mobilisons
toutes nos capacités de prestataire de services financiers
intégrés. Notre aptitude à mettre au
point des propositions de valeur supérieures, mariée
à nos capacités évoluées de vente
et de marketing, nous permet de faire croître les revenus
tout en réussissant à mieux servir et attirer
des clients.
Il reste cependant un domaine dans lequel nous ne pouvons
pas offrir à nos clients le même avantage que
celui auquel ils ont droit dans presque tous les pays industrialisés
du monde - le choix de contracter une assurance dans une succursale
de banque.
Les Canadiens sont, étonnamment, les seuls ou presque
à se voir interdire d'acheter tous les produits financiers
qu'ils veulent à leur succursale bancaire. Par exemple,
les assurances vie ou automobile ou les rentes ne sont pas
disponibles dans nos succursales, même si cela assurerait
une plus grande disponibilité et une plus grande valeur
pour les clients.
À mon avis, le Canada devrait se donner une politique
ancrée dans les nouvelles réalités du
marché, à savoir la manière dont les
clients veulent être servis et dont les fournisseurs
peuvent le mieux combler leurs besoins. Limiter la concurrence
n'est pas une manière de bâtir une économie
du XXIe siècle qui favorise la croissance, l'innovation
et la prospérité.
Expansion nord-américaine
Notre quatrième priorité stratégique
est " l'expansion nord-américaine ". En 2000
et en 2001, nous avons investi plus de 5 milliards de dollars
pour acquérir Centura Banks, Liberty Life Insurance
et Dain Rauscher, afin d'établir une tête de
pont pour nos activités de services aux particuliers
et aux entreprises aux États-Unis. Depuis, nous avons
fait un certain nombre de petits investissements complémentaires
pour élargir notre gamme de produits, augmenter notre
clientèle et créer de plus grandes possibilités
de synergie.
Cette stratégie rigoureuse a fait passer nos revenus
aux États-Unis de 7 pour cent en 2000 à 27 pour
cent en 2003. Ces acquisitions ont aussi augmenté notre
clientèle totale d'environ deux millions et demi, soit
de 25 pour cent.
L'an dernier, malgré l'appréciation du dollar
canadien, le bénéfice net de nos activités
aux États-Unis est passé de 210 millions dollars
à 382 millions. Cela traduit une hausse des bénéfices
dans les divisions Marchés des capitaux et Investissements
essentiellement due à des résultats beaucoup
plus solides dans le courtage de plein exercice et le secteur
des titres à revenu fixe, ainsi qu'à une saine
gestion des risques de crédit.
En 2003, nous avons continué de faire croître
nos activités aux États-Unis de manière
ciblée. Nous avons ajouté 23 nouvelles succursales
en Floride par deux petites acquisitions et nous avons étoffé
notre secteur du crédit immobilier résidentiel
en acquérant Sterling Capital Mortgage. En plus de
cela, nous avons acheté une petite société
d'assurance et de fonds communs de placement, et nous avons
annoncé l'intention d'acquérir une petite maison
de courtage tous services en Floride.
Nous avons pris des engagements envers le marché américain
et ne doutons pas de pouvoir continuer de bâtir sur
notre base solide. Notre priorité à court terme
pour les États-Unis reste de respecter nos objectifs
d'exploitation, que, bien franchement, nous n'avons pas atteints
dans certains domaines. Cependant, nous croyons que nous pouvons
grandir d'une manière ordonnée si nous investissons
dans des marchés qui offrent de bonnes perspectives
de croissance et un potentiel de rendement conséquent.
Nous compléterons notre croissance interne par des
acquisitions, mais seulement si elles conviennent bien sur
les plans à la fois financier, stratégique et
culturel.
L'importance de la vision de RBC pour nos partenaires
Nos quatre priorités stratégiques sont un tremplin
pour réaliser notre vision d'entreprise : " Toujours
mériter le privilège d'être le premier
choix de nos clients ". Comme je l'ai dit plus tôt,
cette vision est audacieuse, mais elle revêt pour nous
une importance cruciale dans un secteur où les tarifs
peuvent être ajustés à la minute et les
produits, copiés du jour au lendemain.
" Mériter le privilège ", cela concerne
principalement nos clients, mais cela implique aussi d'autres
parties.
Notre vision commence par notre culture et par nos employés,
dont l'engagement est déterminant pour fidéliser
nos clients. Nos employés représentent notre
ressource la plus importante et ce n'est qu'à travers
eux que nous pouvons réussir.
En 2003, nous avons continué de faire des investissements
appréciables dans le perfectionnement de nos employés
et les avons invités à faire vivre à
nos clients une expérience supérieure. Dans
le monde entier, nous avons sollicité les opinions
de nos employés sur la meilleure manière de
mettre notre vision en application et ils nous ont donné
de nombreuses excellentes idées sur les possibilités
d'améliorer le niveau de service, les procédés,
les techniques de vente et la conception des produits. Nous
continuerons de puiser dans la créativité et
l'engagement de nos employés pour réaliser notre
vision.
" Mériter le privilège ", cela concerne
aussi les milieux dans lesquels nous sommes implantés.
Comme Arthur Page, grand communicateur d'entreprise en son
temps a dit un jour : " Toute activité commerciale
dans une société démocratique commence
avec la permission du public et n'existe qu'avec l'approbation
du public ". À une époque où la
fraude, le manque d'intégrité et le mépris
de la loi de certains ont suscité une grande méfiance
à l'égard des entreprises, nous devons gagner
le respect de nos collectivités jour après jour
en faisant la démonstration de la plus grande probité
dans notre comportement, de notre responsabilité sociale
et de notre bonne gouvernance d'entreprise.
