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L'appui au développement de la petite enfance : Un
investissement stratégique pour les entreprises
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Charlie Coffey
Vice-président directeur,
Affaires gouvernementales et communautaires
La Chambre de Commerce du Grand Sudbury
Sudbury (Ontario)
12 avril 2002
Merci de vos aimables mots
Je suis ravi de me trouver ce matin parmi vous
pour ce déjeuner organisé par La Chambre de
Commerce du Grand Sudbury. Comme l'on entend souvent dire
que votre ville est le « wild, wild North », je
ne suis pas certain de ce à quoi je peux m'attendre
de cet auditoire ; après tout, il y a déjà
quelques années que je suis venu ici la dernière
fois. Je sais que Sudbury s'enorgueillit d'être «
une communauté de classe mondiale et en croissance
», fermement tournée vers l'avenir. Je sais aussi
que depuis treize ans, Cheryl Cecchetto, de Sequoia Productions,
en Californie (la « Cecil B. DeMille de la planification
d'événements ») proclame sa fierté
de ses origines sudbury-ennes chaque fois qu'un invité
(bien souvent une célébrité) du Governors
Ball des OSCARS, à Hollywood l'interroge sur ses antécédents
et qu'elle le fait même quand on ne le lui demande
pas ! J'espère que vous avez lu l'article dans le National
Post du 18 mars !
Je suis naturellement enchanté d'avoir
cette occasion de partager avec vous mon point de vue sur
un sujet qui me tient vivement à cur : le soutien
du développement de la petite enfance et de l'avenir
de nos jeunes. Un coup d'il sur cette salle suffit pour
confirmer que l'auditoire que vous formez est peut-être
l'un des meilleurs à qui parler de l'investissement
stratégique que constitue le soutien du développement
de la petite enfance. Car le groupe de décideurs auquel
je m'adresse surveille de près l'ampleur de l'enveloppe
affectée à cet investissement ; ils en connaissent
l'importance, ils en parlent autour d'eux et ils sont les
premiers à lancer des invitations à l'action.
À commencer par...
-
Monsieur le Maire Jim Gordon, sous l'impulsion
efficace duquel le Grand Sudbury continue de se recentrer
et de se réinventer ; puis
- la conseillère Louise Portelance qui,
avec Janet Gasparini, coprésidente de la Première
table ronde sur l'enfance, et Victor Skot, fournit un
exemple éloquent de ce que j'appelle souvent le
leadership en action ; également
- Debbi Nicholson qui, en tant que présidente
et chef de la direction de la Chambre, donne le ton pour
l'avenir, surtout pour les femmes d'affaires ; sans oublier
non plus
- cet impressionnant aréopage de personnalités
du monde des affaires, de représentants du secteur
public et d'amis, de clients et de collègues.
L'un des meilleurs auditoires, en effet, puisqu'il
réunit des agents du secteur public, des représentants
du secteur privé et des membres d'organismes de bienfaisance.
Nous sommes donc en bonne compagnie pour nous interroger sur
ce que nous pouvons faire pour renforcer notre engagement,
pour parler du lien entre les jeunes enfants et le monde des
affaires, et pour voir comment les trois groupes que vous
représentez peuvent collaborer pour promouvoir leur
développement.
Alors que je réfléchissais sur la
portée du Plan d'action pour la petite enfance, je
me suis rappelé une anecdote que racontait Angelo Patri,
un spécialiste du comportement enfantin. Un jour, il
avait aperçu de sa fenêtre trois gamins occupés
à laisser l'empreinte de leurs pieds dans le béton
fraîchement coulé d'un trottoir. Il s'en était
irrité et se préparait à les gronder
lorsque sa femme lui a dit : « Voyons, Angelo, tu adores
les enfants. » « C'est vrai », a-t-il répondu
; puis, en jouant sur les deux sens du mot concrete
en anglais, il a ajouté « je les aime dans l'abstrait
mais pas dans le concret. » C'est un peu le défi
que nous devons relever, nous aussi, à propos du développement
de la petite enfance. Dans l'abstrait, personne ne doute de
l'importance de donner à nos enfants un bon départ
intellectuel, affectif et social. Dans l'abstrait, il est
très logique et peut même sembler très
rentable de vouloir exposer très tôt nos enfants
à des influences favorables. Mais l'important est d'agir
concrètement.
