Aperçu des Résultats Financiers de 2002
et du Premier Trimestre de 2003
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Peter W. Currie
Membre du Directoire et chef des finances,
Banque Royale du Canada
134e assemblée annuelle
Banque Royale du Canada
Montréal (Québec)
28 février 2003
Merci, Gord. Bonjour Mesdames et Messieurs.
Je vous présenterai brièvement
ce matin les résultats financiers de notre société
en 2002 et pour le premier trimestre de 2003 préparés
conformément aux principes comptables généralement
reconnus, les PCGR, des États-Unis.
Comme Gordon Nixon vient de le dire, nous
sommes heureux de nos résultats généraux
en 2002, surtout si l'on considère la conjoncture difficile
de l'année dernière.
Nous avons réalisé un bénéfice
net record de 2,9 milliards de dollars, en hausse de 19 %
par rapport à 2001, et le bénéfice dilué
par action s'est établi à 4,12 $, en hausse
de 16 %. Le bénéfice net de base a progressé
de 30 % par rapport à 2001 et le bénéfice
par action de base, de 27 %. Toutes les comparaisons aux données
de 2001 dans cette analyse sont fondées sur des chiffres
de base, c'est-à-dire compte non tenu des éléments
exceptionnels. Nous considérons comme des éléments
exceptionnels les opérations qui ne font pas partie
des activités courantes ou qui sont, par nature, inhabituelles.
Nous excluons ces éléments exceptionnels de
l'évaluation de notre rendement financier pour ne pas
brouiller ou fausser notre analyse des tendances. Les éléments
exceptionnels de 2001 se chiffraient à 204 millions
de dollars après impôts, et comprenaient principalement
les gains sur la cession d'unités non stratégiques
et les coûts liés à la restructuration
de nos services bancaires de détail aux États-Unis.
Il n'y a pas eu d'éléments exceptionnels en
2002. À partir de l'exercice 2002, nous avons cessé
de comptabiliser l'amortissement de l'écart d'acquisition
conformément aux nouvelles normes comptables du Canada
et des États-Unis.
Le bénéfice net tiré
de nos entreprises aux États-Unis s'est considérablement
amélioré. Nous en avons dégagé
un bénéfice net de 232 millions de dollars en
2002 comparativement à une perte de 23 millions de
dollars en 2001. Cette amélioration traduit la contribution
de RBC Centura aux résultats pendant un exercice complet
en 2002 comparativement à cinq mois l'année
précédente, les gains de synergie découlant
de l'intégration de Tucker Anthony Sutro dans RBC Dain
Rauscher, le solide rendement du secteur des titres à
revenu fixe de RBC Dain Rauscher et la suppression de l'amortissement
de l'écart d'acquisition.
Le rendement des capitaux propres attribuables
aux actions ordinaires - le RCP -, qui est un indicateur important
de la rentabilité dans notre secteur, a atteint 16,6
% contre 15,1 % l'an dernier.
La diversité de nos activités
est une de nos principales forces. Les avantages de la diversification
ont une fois de plus été démontrés
en 2002 où les résultats solides de RBC Banque
et de RBC Assurances qui, ensemble, représentaient
60 % de notre bénéfice net, ont compensé
les effets de la mauvaise tenue des marchés financiers
et de la conjoncture économique sur RBC Investissements,
RBC Marchés des Capitaux et RBC Services Internationaux.
Le bénéfice net de RBC Banque
a augmenté de 22 % par rapport à 2001, grâce
essentiellement à la hausse du bénéfice
net des entreprises acquises aux États-Unis et à
la rigueur continue de la gestion des coûts au Canada.
Le RCP s'est établi à 19,2 %.
Le bénéfice net de RBC Assurances
a progressé de 10 % par rapport à 2001, traduisant
les solides performances des activités au Canada et
des services de réassurance et le fait que nous avons
cessé d'amortir l'écart d'acquisition en 2002.
Son RCP s'est établi à 25,7 %.
