Aperçu des résultats financiers de 2003 et du
premier trimestre de 2004 Format
standard pour imprimante
Peter W. Currie
Membre du Directoire et chef des finances
Banque Royale du Canada
135e assemblée annuelle
Banque Royale du Canada
Toronto (Ontario)
27 février 2004
Merci, Gord. Bonjour mesdames et messieurs. Je
vais d'abord prendre quelques minutes pour vous parler des
résultats financiers de votre entreprise en 2003 et
au premier trimestre de 2004, qui ont été préparés
conformément aux principes comptables généralement
reconnus, les PCGR, des États-Unis.
Nous avons connu un exercice 2003 solide
malgré la faiblesse continue des économies nord-américaines
et une conjoncture difficile sur les marchés financiers
au premier semestre. En outre, l'appréciation du dollar
canadien par rapport au dollar américain au cours de
l'année s'est traduit par une valeur inférieure
des résultats américains après conversion.
Le bénéfice net a atteint
un niveau record de 3 milliards de dollars, en hausse de 5
% par rapport à 2002. Par action, il s'est établi
à 4,43 $, en hausse de 8 %. L'appréciation
du dollar canadien l'an dernier a freiné à la
fois nos revenus et nos charges en dollars américains,
ce qui s'est traduit par un impact négatif net de 60
millions de dollars sur le bénéfice de 2003.
Le rendement des capitaux propres attribuables
aux actionnaires ordinaires, ou RCP, importante mesure de
la rentabilité et de la valeur créée
pour les actionnaires dans notre industrie, a été
de 17,0 %, par rapport à 16,6 % en 2002.
Gord Nixon vient de le souligner, la nature
diversifiée de nos activités nous aide à
dégager un bénéfice plus stable que nos
concurrents malgré les conditions difficiles des marchés
et de l'économie.
Notre entreprise est également de
plus en plus diversifiée sur le plan géographique,
13 % des résultats provenant des activités menées
aux États-Unis et 18 % provenant de l'extérieur
de l'Amérique du Nord.
Tous nos secteurs d'activité ont
augmenté leurs résultats au cours du dernier
exercice.
Le bénéfice net de RBC Banque
est en hausse de 8 millions de dollars par rapport à
2002, grâce à la progression du bénéfice
des activités canadiennes. Le RCP a augmenté
à 20,8 %.
Le bénéfice net de RBC Assurances
est supérieur de 20 % à celui de 2002, grâce
à la bonne performance de l'activité de réassurance,
aux efforts de compression des coûts dans tous les secteurs
et à la progression des affaires en assurance auto
et habitation. Le RCP s'est établi à 26,4 %.
Dans le cas de RBC Investissements, le bénéfice
net a augmenté de 19 % en 2003, stimulé par
l'amélioration des résultats aux États-Unis,
les initiatives continues de compression des coûts et
l'augmentation du bénéfice des activités
canadiennes de courtage autogéré et de gestion
d'actifs. Le RCP est s'est établi à 15,1 %.
Le bénéfice net de RBC Marchés
des Capitaux est en hausse de 12 % par rapport à 2002,
ce qui reflète une diminution considérable de
la provision pour pertes sur créances. Le RCP s'est
établi à 12,6 %. Nous nous attendons à
ce que les rendements des capitaux propres de RBC Marchés
des Capitaux et de RBC Investissements continuent d'augmenter
à mesure que les marchés financiers se raffermissent.
RBC Services Internationaux a vu son bénéfice
net croître de 3 %, la hausse des revenus et la diminution
des provisions pour pertes sur créances ayant contrebalancé
en 2003 l'augmentation des frais autres que d'intérêt.
Le RCP s'est établi à 27,7 %.
Dans l'ensemble, je suis heureux d'annoncer
qu'en 2003 nous avons atteint nos objectifs en ce qui concerne
le rendement des capitaux propres, la gestion du capital et
le ratio de distribution, et que nous les avons dépassés
dans le domaine de la qualité du crédit. Toutefois,
même si les charges sont restées inchangées
en 2003, la croissance des revenus a été freinée
par la léthargie des marchés financiers au premier
semestre de l'exercice ainsi que par le raffermissement prononcé
du dollar canadien par rapport au dollar américain.
Notre rendement en fonction des objectifs que nous nous étions
fixés pour 2003 est présenté à
la page 7 de notre plus récent Rapport annuel, que
je vous invite à consulter.
