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Discours

 

Bâtir l'avenir du Canada dans l'économie du savoir

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Gordon M. Nixon
Président et chef de la direction
RBC Groupe Financier
Lancement du centre
Medical and Related Sciences (MaRS)
dans le District Discovery

Toronto (Ontario)

12 mai 2003

C'est un plaisir que d'être ici aujourd'hui pour le lancement officiel du Centre MaRS dans le District Discovery. Comme son nom l'indique, ce projet est un projet ambitieux, qui aspire à créer un lien entre la science, l'entrepreneuriat et les finances pour ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux et créer de bons emplois pour les Canadiens. Ce projet vise à positionner le Canada dans l'économie du savoir et à créer une richesse future pour maintenir une qualité de vie élevée pour les Canadiens.

On remarquera aussi que nous lançons le projet MaRS au moment même où le monde entier célèbre le 50e anniversaire des découvertes sur la structure de l'ADN par James Watson et Francis Crick. Cette recherche a débouché sur le projet de génome humain et maintenant sur les défis de la génomique et de la protéomique, qui prendront une grande place dans l'activité du centre MaRS, ici à Toronto.

Comme tout projet ambitieux, MaRS est basé sur la vision et l'engagement d'un petit groupe de personnes qui ont consacré énormément de temps et d'efforts à amener le projet jusqu'au point où nous en sommes aujourd'hui, c'est-à-dire son lancement officiel. Beaucoup de personnes méritent une reconnaissance toute particulière pour cette réalisation, notamment le Conseil d'administration de MaRS dans le District Discovery et ses fondateurs.

J'aimerais aussi rendre hommage à Tony Fell, président du Conseil de RBC Marchés des Capitaux, et à Susan Smith, présidente de RBC Technologie Capital de Risque, pour leur participation précoce au projet MaRS au nom de RBC Groupe Financier. En passant, le groupe de Mme Smith deviendra un des premiers locataires du centre MaRS.

Pour comprendre toute l'importance du centre MaRS, il faut voir cette initiative dans le contexte des défis que doit relever notre pays. Nos gouvernements ont fait un excellent travail pour assainir les finances publiques au point où les déficits budgétaires ont été éliminés, où la dette publique est en cours de réduction et où les excédents budgétaires ont laissé de la marge pour une diminution des impôts et de nouveaux investissements directs dans des secteurs prioritaires.

Cet environnement macro-économique est positif pour l'investissement futur et la croissance de notre économie. Mais cela ne suffit pas. Pour conserver un niveau de vie élevé dans un monde de plus en plus compétitif et pour réduire l'écart grandissant du niveau de vie entre notre pays et en particulier les États-Unis, les Canadiens doivent réussir bien mieux à transformer des idées neuves en produits, services et processus neufs.

Comme il a déjà été souligné, nous sommes mieux lotis que nos grands-parents, non pas parce que nous en avons plus qu'eux, mais parce que nous avons des choses nouvelles et meilleures, comme Internet, de nouveaux produits pharmaceutiques élaborés, des microprocesseurs puissants et de nouvelles technologies de communication sans fil. Les sociétés prospères sont celles qui savent développer de nouvelles idées et les commercialiser avec succès.

Or c'est là que le Canada tire de l'arrière. Comparativement à nos partenaires du G-7 et à d'autres économies avancées comme la Suède, la Suisse et le Danemark, nos dépenses en recherche et développement ont été décevantes. En pourcentage du PIB, nos dépenses à ce titre sont à l'avant-dernier rang du G-7.

Nous nous classons au 13e rang des pays de l'OCDE. Pourtant, à moins d'investir dans la recherche et le développement, nous ne produirons pas de nouvelles idées à commercialiser. Le faible niveau d'investissement en recherche et développement aide à expliquer pourquoi le Canada se classe à l'avant-dernier rang des pays du G-7 pour les dépôts de brevets nationaux par habitant et au 16e rang seulement parmi les membres de l'OCDE.

Certes, l'infrastructure de recherche de base et les subventions se sont améliorées au Canada. Mais il nous reste du chemin à faire pour atteindre l'objectif du gouvernement fédéral qui est de devenir une des cinq économies les plus axées sur la recherche d'ici la fin de la présente décennie.

