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Charlie Coffey Merci de vos aimables mots Je suis ravi de me trouver ce matin parmi vous pour ce déjeuner organisé par La Chambre de Commerce du Grand Sudbury. Comme l'on entend souvent dire que votre ville est le « wild, wild North », je ne suis pas certain de ce à quoi je peux m'attendre de cet auditoire ; après tout, il y a déjà quelques années que je suis venu ici la dernière fois. Je sais que Sudbury s'enorgueillit d'être « une communauté de classe mondiale et en croissance », fermement tournée vers l'avenir. Je sais aussi que depuis treize ans, Cheryl Cecchetto, de Sequoia Productions, en Californie (la « Cecil B. DeMille de la planification d'événements ») proclame sa fierté de ses origines sudbury-ennes chaque fois qu'un invité (bien souvent une célébrité) du Governors Ball des OSCARS, à Hollywood l'interroge sur ses antécédents et qu'elle le fait même quand on ne le lui demande pas ! J'espère que vous avez lu l'article dans le National Post du 18 mars ! Je suis naturellement enchanté d'avoir cette occasion de partager avec vous mon point de vue sur un sujet qui me tient vivement à cur : le soutien du développement de la petite enfance et de l'avenir de nos jeunes. Un coup d'il sur cette salle suffit pour confirmer que l'auditoire que vous formez est peut-être l'un des meilleurs à qui parler de l'investissement stratégique que constitue le soutien du développement de la petite enfance. Car le groupe de décideurs auquel je m'adresse surveille de près l'ampleur de l'enveloppe affectée à cet investissement ; ils en connaissent l'importance, ils en parlent autour d'eux et ils sont les premiers à lancer des invitations à l'action. À commencer par...
L'un des meilleurs auditoires, en effet, puisqu'il réunit des agents du secteur public, des représentants du secteur privé et des membres d'organismes de bienfaisance. Nous sommes donc en bonne compagnie pour nous interroger sur ce que nous pouvons faire pour renforcer notre engagement, pour parler du lien entre les jeunes enfants et le monde des affaires, et pour voir comment les trois groupes que vous représentez peuvent collaborer pour promouvoir leur développement. Alors que je réfléchissais sur la portée du Plan d'action pour la petite enfance, je me suis rappelé une anecdote que racontait Angelo Patri, un spécialiste du comportement enfantin. Un jour, il avait aperçu de sa fenêtre trois gamins occupés à laisser l'empreinte de leurs pieds dans le béton fraîchement coulé d'un trottoir. Il s'en était irrité et se préparait à les gronder lorsque sa femme lui a dit : « Voyons, Angelo, tu adores les enfants. » « C'est vrai », a-t-il répondu ; puis, en jouant sur les deux sens du mot concrete en anglais, il a ajouté « je les aime dans l'abstrait mais pas dans le concret. » C'est un peu le défi que nous devons relever, nous aussi, à propos du développement de la petite enfance. Dans l'abstrait, personne ne doute de l'importance de donner à nos enfants un bon départ intellectuel, affectif et social. Dans l'abstrait, il est très logique et peut même sembler très rentable de vouloir exposer très tôt nos enfants à des influences favorables. Mais l'important est d'agir concrètement. Permettez-moi de vous parler brièvement de mon engagement personnel dans le développement de la petite enfance (de 0 à 6 ans). Il y a quelques années, j'ai participé à l'Étude sur la petite enfance du gouvernement de l'Ontario. Dans le cadre de ces travaux, nous avons examiné divers moyens possibles de préparer les enfants pour faciliter ensuite leur réussite scolaire, professionnelle et sociale, et cela, pour tous les groupes socio-économiques, pas seulement pour les jeunes à risque ou ayant des besoins spéciaux. Cette étude était coprésidée par l'Honorable Margaret McCain, qui fut lieutenant gouverneur du Nouveau-Brunswick, et par le Dr Fraser Mustard, chercheur médical et cofondateur de l'Institut canadien de recherches avancées. À l'issue de l'étude McCain-Mustard, nous avons, le Dr Mustard et moi, réuni un groupe dans le but de déterminer comment le secteur privé pouvait contribuer à relever le défi du développement de la petite enfance ; ce groupe comprenait des délégués de divers organismes tels que la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, la Chambre de commerce de l'Ontario et le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile, ainsi que des personnalités du monde des affaires. Ses délibérations ont eu un effet de sensibilisation considérable. Plusieurs personnes se sont proposées pour étudier certains problèmes difficiles tels que la possibilité d'apporter des modifications utiles au régime fiscal, d'offrir des incitations pour la création de services de garde pour les enfants, d'élargir les réseaux communautaires, ou encore de réviser le programme provincial du Fonds d'aide au développement de la petite enfance pour encourager le secteur privé à consentir des subventions de contrepartie. Je continue de promouvoir le développement de