Permettez-moi de vous parler brièvement
de mon engagement personnel dans le développement de
la petite enfance (de 0 à 6 ans). Il y a quelques années,
j'ai participé à l'Étude sur la petite
enfance du gouvernement de l'Ontario. Dans le cadre de ces
travaux, nous avons examiné divers moyens possibles
de préparer les enfants pour faciliter ensuite leur
réussite scolaire, professionnelle et sociale, et cela,
pour tous les groupes socio-économiques, pas seulement
pour les jeunes à risque ou ayant des besoins spéciaux.
Cette étude était coprésidée par
l'Honorable Margaret McCain, qui fut lieutenant gouverneur
du Nouveau-Brunswick, et par le Dr Fraser Mustard,
chercheur médical et cofondateur de l'Institut canadien
de recherches avancées.
À l'issue de l'étude McCain-Mustard,
nous avons, le Dr Mustard et moi, réuni
un groupe dans le but de déterminer comment le secteur
privé pouvait contribuer à relever le défi
du développement de la petite enfance ; ce groupe comprenait
des délégués de divers organismes tels
que la Fédération canadienne de l'entreprise
indépendante, la Chambre de commerce de l'Ontario et
le syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile, ainsi
que des personnalités du monde des affaires. Ses délibérations
ont eu un effet de sensibilisation considérable. Plusieurs
personnes se sont proposées pour étudier certains
problèmes difficiles tels que la possibilité
d'apporter des modifications utiles au régime fiscal,
d'offrir des incitations pour la création de services
de garde pour les enfants, d'élargir les réseaux
communautaires, ou encore de réviser le programme provincial
du Fonds d'aide au développement de la petite enfance
pour encourager le secteur privé à consentir
des subventions de contrepartie.
Je continue de promouvoir le développement
de la petite enfance par l'entremise d'organismes tels que
la Promesse de l'Ontario : Un partenariat pour les enfants
et les jeunes
et plus récemment par celle de
la Commission Early Learning and Child Care, de la Ville de
Toronto. En octobre dernier, nous avons été
nommés, l'Honorable Margaret McCain et moi-même,
coprésidents de cette nouvelle commission. C'est avec
enthousiasme que nous cherchons à obtenir une augmentation
des crédits pour les services de formation et de soins
pour les jeunes enfants et à renforcer les politiques
et les interventions nationales et provinciales en faveur
de l'enfance. Hier soir, en m'adressant à votre conseil
municipal, j'ai mentionné que le rapport de cette commission
sera publié prochainement.
On parle beaucoup de « la fuite des cerveaux
» et des inquiétudes que suscite dans les entreprises
canadiennes l'émigration de professionnels de talent.
Il est grand temps pour nous tous, et surtout dans le secteur
privé, de nous inquiéter d'un manque à
gagner intellectuel d'un autre genre. Le rapport de 1999 sur
l'Étude sur la petite enfance commanditée par
le gouvernement de l'Ontario s'intitulait « Inverser
la véritable fuite des cerveaux ». Que voulait
dire ce titre ? Il est bien évident que la société
doit assumer de lourdes charges si elle ne donne pas à
ses jeunes la formation et les connaissances dont ils ont
besoin pour réussir, non seulement professionnellement,
mais aussi dans la vie. Nous savons tous que les premières
années sont les plus formatrices. Des ouvrages remarquables
sur les liens entre les leçons apprises dans la petite
enfance et le succès dans la vie montrent mieux que
jamais au monde des affaires l'importance du défi et
des chances que la petite enfance présente pour lui.
Il est évident, en effet, que l'insuffisance
des investissements pour le développement de la petite
enfance est à l'origine de problèmes de comportement
et d'apprentissage. Les relations personnelles dysfonctionnelles,
l'échec scolaire et tous les problèmes connexes
de la délinquance juvénile, de la criminalité,
de la grossesse chez les adolescentes, de la toxicomanie,
du chômage chronique, de la pauvreté, des risques
pour la santé
tous ces phénomènes
peuvent être liés aux circonstances dans lesquelles
se sont déroulées les premières années
de la vie. Tous imposent de lourdes charges que notre société
doit assumer. Selon des recherches de la Child Care Education
Foundation, le Canada doit actuellement assumer des dépenses
d'orthopédagogie de 2,5 milliards de dollars par an
à cause de la lenteur des interventions requises ou
d'événements traumatisants dans la petite enfance.