Nous devons nous concentrer beaucoup plus sur ces domaines porteurs pour le Canada, non pas en comprimant les salaires, mais en mettant au point des biens et des services de grande valeur que le reste du monde voudra nous acheter et qui assureront un niveau de vie élevé aux Canadiens. Nous sommes un petit pays qui rivalise sur un marché mondial, nous devons donc trouver les moyens de nous donner des avantages concurrentiels dans des domaines où nous entrevoyons des occasions à saisir.

Le centre MaRS est un projet audacieux et ambitieux pour remédier à certaines de ces lacunes en facilitant la recherche-développement, et sa commercialisation.

Ce sera un lieu où les scientifiques pourront incuber de nouvelles entreprises, partager des équipements coûteux et des idées, et constituer une grappe où la science, les finances, les prestataires de services professionnels et les mentors peuvent se rencontrer dans un environnement propice.

Les Canadiens ont maintenant une occasion hors pair de mettre la science en pratique et, dans bien des cas, cette science a un potentiel commercial. Nous devons être à la hauteur des possibilités de recherche améliorées au Canada avec des conditions qui encouragent la commercialisation. Non seulement cela incitera des Canadiens de talent à revenir chez eux, mais cela attirera aussi des talents étrangers.

D'ailleurs, attirer et conserver chez nous des talents sera un de nos plus grands défis au cours des prochaines années alors que les différents pays s'arrachent les meilleurs éléments et les plus brillants. À moins de créer des débouchés intéressants, beaucoup de nos meilleurs et de nos plus brillants éléments seront tentés d'aller ailleurs. Mais en investissant dans de nouvelles possibilités de recherche, nous attirons déjà des talents chez nous. Permettez-moi de vous donner deux exemples.

L'un d'eux est Aled Edwards qui, malgré d'importants efforts pour le retenir aux États-Unis, est revenu à Toronto où il est professeur à l'Université de Toronto, un des grands chercheurs du University Health Network et fondateur de Affinium Pharmaceuticals, une société de recherche pharmaceutique prometteuse.

Le talent du Dr Edwards a récemment été reconnu lorsqu'il a été nommé, pour un mandat de trois ans, président de l'initiative de recherche anglo-canadienne, le Structural Genomics Consortium, organisme sans but lucratif. Ses recherches seront effectuées à Toronto et à l'université d'Oxford, en collaboration avec l'Institut européen de bioinformatique.

L'autre est Marco Marra, un autre Canadien de talent qui a de nouveau été attiré des États-Unis vers le Canada.

Le Dr Marra a dirigé une équipe de scientifiques au Michael Smith Genome Sciences Centre qui a été la première au monde à repérer le coronavirus que l'on croit être à l'origine du SRAS. Il est aussi professeur agrégé à l'université de Colombie-Britannique.

Nous pouvons aussi être fiers de la publication, le mois dernier, de la séquence complète de l'ADN du chromosome 7 par les chercheurs du Hospital for Sick Children grâce à une équipe dirigée par le Dr Stephen Scherer. C'était une entreprise énorme qui a exigé 15 ans de travail et la collaboration de 90 scientifiques de 10 pays. Cette contribution canadienne au projet de génome humain ouvre des portes pour élucider les mystères d'un grand nombre de maladies.

C'est cette grande qualité de talents canadiens qui encourage à investir dans la recherche et dans sa commercialisation.

Le centre MaRS est aussi basé sur l'hypothèse qu'il existe un niveau élevé et intéressant de convergence entre les diverses sciences. MaRS, rappelons-le, signifie Medical and Related Sciences. Aujourd'hui, la révolution bioscientifique ne serait pas possible sans d'importants progrès dans les sciences de l'information et l'informatique. La chimie, les technologies de l'information, les logiciels, la gestion de données, les mathématiques et la nanotechnologie feront tous partie de MaRS.

Vous pouvez donc comprendre pourquoi ce secteur a été appelé le District Discovery de Toronto. Dans ce seul district, le centre MaRS sera relié à 8 hôpitaux universitaires, 37 instituts de recherche et une des plus grandes facultés de médecine d'Amérique du Nord, à l'université de Toronto.