la petite enfance par l'entremise d'organismes tels que la Promesse de l'Ontario : Un partenariat pour les enfants et les jeunes et plus récemment par celle de la Commission Early Learning and Child Care, de la Ville de Toronto. En octobre dernier, nous avons été nommés, l'Honorable Margaret McCain et moi-même, coprésidents de cette nouvelle commission. C'est avec enthousiasme que nous cherchons à obtenir une augmentation des crédits pour les services de formation et de soins pour les jeunes enfants et à renforcer les politiques et les interventions nationales et provinciales en faveur de l'enfance. Hier soir, en m'adressant à votre conseil municipal, j'ai mentionné que le rapport de cette commission sera publié prochainement. On parle beaucoup de « la fuite des cerveaux » et des inquiétudes que suscite dans les entreprises canadiennes l'émigration de professionnels de talent. Il est grand temps pour nous tous, et surtout dans le secteur privé, de nous inquiéter d'un manque à gagner intellectuel d'un autre genre. Le rapport de 1999 sur l'Étude sur la petite enfance commanditée par le gouvernement de l'Ontario s'intitulait « Inverser la véritable fuite des cerveaux ». Que voulait dire ce titre ? Il est bien évident que la société doit assumer de lourdes charges si elle ne donne pas à ses jeunes la formation et les connaissances dont ils ont besoin pour réussir, non seulement professionnellement, mais aussi dans la vie. Nous savons tous que les premières années sont les plus formatrices. Des ouvrages remarquables sur les liens entre les leçons apprises dans la petite enfance et le succès dans la vie montrent mieux que jamais au monde des affaires l'importance du défi et des chances que la petite enfance présente pour lui. Il est évident, en effet, que l'insuffisance des investissements pour le développement de la petite enfance est à l'origine de problèmes de comportement et d'apprentissage. Les relations personnelles dysfonctionnelles, l'échec scolaire et tous les problèmes connexes de la délinquance juvénile, de la criminalité, de la grossesse chez les adolescentes, de la toxicomanie, du chômage chronique, de la pauvreté, des risques pour la santé tous ces phénomènes peuvent être liés aux circonstances dans lesquelles se sont déroulées les premières années de la vie. Tous imposent de lourdes charges que notre société doit assumer. Selon des recherches de la Child Care Education Foundation, le Canada doit actuellement assumer des dépenses d'orthopédagogie de 2,5 milliards de dollars par an à cause de la lenteur des interventions requises ou d'événements traumatisants dans la petite enfance. Et les conflits travail-famille coûtent aux entreprises 4,7 milliards de dollars de plus par an. Ce genre de statistiques parle aux entreprises. Il leur montre que, en n'aidant pas nos enfants à prendre un bon départ, nous nous imposons collectivement de lourdes charges. Ces charges, nous les assumons non seulement dans notre rôle de parents, mais aussi comme contribuables et comme agents économiques. Pour ma part, je regrette de ne pas entendre suffisamment mes collègues du milieu des entreprises parler de l'appui qu'ils donnent au développement de la petite enfance. Peut-être y penseraient-ils plus si nous leur présentions le problème dans un langage qui les touche. Et si vous voulez plus de précisions sur le rendement de tels investissements, sachez que, selon d'autres études, pour chaque dollar affecté à des services de formation de qualité pour la petite enfance, la société récupère deux dollars sous forme d'impôts additionnels et d'une réduction du coût des services sociaux, de l'éducation et des soins médicaux. Mais quelles mesures concrètes les entreprises peuvent-elles adopter ? Avant tout, elles peuvent se faire des opinions sur le développement de la petite enfance. Pour RBC Groupe Financier, l'objectif qui sous-tend tous les programmes liés à l'exercice de notre responsabilité sociale est de promouvoir la prospérité du Canada et de sa population. Pour l'atteindre, nous devons évidemment soutenir l'éducation et l'apprentissage. Nous devons soutenir les jeunes, qui sont notre avenir. Nous n'avons vraiment pas le choix car nous sommes profondément convaincus que notre prospérité future dépendra de l'intelligence, de l'imagination, de l'ingéniosité et de l'esprit d'innovation que nous posséderons. Les avantages que nous recevons en retour, les voilà. Investir dans le développement de l'enfance de la petite enfance c'est investir pour que notre économie reste forte et concurrentielle. C'est investir pour que le Canada soit puissant et dynamique. Investir dans la formation de nos jeunes, c'est le simple bon sens. Et n'importe quelle entreprise peut encourager les efforts visant à accroître nos connaissances sur le développement de l'enfance. Mieux nous connaîtrons l'influence des premiers jours, des premiers mois et des premières années sur le développement humain, mieux nous pourrons collectivement orienter les efforts de façon à assurer de bons