Gordon Nixon de RBC met les secteurs privé et public
ainsi que les universités au défi de mieux commercialiser
la R&D du Canada
Les sociétés prospères
sont celles qui savent à la fois développer
de nouvelles idées et les commercialiser avec succès
Allocution de : Gordon
M. Nixon
TORONTO, 12 mai 2003 - Au cours
de la dernière décennie, le Canada a fait de
grands pas en avant pour créer les conditions macro-économiques
favorables à une meilleure croissance et à sa
prospérité, mais si les Canadiens veulent conserver
un niveau de vie élevé, ils doivent savoir mieux
transformer leurs idées neuves en produits, en services
et en procédés, a expliqué aujourd'hui
le président et chef de la direction de RBC Groupe
Financier, Gordon M. Nixon.
« Les sociétés prospères sont celles
qui savent à la fois développer de nouvelles
idées et les commercialiser avec succès, a dit
M. Nixon lors du lancement du District de la découverte
MaRS (Medical and Related Sciences) à Toronto. Pourtant,
à moins d'investir dans la recherche et le développement,
nous ne produirons pas de nouvelles idées à
commercialiser. »
L'infrastructure de recherche de base et les subventions
se sont améliorées au Canada, d'après
M. Nixon, mais il reste beaucoup à faire pour atteindre
l'objectif du gouvernement fédéral qui est de
devenir une des cinq économies les plus axées
sur la recherche d'ici la fin de la décennie.
« Nous voulons que le plus possible les nouvelles connaissances
produites au Canada débouchent sur une production ici,
si bien que la richesse et les emplois qui en découlent
reviendront aux Canadiens. Nous voulons mettre fin à
l'ancienne pratique qui consistait à inventer au Canada,
produire ailleurs puis importer le produit fini au Canada.
Mais cela implique que nous devons devenir beaucoup plus efficaces
en matière de commercialisation. »
M. Nixon a lancé un appel au monde des finances et
aux pouvoirs publics pour revoir les systèmes de réglementation,
institutionnels et fiscaux et étudier les changements
qui pourraient être faits pour que le Canada ait le
système de financement nécessaire pour répondre
aux besoins de l'économie de demain.
« C'est clair, nous devons augmenter les réserves
de capital d'investissement si nous voulons créer un
secteur bioscientifique couronné de succès dans
ce pays, dit M. Nixon. Certains progrès ont d'ores
et déjà été accomplis. Mais nous
devons faire encore bien plus pour créer un système
de financement qui sache relever le risque élevé
et supporter les longs délais de gestation qui caractérisent
le secteur bioscientifique. Avec le centre MaRS, le monde
des sciences et le monde des finances sont devenus voisins.
Ces voisins doivent se parler plus souvent. »
M. Nixon a souligné que si le Canada veut atteindre
ses objectifs et être un des chefs de file des économies
axées sur la recherche, il doit créer des débouchés
intérieurs pour retenir et attirer des personnes de
talent, étant donné la pénurie de spécialistes
hautement qualifiés à l'échelle mondiale
et la forte concurrence pour les attirer. « À
moins de créer des débouchés intéressants,
beaucoup de nos meilleurs et de nos plus brillants éléments
seront tentés d'aller ailleurs. Mais en investissant
dans de nouvelles possibilités de recherche, nous attirons
déjà des talents chez nous. »
M. Nixon a exposé trois stratégies pour réussir
la commercialisation du fruit des recherches :
- Créer un environnement qui encourage les jeunes
scientifiques à envisager la possibilité de
commercialiser leurs idées et leur donner les moyens
et les conseils dont ils ont besoin, ainsi que les capitaux
initiaux.
- Faire traverser la « vallée de la mort »
aux idées neuves - le tout début de la vie
d'une idée où le niveau de risque est le plus
élevé et le financement, le plus difficile.
- Être assez patients pour laisser le temps à
des idées prometteuses de se développer et
d'atteindre un stade où il est possible d'en tirer
plus de valeur. Si le capital affecté à la
commercialisation initiale est vital, la capacité
d'une société de faire avancer une découverte
aussi loin que possible dans le circuit des approbations
est tout aussi importante, puisque le passage de chaque
seuil d'essai clinique ajoute de la valeur à une
découverte.
« Notre objectif devrait être de concevoir un
système de financement qui aide non seulement des idées
neuves et des jeunes sociétés à traverser
les premiers stades de développement, mais qui aide
aussi à bâtir des sociétés canadiennes
ayant l'échelle de grandeur et l'envergure nécessaires
pour réussir sur le marché mondial », conclut
M. Nixon.
« Pour le moins, nous devrions lever les barrières
- par exemple, en permettant à des sociétés
bioscientifiques cotées en bourse de vendre leurs crédits
d'impôt de R&D non utilisés par le biais
d'actions accréditives tout comme nous le permettons
déjà aux sociétés minières.
Ou, nous devrions permettre que les dépenses en R&D
soient traitées comme des frais déductibles
dans des sociétés en commandite. Assurément,
les méthodes utilisées pour financer la mise
en valeur de nos ressources naturelles devraient aussi être
disponibles pour la valorisation de nos ressources basées
sur le savoir à l'échelle du monde. »
On trouvera l'allocution complète de M. Nixon sur
le site Web www.rbc.com/nouvelles.
MaRS
Le District de la découverte médicale et scientifique
connexe (Medical and Related Sciences Discovery District ou
District de la découverte MaRS) réunira les
meilleurs éléments des milieux scientifique
et commercial pour faciliter le commercialisation. Il vise
à hâter la commercialisation des découvertes
scientifiques et à favoriser la création de
nouvelles richesses et possibilités pour la population
canadienne. Le District de la découverte MaRS est une
société sans but lucratif constituée
en vertu d'une loi fédérale et fondée
par les chefs de file des milieux universitaire, commercial
et scientifique du Canada.
RBC Groupe Financier
La Banque Royale du Canada (TSX, NYSE : RY) utilise
les initiales RBC comme préfixe pour ses unités
et filiales d'exploitation, groupées sous la marque
principale RBC Groupe Financier. La Banque Royale du Canada
est la plus grande institution financière du Canada
par sa capitalisation boursière et son actif, et l'une
des principales sociétés de services financiers
diversifiés en Amérique du Nord. Elle offre
des services bancaires aux particuliers et aux entreprises,
la gestion de patrimoine, des assurances, des services à
la grande entreprise et de banque d'investissement ainsi que
le traitement des opérations, à l'échelle
mondiale. La société compte 60 000 employés
qui servent au-delà de 12 millions de clients, particuliers,
entreprises et administrations publiques, par des bureaux
en Amérique du Nord et dans quelque 30 pays. Pour en
savoir davantage, consultez le site www.rbc.com.
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Beja Rodeck (416) 974-5506
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