Mais si le centre MaRS est situé dans le District Discovery de Toronto, il représente plus qu'une initiative torontoise. C'est l'âme centrale du corridor biotechnologique qui relie les activités de recherche et de commercialisation d'Ottawa jusqu'à Kingston et à l'ouest à Hamilton, Guelph, Waterloo et London. Les gouvernements, le secteur privé et les universités ont investi ensemble bien plus d'un milliard de dollars dans les capacités de recherche des universités et des hôpitaux de recherche de ces villes, ces dernières années.

Ils l'ont fait parce qu'ils partagent l'avis de la U.S. National Academy of Sciences selon laquelle les sciences biologiques auront probablement le même impact sur la formation de nouvelles industries dans le nouveau siècle que celui qu'ont eu la physique et la chimie sur le développement industriel au siècle dernier.

À la fois aux niveaux fédéral et provincial, nous avons assisté à la création de nombreuses fondations et de nombreux instituts de recherche, y compris la Fondation pour l'innovation et le Fonds ontarien pour l'innovation. Et les budgets de nombreux conseils de recherche existants ont été augmentés.

Cette augmentation du financement a été basée sur ce que John Evans, dans sa conférence Killam, il y a deux ans, appelait un nouveau « contrat de recherche publique ».

Ce que signifie ce contrat pour les pouvoirs publics dit-il, c'est un niveau beaucoup plus élevé d'investissement qu'auparavant assuré aux universités canadiennes pour leur rôle traditionnel dans la création et la transmission de savoir. Pour les universités, l'engagement est d'assurer un rendement économique et social de l'investissement public et en particulier en termes de création d'emplois et de richesse au Canada.

Un investissement important de la part de l'université de Toronto, du gouvernement de l'Ontario et du gouvernement du Canada dans MaRS est un indice clair qu'ils prennent ce défi au sérieux.

C'est là qu'est le défi de commercialiser de nouvelles connaissances découvertes au Canada.

Nous voulons que le plus possible les nouvelles connaissances produites au Canada débouchent sur une production ici, si bien que la richesse et les emplois qui en découlent reviendront aux Canadiens. Nous voulons mettre fin à l'ancienne pratique qui consistait à inventer au Canada, produire ailleurs puis importer le produit fini au Canada. Mais cela implique que nous devons devenir beaucoup plus efficaces en matière de commercialisation.

Comme l'a dit en substance Allan Rock le ministre de l'Industrie « ce que nous ne réussissons pas assez bien, c'est à jeter des ponts entre les chercheurs et le marché. Nous ne savons pas assez bien commercialiser la recherche. Nous n'avons pas encore développé ce qu'on appelle une «capacité de réception» dans l'entreprise pour prendre de nouvelles idées dans les laboratoires et les mettre en marché jusqu'au point de vente. »

Mais pour réussir dans la commercialisation, nous devons surmonter plusieurs défis - et MaRS est une réponse à ces défis.

Premièrement, nous devons créer un environnement qui encourage nos jeunes scientifiques à envisager la possibilité de commercialiser leurs idées et leur donner des moyens et les conseils dont ils ont besoin ainsi que les capitaux initiaux. MaRS est une réponse à ces besoins.

Deuxièmement, nous devons faire traverser la « vallée de la mort » aux idées neuves - le tout début de la vie d'une idée où le niveau de risque est le plus élevé et le financement le plus difficile.

C'est là qu'un concept ou un principe fait sa preuve. Mais c'est aussi là que beaucoup de bonnes idées peuvent mourir faute d'un financement relativement modeste. Là encore, MaRS peut jouer un rôle pour répondre à ces besoins.

Et enfin, nous devons être assez patients pour laisser le temps à des idées prometteuses de se développer et d'atteindre un stade où il est possible d'en tirer plus de valeur. Si le capital affecté à la commercialisation initiale est vital, la capacité d'une société de faire avancer une découverte aussi loin que possible dans le circuit des approbations est tout aussi importante, puisque le passage de chaque seuil d'essai clinique ajoute de la valeur à une découverte. Le défi de faire évoluer un nouveau médicament du laboratoire jusqu'à son lancement peut s'étaler sur des années et coûter des centaines de millions de dollars.