Le cadre réglementaire touchant la
présentation et la divulgation des renseignements financiers,
ainsi que les contrôles internes qui s'y rapportent,
évoluent rapidement depuis l'adoption de la loi américaine
Sarbanes-Oxley et l'établissement d'exigences canadiennes
équivalentes. Nous répondons activement à
ces exigences et avons entrepris d'établir dans l'ensemble
du groupe des processus assurant la production des documents
exigés et l'évaluation continue des contrôles
clés de la présentation des renseignements financiers
par la direction. Nous avons en outre créé un
processus d'examen interne qui soutient une évaluation
faite par le chef de la direction et le chef des finances
en ce qui concerne les documents trimestriels et annuels à
déposer et les contrôles et procédures
de déclaration connexes. Comme il a été
démontré précédemment, RBC continue
de croire qu'une bonne gouvernance est aussi bonne pour les
affaires.
Gord Nixon a évoqué plus tôt
nos solides rendements pour les actionnaires dégagés
au cours de la période de dix ans qui s'est terminée
le 31 octobre 2003. Ces chiffres comprennent les dividendes
sur actions ordinaires, qui ont triplé au cours des
dix dernières années et que nous avons fait
croître de 13 % en 2003. Ce matin, nous avons annoncé
une augmentation de notre dividende trimestriel sur les actions
ordinaires de 6 cents par action, soit 13 %, à 52 cents,
à verser le 21 mai 2004 aux porteurs d'actions ordinaires
inscrits le 22 avril 2004.
Le dividende trimestriel sur les actions
ordinaires avait été augmenté la dernière
fois de 3 cents par action, à 46 cents, au quatrième
trimestre de 2003.
Nous avons aussi annoncé une augmentation
de l'objectif de ratio de distribution à une fourchette
de 40 à 50 pour cent contre 35 à 45 pour cent
précédemment, afin d'assurer un revenu sous
forme de dividendes encore plus grand à nos actionnaires.
Des ratios de capital solides et la forte production interne
de capital continue ont facilité cette augmentation
de l'objectif.
Premier trimestre de 2004
J'aimerais maintenant attirer votre attention
sur les résultats du premier trimestre de 2004, que
nous avons publiés plus tôt aujourd'hui.
Le bénéfice net s'est établi
à 793 millions de dollars, comparativement à
767 millions de dollars il y a un an. Le bénéfice
par action s'est élevé à 1,19 $,
en hausse de 8 % par rapport au premier trimestre de l'exercice
précédent.
Le RCP est s'est chiffré à
18,1 %, par rapport à notre objectif de 17 à
19 % pour 2004 et au RCP de 16,9 % au premier trimestre du
dernier exercice.
Deux facteurs clés ont eu une incidence
sur les résultats du premier trimestre :
- Premièrement, la contre-passation
d'une partie de la provision cumulative générale
pour pertes sur créances a bonifié le bénéfice
net de 97 millions de dollars. Cette opération reflète
les changements positifs apportés à la composition
de notre portefeuille de prêts, le redressement des
tendances de défaut de paiement et de pertes sur
créances, l'amélioration de la conjoncture
économique et les modifications apportées
aux stratégies et processus de souscription et de
recouvrement dans nos entreprises.
- Deuxièmement, le règlement
du litige avec Rabobank concernant une opération
de swap de 517 millions de dollars américains (820
millions de dollars canadiens), déduction faite d'une
réduction connexe des coûts d'indemnisation
et des charges fiscales, a amputé le bénéfice
net de 74 millions de dollars.
Les résultats de nos divers secteurs
d'activité au premier trimestre du présent exercice
reflètent une grande qualité du crédit,
l'augmentation des revenus tirés des marchés
financiers et une solide croissance des volumes de prêts.
Le bénéfice net de RBC Banque
s'est élevé à 429 millions de dollars,
en hausse de 4 % sur un an, ce qui s'explique principalement
par la contre-passation d'une tranche de 49 millions de dollars,
après impôt, de la provision cumulative générale
pour pertes sur créances, par l'augmentation des volumes
de prêts et par la diminution des frais autres que d'intérêt
grâce à une gestion efficace des coûts.
Le RCP a augmenté à 24,5 %.
RBC Assurances a vu son bénéfice
net passer à 61 millions de dollars, soit 13 % de plus
qu'au premier trimestre de 2003. Des résultats techniques
favorables dans le secteur de la réassurance des biens
ont compensé des demandes d'indemnisation défavorables
dans la division assurance automobile et habitation. Le RCP
s'est établi à 23,9 %.
RBC Investissements a dégagé
un bénéfice net de 140 millions de dollars,
soit une progression de 35 % sur un an, grâce à
l'amélioration des résultats du courtage traditionnel
aux
États-Unis et au Canada et des activités
de courtage à escompte et de gestion d'actifs au Canada.
Le RCP a augmenté à 21,4 %.
