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Les PME canadiennes sont aussi entreprenantes et axées sur la croissance que les PME américaines

La voie de la prospérité pour le Canada : une allocution de Gordon M. Nixon
Résumé d'une allocution de Gordon M. Nixon
Les PME canadiennes sont aussi entreprenantes et axées sur la croissance que les PME américaines
Les PME du Canada - Étude (PDF)
La voie de la prospérité - Rapport IPSOS Reid (PDF)
Mais certains obstacles à la croissance doivent être éliminés pour leur permettre d'exploiter tout leur potentiel

TORONTO, le 7 octobre 2002 - Les entrepreneurs des PME du Canada sont tout aussi prêts que leurs homologues aux États-Unis à prendre de nouveaux risques et à faire croître énergiquement leurs entreprises. Telle est la conclusion surprenante d'une grande étude publiée aujourd'hui par RBC Groupe Financier, les Manufacturiers et Exportateurs du Canada et la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

L'étude est basée sur des données existantes ainsi que sur un sondage auprès de 1 200 propriétaires et dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) du Canada et des États-Unis. Elle met fin au mythe selon lequel les sociétés canadiennes ne croissent pas aussi vite que les entreprises américaines parce que leurs propriétaires seraient moins portés à prendre des risques et moins intéressés à une croissance dynamique. En fait, l'étude démontre qu'il existe nettement plus de facteurs externes qui créent des obstacles à la croissance des petites entreprises que de facteurs internes.

Invités à préciser les obstacles auxquels ils se heurtent aujourd'hui et qu'ils jugent les plus importants, les propriétaires d'entreprises des deux pays ont cité le fardeau fiscal, l'économie/la conjoncture et les questions de ressources humaines, notamment le manque de personnel qualifié. Les autres obstacles sont la concurrence, l'accès au financement (particulièrement les emprunts à risque plus élevé et l'investissement de fonds propres) et la réglementation publique.

L'étude conclut qu'il est important d'éliminer ces obstacles ainsi que d'autres parce que les petites entreprises représentent un pourcentage plus important dans l'économie canadienne que sur le marché américain, si bien que tous les gains de productivité que fera ce secteur auront une incidence beaucoup plus grande au nord de la frontière.

« Nous réussissons bien à lancer de nouvelles entreprises au Canada, mais nous ne savons pas de loin aussi bien les faire croître et en faire les chefs de file du marché et les champions de l'industrie qu'il nous faut pour prospérer dans l'économie mondiale, dit Gordon Nixon, président et chef de la direction, RBC Groupe Financier. En parvenant à faire croître nos petites entreprises de manière plus rentable et efficace, nous pourrons faire beaucoup pour améliorer notre productivité future et notre niveau de vie. »

Le rapport (qu'on peut consulter à l'adresse www.rbc.com) recommande des réformes de politique publique pour aider les PME à devenir des leaders de la croissance, tout en offrant des mesures incitatives adéquates pour stimuler leur développement. Les trois partenaires conviennent que le Canada a besoin de politiques qui offrent le bon environnement pour qu'un plus grand nombre d'entreprises du pays deviennent des leaders du marché mondial.

« La première incitation, qui a le plus d'incidence sur la croissance des entreprises dans les deux pays, c'est l'adoption d'impôts moins élevés et moins complexes, dit Catherine Swift, présidente de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante. Étant donné la ténacité et l'optimisme naturel des propriétaires de petites entreprises, tous les changements qui éliminent des obstacles à leur croissance, comme la fiscalité, les lourdeurs administratives et l'accès au financement auront de grands avantages pour l'économie et pour le Canada dans son ensemble. »

« Étant donné le lien entre la prospérité du Canada et son niveau de productivité, la tâche à accomplir est d'étudier comment nous pouvons aider les PME à croître de manière productive, dit Perrin Beatty, président et directeur général des Manufacturiers et Exportateurs du Canada. L'étude intitulée La voie de la prospérité préconise trois mesures clés : donner aux PME des outils plus efficaces pour investir dans des immobilisations productives, aider les PME à élargir leurs marchés et à s'orienter davantage vers les exportations et faciliter aux PME l'adoption de nouvelles technologies et l'investissement dans plus d'activités de recherche et de développement. »

Le sondage, annoncé en mai dernier, a consisté à consulter 800 PME canadiennes et 400 PME américaines pour obtenir directement le point de vue de ces entrepreneurs sur ce qu'ils perçoivent comme des incitations et des entraves à leur croissance.

L'étude contient aussi plusieurs recommandations de politique privée pour démanteler les obstacles à la croissance sous-jacents, à savoir :

  • augmenter le financement par des actions pour les entreprises jeunes et innovatrices, particulièrement par le biais du capital de risque et des " investisseurs providentiels " ;

  • encourager le développement d'un marché plus robuste pour le financement par emprunt hors normes des entreprises à risque plus élevé ;

  • améliorer les connaissances en gestion des propriétaires de PME en leur offrant des informations commerciales à valeur ajoutée dans le cadre des relations avec leurs institutions financières et d'autres ;

  • la direction des PME devrait tirer davantage parti des nouvelles technologies, faire plus de recherche et de développement, chercher des moyens d'élargir les marchés et le potentiel d'expansion et investir dans des immobilisations productives.

Du point de vue de la politique publique, les recommandations sont les suivantes:

  • Ottawa doit maintenir le cap de sa politique monétaire et budgétaire et adopter des politiques axées sur le rétablissement de la productivité puisque les initiatives existantes ne portent clairement pas fruit.

  • Éliminer immédiatement les obstacles à la croissance que contiennent les politiques fiscales, particulièrement les impôts indépendants des bénéfices.

  • Réviser le cadre de réglementation général en le rendant moins complexe et coûteux et améliorer la protection des droits sur la propriété intellectuelle.

  • Poursuivre des initiatives visant les ententes de partage de technologies et l'exposition aux technologies.

  • Continuer de libéraliser le commerce intérieur, le financement et les marchés du travail.

« Si notre étude représente un bon début, il reste clairement encore du travail à faire, particulièrement au sujet des pratiques de gestion et des facteurs clés de croissance, dit M. Nixon. Cependant, étant donné l'état d'esprit de nos entrepreneurs axés sur la croissance, nous devrions agir vite pour éliminer tous les obstacles possibles. Ignorer ces difficultés pourrait bien avoir pour conséquence la poursuite de l'érosion de notre niveau de vie et une incapacité de plus en plus grande à nous offrir le genre de société à laquelle les Canadiens aspirent. »

Les entretiens téléphoniques ont été réalisés entre le 10 juillet et le 23 août 2002 auprès d'un échantillon aléatoire de 800 petites et moyennes entreprises au Canada et de 400 aux États-Unis. La marge d'erreur associée est au Canada de +/ 3,5 % et aux États-Unis de +/ 5,6 %. Pour les besoins du sondage, les entreprises qualifiées de PME étaient celles de 250 employés ou moins. L'échantillon n'était déterminé selon aucun critère financier.

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