Et les conflits travail-famille coûtent aux entreprises
4,7 milliards de dollars de plus par an.
Ce genre de statistiques parle aux entreprises.
Il leur montre que, en n'aidant pas nos enfants à prendre
un bon départ, nous nous imposons collectivement de
lourdes charges. Ces charges, nous les assumons non seulement
dans notre rôle de parents, mais aussi comme contribuables
et comme agents économiques. Pour ma part, je regrette
de ne pas entendre suffisamment mes collègues du milieu
des entreprises parler de l'appui qu'ils donnent au développement
de la petite enfance. Peut-être y penseraient-ils plus
si nous leur présentions le problème dans un
langage qui les touche. Et si vous voulez plus de précisions
sur le rendement de tels investissements, sachez que, selon
d'autres études, pour chaque dollar affecté
à des services de formation de qualité pour
la petite enfance, la société récupère
deux dollars sous forme d'impôts additionnels et d'une
réduction du coût des services sociaux, de l'éducation
et des soins médicaux.
Mais quelles mesures concrètes les entreprises
peuvent-elles adopter ? Avant tout, elles peuvent se faire
des opinions sur le développement de la petite enfance.
Pour RBC Groupe Financier, l'objectif qui sous-tend tous les
programmes liés à l'exercice de notre responsabilité
sociale est de promouvoir la prospérité du Canada
et de sa population. Pour l'atteindre, nous devons évidemment
soutenir l'éducation et l'apprentissage. Nous devons
soutenir les jeunes, qui sont notre avenir. Nous n'avons vraiment
pas le choix car nous sommes profondément convaincus
que notre prospérité future dépendra
de l'intelligence, de l'imagination, de l'ingéniosité
et de l'esprit d'innovation que nous posséderons.
Les avantages que nous recevons en retour, les
voilà. Investir dans le développement de l'enfance
de la petite enfance
c'est investir pour que notre économie
reste forte et concurrentielle. C'est investir pour que le
Canada soit puissant et dynamique. Investir dans la formation
de nos jeunes, c'est le simple bon sens.
Et n'importe quelle entreprise peut encourager
les efforts visant à accroître nos connaissances
sur le développement de l'enfance. Mieux nous connaîtrons
l'influence des premiers jours, des premiers mois et des premières
années sur le développement humain, mieux nous
pourrons collectivement orienter les efforts de façon
à assurer de bons départs.
RBC soutient sans réserve l'uvre
d'organismes tels que l'Institut canadien de recherches avancées.
Depuis 14 ans, nous avons donné à l'ICRA environ
2,5 millions de dollars, dont une bonne partie a été
affectée à des travaux sur le développement
de la petite enfance : cela vous donnera une idée de
l'importance que nous attachons à cette recherche.
Les entreprises peuvent aussi soutenir la formulation
de politiques appropriées. Par exemple, nous finançons
l'Institut canadien de la santé infantile, un organisme
qui encourage activement les pouvoirs publics à adopter
de bonnes politiques dans le domaine du développement
de l'enfance et qui publie de la documentation pour aider
les parents à aider leurs enfants à partir du
bon pied.
Il est important d'appuyer les partenariats qui
favorisent de tels objectifs. Je ne soulignerai jamais assez
l'utilité des partenariats entre les entreprises, les
collectivités et les gouvernements. Je crois fermement
que le développement de nos jeunes relève de
notre responsabilité collective
et que les grandes
sociétés et les petites et moyennes entreprises
peuvent jouer un rôle important.
Les partenariats
oui, lorsque le secteur
privé, le secteur public et les bénévoles
font cause commune, les résultats peuvent être
impressionnants. L'entreprise qui agit pour provoquer le changement
montre qu'elle a du cur ; elle participe puissamment
à la création d'une société civique
et civile et à la promotion du développement
social. Tout le monde est gagnant !