Le bénéfice net de RBC Investissements
a progressé de 48 % en 2002. Cette croissance est attribuable
à l'augmentation des résultats de RBC Dain Rauscher
ainsi qu'à la suppression de l'amortissement de l'écart
d'acquisition. Le RCP a été de 11,1 %, compte
tenu d'une part nettement plus grande des capitaux propres
attribuables aux actionnaires ordinaires affectés à
ce secteur.
Le bénéfice net de RBC Marchés
des Capitaux a connu une hausse de 17 % par rapport à
2001, grâce à une gestion rigoureuse des coûts
qui ne se dément pas. Le RCP s'est établi à
10,5 %. Les rendements de RBC Marchés des Capitaux
et de RBC Investissements devraient s'améliorer lorsque
les marchés des capitaux se raffermiront.
Le bénéfice net de RBC Services
Internationaux a reculé de 8 %, partiellement en raison
d'une augmentation de la provision pour pertes sur créances
en 2002. Le RCP s'est établi
à 28,7 %.
Dans l'ensemble, je suis heureux d'annoncer
que nous avons atteint ou dépassé nos objectifs
pour 2002 en matière d'évaluation des actions,
de croissance des revenus et des bénéfices,
de gestion des charges, de qualité du crédit
et de gestion du capital. Vous trouverez une comparaison de
notre rendement et des objectifs de 2002 à la page
8 du Rapport annuel du dernier exercice, que je vous invite
à consulter.
Gord Nixon a évoqué plus tôt
les solides rendements pour les actionnaires dégagés
au cours de la période de cinq exercices terminée
le 31 octobre 2002. Ces chiffres comprenaient les dividendes
sur actions ordinaires. Nous sommes déterminés
à créer de la valeur pour vous, nos actionnaires,
et par conséquent, nous avons modifié notre
objectif de ratio de distribution à moyen terme. De
30 %-40 % nous l'avons porté à 35 %-45 %. Entre
2001 et 2002, nous avons augmenté le dividende sur
actions ordinaires à quatre reprises, soit une augmentation
totale de 33 pour cent, et comme nous l'avons annoncé
ce matin, notre dividende passera de 40 cents par action à
43 cents pour le versement du 23 mai.
Premier trimestre de 2003
J'aimerais maintenant parler de nos résultats
au premier trimestre de 2003, qui ont été publiés
ce matin.
Le bénéfice net du premier
trimestre s'est élevé à 767 millions
de dollars, comparativement à 734 millions de dollars
il y a un an. Le bénéfice par action s'est établi
à 1,10 $, en hausse de 6 % par rapport au premier trimestre
de l'exercice précédent. L'objectif de croissance
du bénéfice par action pour 2003 que nous avions
fixé l'an dernier était de 10 à 15 %.
Le bénéfice net généré
par les entreprises acquises récemment aux États-Unis
a continué de progresser, passant à 81 millions
de dollars comparativement à 53 millions de dollars
l'année précédente. Cette hausse est
largement attribuable à l'augmentation du bénéfice
net de RBC Dain Rauscher, qui a profité d'importantes
économies de coûts au cours de ce trimestre découlant
de l'intégration de Tucker Anthony Sutro au printemps
dernier, et à la diminution des coûts de maintien
en fonction.
Le RCP était de 16,9 % comparativement
à 17,1 % il y a un an. L'objectif a été
fixé à 17 % - 19 % pour cette année.
RBC Banque a déclaré un bénéfice
net de 412 millions de dollars, en hausse de 6 % par rapport
à l'an dernier. Ce résultat traduit l'amélioration
de la qualité des portefeuilles de prêts aux
particuliers, de prêts aux petites entreprises et de
prêts commerciaux. Le RCP s'est accru à 21,5
%.
Le bénéfice net de RBC Assurances
s'est élevé à 54 millions de dollars,
en hausse de 29 % par rapport au premier trimestre de 2002,
ce qui traduit une solide performance dans toutes ses branches
d'activités, notamment dans le secteur de la réassurance
IARD. Le RCP a augmenté, passant
à 26,8 %.
RBC Investissements a dégagé
un bénéfice net de 104 millions de dollars,
soit 18 % de plus que l'an dernier. Cette croissance est attribuable
à l'augmentation des résultats de RBC Dain Rauscher.