départs. RBC soutient sans réserve l'uvre d'organismes tels que l'Institut canadien de recherches avancées. Depuis 14 ans, nous avons donné à l'ICRA environ 2,5 millions de dollars, dont une bonne partie a été affectée à des travaux sur le développement de la petite enfance : cela vous donnera une idée de l'importance que nous attachons à cette recherche. Les entreprises peuvent aussi soutenir la formulation de politiques appropriées. Par exemple, nous finançons l'Institut canadien de la santé infantile, un organisme qui encourage activement les pouvoirs publics à adopter de bonnes politiques dans le domaine du développement de l'enfance et qui publie de la documentation pour aider les parents à aider leurs enfants à partir du bon pied. Il est important d'appuyer les partenariats qui favorisent de tels objectifs. Je ne soulignerai jamais assez l'utilité des partenariats entre les entreprises, les collectivités et les gouvernements. Je crois fermement que le développement de nos jeunes relève de notre responsabilité collective et que les grandes sociétés et les petites et moyennes entreprises peuvent jouer un rôle important. Les partenariats oui, lorsque le secteur privé, le secteur public et les bénévoles font cause commune, les résultats peuvent être impressionnants. L'entreprise qui agit pour provoquer le changement montre qu'elle a du cur ; elle participe puissamment à la création d'une société civique et civile et à la promotion du développement social. Tout le monde est gagnant ! Pour ce qui est des partenariats, Sudbury a plus d'une fois montré l'exemple le programme EARTHCARE Sudbury est typique de ce qu'une ville, des agences communautaires, des organismes et des entreprises peuvent faire ensemble pour préparer l'avènement d'une collectivité plus « verte » et dynamique, et pour préparer ainsi l'avenir de nos enfants. RBC Banque Royale soutient fièrement cette importante initiative avec ses partenaires et ses clients, y compris le Grand Sudbury. Il est bien évident que Sudbury est consciente de l'utilité des partenariats et de l'importance de donner la priorité aux enfants. Comme le Dr David Robinson, de l'Université Laurentienne, le mentionnait dans son article du 12 décembre 2001, il n'est pas impossible que le ministre des Finances Paul Martin ait songé à Sudbury quand il a déclaré, à propos de son budget, que notre succès économique et notre aptitude à créer des emplois seront déterminés par la mesure dans laquelle nous comprendrons les grands courants qui préparent le monde de demain. Nous aussi, nous devons montrer que nous sommes conscients des défis associés à la petite enfance. Nous serions malvenus de prétendre qu'il appartient en exclusivité au secteur public d'investir pour les enfants, ne serait-ce que parce que les ressources des gouvernements n'y suffiraient pas. Et l'on aurait tort de penser que les gouvernements n'ont pas la volonté d'agir. Durant l'automne de 2000, le gouvernement fédéral a annoncé, dans le cadre du Plan d'action national pour les enfants, 2,2 milliards de dollars d'engagements nouveaux en faveur de la petite enfance, pour les cinq prochaines années. Le gouvernement provincial a aussi pris des engagements en ce sens. Il y a quelques mois, la troisième étape du Plan d'action sur la petite enfance du gouvernement Harris a été annoncée pour 2002 : la localisation des 41 premiers Centres de développement de la petite enfance dans 15 localités ontariennes, et la création de 62 autres pour 2003. J'ai été heureux d'apprendre que le Centre de développement de la petite enfance de Sudbury a ouvert ses portes le 18 mars. Toutefois, les partenariats avec le secteur privé sont tout aussi essentiels. Les entreprises font partie de la collectivité, et c'est de la collectivité que proviennent les meilleures solutions. Pour le développement de la petite enfance, laissons courir notre imagination et envisager toute sorte de possibilités. Parlons de la façon dont les entreprises pourraient créer des centres de développement de la petite enfance et de parentage pour leurs employés, et bénéficier de crédits d'impôt en mettant ces centres à la disposition de la population. Songeons à des moyens de permettre à toutes les familles de bénéficier de programmes de ce genre. Parlons de garderies financées par les employeurs, dans leurs locaux, ou tout près dans une école ou un centre communautaire. En plus des services de qualité pour les enfants qu'ils offrent, les meilleurs centres allègent les préoccupations des employés ; plusieurs grandes entreprises canadiennes, du CN à Ontario Hydro, offrent des services de ce genre. Parlons de ce que nous pouvons faire pour améliorer les services de soutien à la famille sur les lieux de travail. Chez RBC Banque Royale, notre programme de soutien familial va bien au-delà des congés de maternité ou parentaux (pour lesquels nos normes ont toujours dépassé le minimum requis) ; de nombreuses autres politiques, notamment celles qui régissent le partage des emplois, les horaires flexibles