Pour ce qui est des partenariats, Sudbury a plus
d'une fois montré l'exemple
le programme EARTHCARE
Sudbury est typique de ce qu'une ville, des agences communautaires,
des organismes et des entreprises peuvent faire ensemble pour
préparer l'avènement d'une collectivité
plus « verte » et dynamique, et pour préparer
ainsi l'avenir de nos enfants. RBC Banque Royale soutient
fièrement cette importante initiative avec ses partenaires
et ses clients, y compris le Grand Sudbury.
Il est bien évident que Sudbury est consciente
de l'utilité des partenariats et de l'importance de
donner la priorité aux enfants. Comme le Dr
David Robinson, de l'Université Laurentienne, le mentionnait
dans son article du 12 décembre 2001, il n'est pas
impossible que le ministre des Finances Paul Martin ait songé
à Sudbury quand il a déclaré, à
propos de son budget, que notre succès économique
et notre aptitude à créer des emplois seront
déterminés par la mesure dans laquelle nous
comprendrons les grands courants qui préparent le monde
de demain.
Nous aussi, nous devons montrer que nous sommes
conscients des défis associés à la petite
enfance. Nous serions malvenus de prétendre qu'il appartient
en exclusivité au secteur public d'investir pour les
enfants, ne serait-ce que parce que les ressources des gouvernements
n'y suffiraient pas. Et l'on aurait tort de penser que les
gouvernements n'ont pas la volonté d'agir.
Durant l'automne de 2000, le gouvernement fédéral
a annoncé, dans le cadre du Plan d'action national
pour les enfants, 2,2 milliards de dollars d'engagements nouveaux
en faveur de la petite enfance, pour les cinq prochaines années.
Le gouvernement provincial a aussi pris des engagements en
ce sens. Il y a quelques mois, la troisième étape
du Plan d'action sur la petite enfance du gouvernement Harris
a été annoncée pour 2002 : la localisation
des 41 premiers Centres de développement de la petite
enfance dans 15 localités ontariennes, et la création
de 62 autres pour 2003. J'ai été heureux d'apprendre
que le Centre de développement de la petite enfance
de Sudbury a ouvert ses portes le 18 mars.
Toutefois, les partenariats avec le secteur privé
sont tout aussi essentiels. Les entreprises font partie de
la collectivité, et c'est de la collectivité
que proviennent les meilleures solutions. Pour le développement
de la petite enfance, laissons courir notre imagination et
envisager toute sorte de possibilités.
Parlons de la façon dont les entreprises
pourraient créer des centres de développement
de la petite enfance et de parentage pour leurs employés,
et bénéficier de crédits d'impôt
en mettant ces centres à la disposition de la population.
Songeons à des moyens de permettre à toutes
les familles de bénéficier de programmes de
ce genre.
Parlons de garderies financées par les
employeurs, dans leurs locaux, ou tout près dans une
école ou un centre communautaire. En plus des services
de qualité pour les enfants qu'ils offrent, les meilleurs
centres allègent les préoccupations des employés
; plusieurs grandes entreprises canadiennes, du CN à
Ontario Hydro, offrent des services de ce genre.
Parlons de ce que nous pouvons faire pour améliorer
les services de soutien à la famille sur les lieux
de travail. Chez RBC Banque Royale, notre programme de soutien
familial va bien au-delà des congés de maternité
ou parentaux (pour lesquels nos normes ont toujours dépassé
le minimum requis) ; de nombreuses autres politiques, notamment
celles qui régissent le partage des emplois, les horaires
flexibles et les congés rémunérés
pour obligations familiales, aident nos employés à
s'acquitter de leurs responsabilités familiales, y
compris les soins des bébés. Nous savons qu'aider
notre personnel (qui comprend beaucoup de mamans de jeunes
enfants) à faire face à ces exigences en lui
offrant des programmes de soutien de la famille, c'est appliquer
une stratégie d'entreprise éclairée.