Nous devons relever un défi majeur pour bâtir des sociétés canadiennes dans le secteur des biosciences. Et si le centre MaRS ne peut pas résoudre tous ces problèmes seul, il peut aider à réunir les bons partenaires.

Statistique Canada a récemment indiqué que, en 2001, quelque 102 entreprises bioscientifiques ont mobilisé 980 millions de dollars de capital de risque. Cependant, 78 entreprises ont fait savoir qu'elles n'ont pas atteint leurs objectifs de financement.

C'est clair, nous devons augmenter les réserves de capital d'investissement si nous voulons créer un secteur bioscientifique couronné de succès dans ce pays. Certains progrès ont d'ores et déjà été accomplis. Par exemple, le budget fédéral le plus récent a levé des obstacles qui empêchaient les caisses de retraite et d'autres investisseurs institutionnels de devenir des sources de capital de risque plus actives.

Mais nous devons faire encore bien plus pour créer un système de financement qui sache relever le risque élevé et supporter les longs délais de gestation qui caractérisent le secteur bioscientifique. Avec le centre MaRS, le monde des sciences et le monde des finances sont devenus voisins. Ces voisins doivent se parler plus souvent.

Notre objectif devrait être de concevoir un système de financement qui aide non seulement des idées neuves et des jeunes sociétés à traverser les premiers stades de développement, mais qui aide aussi à bâtir des sociétés canadiennes ayant l'échelle de grandeur et l'envergure nécessaires pour réussir sur le marché mondial. Cela contribuerait aussi à développer la capacité de réception canadienne pour de nouvelles idées provenant de MaRS et d'initiatives semblables ailleurs au Canada.

Sur le marché actuel qui craint le moindre risque, il est particulièrement difficile de trouver du financement pour le secteur bioscientifique. Pourtant, il existe une liste croissante de jeunes sociétés qui consomment leurs ressources financières existantes avec uniquement des perspectives limitées de nouvelles rondes de financement.

Pour le moins, nous devrions lever les barrières - par exemple, en permettant à des sociétés bioscientifiques cotées en bourse de vendre leurs crédits d'impôt de R&D non utilisés par le biais d'actions accréditives tout comme nous le permettons déjà aux sociétés minières. Ou, nous devrions permettre que les dépenses en R&D soient traitées comme des frais déductibles dans des sociétés en commandite. Assurément, les méthodes utilisées pour financer la mise en valeur de nos ressources naturelles devraient aussi être disponibles pour la valorisation de nos ressources basées sur le savoir à l'échelle du monde.

À RBC Groupe Financier, nous cherchons des moyens d'aider à bâtir l'économie future du Canada. RBC Technologie Capital de Risque en est un exemple. Nous avons ainsi créé quatre fonds de commercialisation pour aider à lancer et à développer des sociétés basées sur le savoir, avec les universités et les inventeurs.

Par ailleurs, on peut aussi citer notre soutien à la National Angel Organization et notre projet de recherche avec l'université Queen's sur les compétences en gestion nécessaires pour créer et soutenir la croissance.

Mais le moment est peut-être venu pour le monde des finances et les gouvernements de revoir les systèmes de réglementation, institutionnels et fiscaux et examiner les changements qui pourraient être apportés pour faire en sorte que le Canada ait un système de financement qui répond aux besoins de l'économie future. Comme société qui a toujours joué un rôle de leadership pour soutenir l'économie du savoir au Canada, RBC est prête à participer pleinement à cet examen.

Enfin, le succès de notre économie et notre aptitude à maintenir et à soutenir un niveau de vie élevé dépendra de notre capacité de créer et de faire croître des sociétés canadiennes.

MaRS est au cœur d'un avenir passionnant pour cette ville, cette province et ce pays. Ce projet représente une réponse audacieuse au défi de bâtir une économie du savoir, de créer un lien entre le laboratoire et le marché pour que les travaux de nos chercheurs de talent débouchent sur une vie meilleure et une économie plus forte grâce à de nouveaux emplois et à de nouvelles sociétés. Nous devons beaucoup au petit groupe de personnes qui ont conçu ce projet et ont tant donné pour faire de MaRS une réalité. Étant donné son potentiel pour le Canada, c'est à nous tous d'œuvrer à son succès futur.

Merci

 

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