et les congés rémunérés pour obligations familiales, aident nos employés à s'acquitter de leurs responsabilités familiales, y compris les soins des bébés. Nous savons qu'aider notre personnel (qui comprend beaucoup de mamans de jeunes enfants) à faire face à ces exigences en lui offrant des programmes de soutien de la famille, c'est appliquer une stratégie d'entreprise éclairée. Parlons de ce que le secteur privé pourrait faire pour faciliter la solution des problèmes d'ordre familial. Partout au Canada, notre personnel a accès à des conseillers professionnels qui peuvent donner des renseignements et établir des contacts avec des spécialistes pour toutes les questions de conflit entre le travail et la vie privée. Ces questions peuvent porter sur des appuis pour le développement de l'enfance, sur l'apprentissage des méthodes d'éducation des enfants, sur les garderies, sur le choix des écoles et sur les services spéciaux pour les enfants. Ces renseignements sont accessibles par téléphone, par Internet ou en personne. Parlons aussi de ce que le secteur privé peut faire pour militer en faveur du financement d'initiatives touchant le développement de la petite enfance. Il faudrait faire le lien entre la santé financière des entreprises, la valorisation de la participation des actionnaires et la nécessité d'investir dans la petite enfance. Parlons encore de l'aide que les entreprises et les gouvernements peuvent apporter aux « entrepreneurs » sociaux. Comme les autres entrepreneurs, ceux-ci sont des intermédiaires entre le capital et le travail - leur objectif est d'obtenir la création d'institutions et d'outils sociaux pour nous aider à assurer le développement des enfants. Faisons maintenant un rapide tour d'horizon de ce qui se fait à Sudbury. L'uvre accomplie est déjà impressionnante. Lorsque la Chambre organise une manifestation comme celle d'aujourd'hui, elle renforce l'intérêt pour le développement de la petite enfance. Voici quelques activités que les entreprises locales peuvent soutenir
Ces initiatives se prêtent toutes à l'établissement de partenariats qui favorisent le développement de nos enfants. Et il y en a bien d'autres. Je tiens à dire un grand merci à Kate Barber (de la ville du Grand Sudbury) pour m'avoir communiqué des détails sur ceux-ci et pour avoir coordonné ma visite. Si j'ai bien compris, Cora Hayden et Juliana Ornella, de la Chambre, lui ont aussi prêté main forte. Je les en remercie. En terminant, je tiens à répéter que l'appui au développement de la petite enfance est un objectif indiscutablement légitime. Les avantages économiques qu'il présente à long terme en font une initiative stratégique éminemment rentable. Il y va de notre intérêt national de faire plus ; de l'intérêt des entreprises aussi. La promotion de la jeunesse restera
une priorité de RBC Groupe Financier et nous entendons cibler plus encore
notre sollicitude sur la petite enfance. Surtout n'hésitez pas à
parler à mes collègues de votre localité, dont plusieurs
sont présents aujourd'hui, notamment George Nelson et Tony Corallo. J'invite
aussi mes collègues du monde des affaires à rechercher des partenariats
avec le secteur public et les organismes bénévoles et à parler
publiquement de l'importance du développement de la petite enfance. Je
vous encourage aussi à aider le secteur privé à agir. Soyez
présent aux réunions auxquelles les entreprises participent, enrichissez
vos réseaux ; faites du lobbying. Rappelez aux membres du secteur privé
l'importance stratégique de cette question - et faites-le, non pas une
fois, mais à répétition. Parlez du développement de
la petite enfance sur les lieux de travail et dans les réunions publiques,
pour encourager les gens à s'y intéresser et le soutenir. Faites
en sorte que la question du développement de la petite enfance pénètre
dans les salles de conseil Plus nous investirons pour l'enfance - pas dans l'abstrait mais concrètement - mieux notre société s'en trouvera. Les promoteurs de ces principes à Sudbury sont bien représentés ici. Appuyons, par exemple, ce que fait le Collège Cambrian avec son Programme sur l'éducation des jeunes enfants, et parlons avec les étudiants qui y participent et qui sont ici. Pour que les choses bougent, collaborons avec les nombreux bénévoles tels que Audrey Dugas, de Science North ; Tina Hall, de Norguard Industries ; Brian Hein, de PCL Constructors Canada ; Lynne Philion, de Childcare Resources ; Dawn Chew, du Rainbow District School Board ; Eve Kremyr, de Jubilee Heritage Family Resources ; le Dr Penny Sutcliffe, du Sudbury & District Health Unit ; et Kathryns Irwin-Seguin, de Northern Regional Recovery. (Si j'en avais le temps, je pourrais sans doute vous nommer tous, vous qui êtes dans cette salle) Dans l'environnement incertain qui continue de secouer le monde, il est doublement important que le Grand Sudbury et toute sa population deviennent des promoteurs et des ambassadeurs du développement de la petite enfance. Merci.
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