J'aimerais pouvoir vous dire que nous n'avons eu aucun problème
à régler à RBC - mais je ne le peux pas.
Les grandes entreprises sont faites d'êtres humains
avec tout ce que cela comporte de fragilités et, malheureusement,
presque toute société doit un jour ou l'autre
faire face aux conséquences d'une activité discutable.
Cependant, dans notre entreprise, je crois que nous réglons
nos problèmes en nous y attaquant de front, en prenant
des mesures décisives et en agissant dans le meilleur
intérêt de tous.
Nous avons investi, et nous continuerons de le faire, dans
des moyens pour réduire le risque de voir surgir des
problèmes à l'avenir. Nous sommes, depuis longtemps,
attachés à une bonne gouvernance d'entreprise
et au respect de la réglementation, et nous avons beaucoup
investi dans ces domaines au fil des ans. Par exemple, nous
avons maintenant plus de 500 personnes qui veillent directement
à la conformité à la réglementation
dans toute l'entreprise. Notre équipe de direction
consacre beaucoup de temps à parler au personnel de
l'importance de nos valeurs d'entreprise et de déontologie.
Et tous les employés, y compris les membres de la direction,
doivent désormais obligatoirement passer un test qui
témoigne de leur compréhension du Code de déontologie
de RBC.
Ces initiatives continuent de rapporter des dividendes. Nous
sommes heureux de ce que, pour la deuxième fois en
deux ans, RBC ait été nommée l'entreprise
la plus respectée du Canada dans un sondage parrainé
par KPMG. Le même sondage nous a classés au premier
rang dans plusieurs sous-catégories, notamment en matière
de ressources humaines, de responsabilité sociale de
l'entreprise et de bonne gouvernance.
L'an dernier, le journal The Globe and Mail a classé
RBC au premier rang pour la gouvernance d'entreprise et la
revue Canadian Business a qualifié notre Conseil d'administration
d'un des meilleurs du pays. L'Institut Canadien des Comptables
Agrées nous a décerné son Grand prix
d'excellence dans le cadre du Concours des meilleurs rapports
d'entreprise au Canada, et, selon un sondage auprès
des analystes financiers, nous avons le meilleur système
d'information financière.
Nous sommes fiers de cette reconnaissance, mais je peux vous
assurer que nous n'avons pas l'intention de nous reposer sur
nos lauriers. La complexité de plus en plus avancée
des marchés mondiaux, l'évolution constante
de la réglementation, de la comptabilité et
de la gouvernance, la sophistication de plus en plus grande
du crime organisé et la transparence plus nette dans
laquelle nous évoluons ont encore amplifié les
difficultés que doit surmonter notre direction.
Nous avons déjà un certain nombre de politiques
et de processus qui régissent nos activités,
dont une grille de gestion des risques avec un élément
portant sur le risque pour la réputation, et un ombudsman
des employés qui facilite la communication confidentielle
et assure une protection à ceux qui signaleraient des
anomalies. Nous avons un certain nombre de comités
qui examinent les nouveaux produits, les crédits complexes
et les opérations basées sur des montages financiers.
Nous continuons de les améliorer pour répondre
à l'évolution à la fois des marchés
et de la réglementation.
Quels que soient les défis en matière de gouvernance
que nous aurons à relever à l'avenir, notre
objectif est d'avoir en place les meilleures politiques et
structures pour maximiser la prévention, limiter l'impact
et veiller à ce que nos branches d'activités
respectent les normes les plus élevées dans
leur exploitation. Cela implique beaucoup de processus et
de supervision, mais cela commence et se termine par la promotion
d'une culture d'entreprise fondée sur l'intégrité
et la confiance.
Conclusion
J'aimerais conclure en rendant hommage au rôle que
jouent nos employés et en vous faisant part de mon
optimisme pour l'avenir.
L'année dernière a été difficile
pour nos employés, et pas seulement sur le plan économique.
Le conflit en Irak, le SRAS à Toronto, les incendies
de forêt sur la côte ouest, la vache folle dans
les Prairies, les ouragans sur la côte est et les pannes
d'électricité dans le Nord-Est ont touché
nos employés, leurs familles et nos clients. Je crois
que, pendant ces crises, nos employés ont fait plus
que leur devoir pour que nos services soient disponibles,
pour aider nos clients à traverser des moments difficiles,
et pour permettre à RBC de se démarquer clairement
comme une entreprise qui a sincèrement les gens et
leurs collectivités à cur.
On m'a rapporté de nombreuses anecdotes inspirantes
sur le magnifique sens de l'initiative et l'extraordinaire
compassion démontrés par nos employés
et qui me rendent extrêmement fier. Au nom du Conseil
d'administration et de mes collègues du Directoire,
j'aimerais remercier nos 70 000 employés de par le
monde pour leur dévouement et leur engagement.
À l'aube de notre 135e année d'activité,
nous avons de nombreux défis à relever. Mais
comme l'a écrit Duncan McDowell dans son livre primé,
Au cur de l'action, RBC a toujours poussé le
consensus du secteur bancaire canadien au maximum de son potentiel
et a toujours été prompte à plaider pour
des changements progressistes. RBC a toujours réussi,
dit-il, parce que nous avons été les premiers
à agir, à saisir les idées nouvelles
et à mettre les nouvelles méthodes au service
de nos clients, de nos employés, de nos actionnaires
et de nos collectivités.
Mesdames et messieurs, il s'agit-là d'un héritage
que nous entendons faire croître ensemble. Et c'est
un héritage que nous voulons cultiver en " méritant
toujours le privilège d'être le premier choix
de nos clients ".
Merci
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