Le bénéfice net de RBC Marchés
des Capitaux s'est établi à 150 millions de
dollars, en hausse de 29 % par rapport à l'année
dernière. Ce résultat traduit une réduction
de 68 millions de dollars, après impôt, des provisions
spécifiques pour pertes sur créances et une
contre-passation de 39 millions de dollars à la provision
cumulative générale - dans les deux cas, après
impôt. Ces éléments ont plus que contrebalancé
la charge de 74 millions de dollars, après impôt,
liée au règlement du litige avec Rabobank. Le
RCP a augmenté à 17,2 %.
RBC Services Internationaux a déclaré
un bénéfice net de 57 millions de dollars, en
hausse de 19 % sur un an. Ce résultat reflète
la contre-passation d'une tranche de 14 millions de dollars
de la provision cumulative générale pour pertes
sur créances. Le RCP a progressé à 36,6
%.
Les revenus totaux se sont établis
à 4,2 milliards de dollars au premier trimestre de
2004, en baisse de 3 % par rapport au premier trimestre de
2003, mais en hausse de 2 % si l'on ne tient pas compte de
la baisse de 240 millions de dollars attribuable à
l'appréciation du dollar canadien.
Les frais autres que d'intérêt
ont augmenté de 9 % par rapport au premier trimestre
de l'exercice précédent, en raison surtout des
coûts liés au règlement du litige avec
Rabobank, de l'augmentation des coûts des prestations
de retraite et des avantages postérieurs à la
retraite, ainsi que des coûts du régime de rémunération
variable.
Passons maintenant à la qualité
du portefeuille. Le recouvrement de pertes sur créances
s'est élevé à 28 millions de dollars,
ce qui comprend des provisions spécifiques de 122 millions
de dollars et la contre-passation de 150 millions de dollars
d'une tranche de notre provision cumulative générale
pour pertes sur créances. Les provisions spécifiques
sont en baisse par rapport aux 200 millions de dollars d'il
y a un an en raison de la diminution des provisions liées
aux prêts aux entreprises et aux gouvernements, qui
s'explique par le nombre beaucoup moins grand de nouveaux
prêts problématiques et le remboursement ce trimestre
de prêts radiés au cours de périodes antérieures.
Les provisions spécifiques attribuées
pour pertes sur créances ont représenté
0,22 % des prêts, acceptations et conventions de revente,
ce qui est inférieur à notre fourchette cible
de 0,35 % à 0,45 %.
Nos ratios de capital sont restés
solides. Le ratio du capital de première catégorie
était de 9,3 % et celui du capital total, de 12,9 %.
Ces pourcentages dépassent nos objectifs à moyen
terme, qui sont de 8 à 8,5 % et de 11 à 12 %,
respectivement.
Nos actions ordinaires se négociaient
à 63,19 $ à la fin du premier trimestre,
en hausse de 14 % sur un an. Si l'on tient compte des dividendes
réinvestis, les actionnaires ont reçu un rendement
total de 18 %.
En conclusion, nous sommes encouragés
par la robustesse de nos revenus tirés des marchés
financiers, la croissance continue des prêts et l'amélioration
de la qualité du crédit.
Pour le reste de 2004, nous sommes déterminés
à accélérer la croissance des revenus
tout en contenant les coûts. Deux moyens d'y parvenir
consistent à offrir une expérience client supérieure
et à résoudre rapidement les problèmes
de nos clients pour accroître leur fidélité.
Pour améliorer la résolution de problèmes,
RBC Banque Royale a mis en uvre un nouveau processus
dans toutes ses succursales et tous ses centres de services
aux entreprises et centres de services bancaires par téléphone
au Canada. Nous cherchons aussi à accroître le
nombre d'affaires que nos clients concluent avec nous en créant
des solutions sur mesure qui répondent mieux à
leurs besoins.
Aux États-Unis, où nos revenus
ont chuté à RBC Mortgage, nous mettons en place
un certain nombre de mesures pour améliorer le modèle
d'entreprise, les procédés de post-marché
et les contrôles. Par exemple, RBC Mortgage est en voie
d'éliminer l'arriéré qui s'est créé
lors de l'intense période de refinancements d'hypothèques
l'an dernier, s'efforce de réduire ses coûts
et adopte la technologie de montage de prêts de Sterling
Capital Mortgage Company, qui est supérieure à
la sienne, de même que le modèle d'entreprise
de Sterling. RBC Mortgage appliquera également un processus
de traitement direct, plus efficient que le système
actuel, qui nécessite des interventions manuelles fréquentes.
Enfin, nous redoublons d'attention en ce
qui concerne la gestion des coûts. Par exemple, nous
misons de plus en plus sur la technologie pour améliorer
notre efficience et redéployer les économies
afin de mieux servir nos clients.
Je vous remercie de votre attention. Je
cède maintenant la parole à Guy Saint-Pierre.
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