Le RCP s'est établi en hausse à 14,7 %.
Le bénéfice net de RBC Marché
des Capitaux s'est chiffré à 116 millions de
dollars, soit un recul de 21 % par rapport à l'an dernier.
Les conditions défavorables du marché ont fait
baisser les revenus tirés des activités de vente
et de négociation d'actions et celles de banque d'investissement.
Le RCP s'est établi à 11,1 %.
RBC Services Internationaux a déclaré
un bénéfice net de 48 millions de dollars, en
hausse de 20 % par rapport à l'année précédente.
Les secteurs gestion de trésorerie et financement du
commerce international ont connu une forte hausse des revenus.
Le RCP s'est accru pour
atteindre 30,2 %.
Les revenus totaux de RBC Groupe Financier
se sont établis à 4,0 milliards de dollars,
ce qui représente une baisse de 2% par rapport à
l'an dernier. Notre objectif de croissance pour 2003 est de
5 % à 8 %. Ce recul est largement attribuable à
la faiblesse continue des marchés boursiers et à
la réduction planifiée des prêts aux grandes
entreprises qui rapportent peu et qui ont une faible valeur
stratégique, surtout à l'extérieur du
Canada.
Les frais autres que d'intérêt
ont aussi baissé de 2 % par rapport au premier trimestre
de l'an dernier.
Passons maintenant à la qualité
du portefeuille. Nos provisions spécifiques pour pertes
sur créances ont diminué de 30 % par rapport
à l'année précédente, avec une
réduction des portefeuilles de prêts consentis
aux consommateurs, des prêts commerciaux et des prêts
aux grandes entreprises. Les provisions spécifiques
pour pertes sur créances en pourcentage des prêts,
des acceptations bancaires et des conventions de revente étaient
de 0,36 % ce trimestre, comparativement à notre fourchette
cible de 0,45 %
à 0,55 %.
Nos ratios de capital sont restés
solides. Le ratio du capital de première catégorie
était de 9,4 % et celui du capital total, de 12,7 %.
Enfin, dans le domaine de l'évaluation,
nous sommes restés dans le quartile supérieur
de notre indice de comparaison, tant pour ce qui est du ratio
du cours par rapport à la valeur comptable que pour
le ratio du cours par rapport au bénéfice, mais,
comme notre évaluation est déjà relativement
élevée, nos actions n'ont pas obtenu ce trimestre
des résultats aussi bons que ceux de l'indice des banques.
En résumé, nos résultats
du premier trimestre sont solides. Notre rendement dans les
domaines de la qualité du portefeuille, de la gestion
des coûts et des ratios de capital a été
excellent ce trimestre et les provisions pour pertes sur créances
bien en deçà de la fourchette cible pour cette
année, les charges ont reculé de 2 % par rapport
à l'année précédente et les ratios
de capital sont bien au-dessus de nos objectifs à moyen
terme. Les revenus ont cependant été plus faibles,
comme le montre la contribution de nos activités liées
au marché financier et aux prêts. Face à
ces réalités, nous restons fortement concentrés
sur la gestion des coûts et sur l'accélération
des programmes qui nous permettront d'améliorer la
croissance rentable des revenus.
Avant de conclure, je voudrais souligner
que nous restons déterminés à donner
la représentation la plus claire et nette de notre
situation financière et des tendances. Lorsque des
éléments exceptionnels, comme les gains importants
sur la vente de certaines activités, brouillent ou
faussent les tendances, nous n'en tenons pas compte dans nos
résultats, même si cela donne l'impression que
notre performance n'est pas aussi bonne. Nous pensons que
la présentation de résultats financiers franche,
rapide et objective est un élément essentiel
sur le marché financier et qu'ainsi les investisseurs
peuvent déployer leurs ressources en toute confiance.
Je suis heureux de souligner que notre société
a été saluée à maintes reprises
pour la qualité de ses renseignements financiers et
nous sommes fermement déterminés à maintenir
cette transparence et cette intégrité.
Je vous remercie de votre attention. Je
cède maintenant la parole à Guy Saint-Pierre.
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