Parlons de ce que le secteur privé pourrait
faire pour faciliter la solution des problèmes d'ordre
familial. Partout au Canada, notre personnel a accès
à des conseillers professionnels qui peuvent donner
des renseignements et établir des contacts avec des
spécialistes pour toutes les questions de conflit entre
le travail et la vie privée. Ces questions peuvent
porter sur des appuis pour le développement de l'enfance,
sur l'apprentissage des méthodes d'éducation
des enfants, sur les garderies, sur le choix des écoles
et sur les services spéciaux pour les enfants. Ces
renseignements sont accessibles par téléphone,
par Internet ou en personne.
Parlons aussi de ce que le secteur privé
peut faire pour militer en faveur du financement d'initiatives
touchant le développement de la petite enfance. Il
faudrait faire le lien entre la santé financière
des entreprises, la valorisation de la participation des actionnaires
et la nécessité d'investir dans la petite enfance.
Parlons encore de l'aide que les entreprises et
les gouvernements peuvent apporter aux « entrepreneurs
» sociaux. Comme les autres entrepreneurs, ceux-ci sont
des intermédiaires entre le capital et le travail -
leur objectif est d'obtenir la création d'institutions
et d'outils sociaux pour nous aider à assurer le développement
des enfants.
Faisons maintenant un rapide tour d'horizon de
ce qui se fait à Sudbury. L'uvre accomplie est
déjà impressionnante. Lorsque la Chambre organise
une manifestation comme celle d'aujourd'hui, elle renforce
l'intérêt pour le développement de la
petite enfance. Voici quelques activités que les entreprises
locales peuvent soutenir
- Le Programme de mentorat préscolaire
des Grands Frères relève du Fonds d'aide
au développement de la petit enfance ; il s'agit
d'un projet pilote qui consiste à réunir
plusieurs jeunes enfants avec un mentor adulte. Ce programme
a permis de repérer de nombreux enfants (de 2 à
5 ans) qui pourraient bénéficier du désir
d'émulation suscité par un tel adulte. Toutefois,
les Grands frères parviennent mal à recruter
des volontaires pouvant aller voir ces enfants dans la
matinée ou l'après-midi, dans les garderies
ou les centres de développement. Un partenariat
avec des entreprises pourrait faciliter la mise en uvre
de ce programme innovateur. Dave Battaino et Jackie McCullagh,
des Grands frères, sont tous les deux parmi nous
aujourd'hui ; j'espère qu'ils établiront
certains contacts utiles à cette fin.
- Pour sa part, le réseau Bébés
en santé, enfants en santé a lancé
des projets que le public et les entreprises pourraient
appuyer. L'un des programmes en cause prévoit l'envoi
par la poste, aux parents de chaque nouveau-né,
d'un nécessaire contenant des renseignements sur
les services locaux et sur les premiers stades du développement
de l'enfant. Ce groupe aimerait beaucoup créer
des partenariats avec des entreprises susceptibles de
l'aider à rédiger, imprimer et livrer des
renseignements sur des organismes offrant des services
aux jeunes familles. Nous avons parmi nous aujourd'hui
plusieurs représentants de Bébés
en santé, enfants en santé et je serais
vraiment heureux qu'ils établissent, eux aussi,
des contacts utiles.
- On m'a parlé du programme Cybermoms,
qui entretient des ordinateurs et Internet avec des parents
adolescents. Ce projet se prête idéalement
à une collaboration entre les entreprises et les
services sociaux ; deux impératifs qui viennent
aussitôt à l'esprit sont la disponibilité
d'ordinateurs et celle de temps sur Internet. Janet Gasparini
et Lois Mahon, qui sont ici, aimeraient établir
des contacts.
Ces initiatives se prêtent toutes à
l'établissement de partenariats qui favorisent le développement
de nos enfants. Et il y en a bien d'autres. Je tiens à
dire un grand merci à Kate Barber (de la ville du Grand
Sudbury) pour m'avoir communiqué des détails
sur ceux-ci et pour avoir coordonné ma visite. Si j'ai
bien compris, Cora Hayden et Juliana Ornella, de la Chambre,
lui ont aussi prêté main forte. Je les en remercie.
En terminant, je tiens à répéter
que l'appui au développement de la petite enfance est
un objectif indiscutablement légitime. Les avantages
économiques qu'il présente à long terme
en font une initiative stratégique éminemment
rentable. Il y va de notre intérêt national de
faire plus ; de l'intérêt des entreprises aussi.
La promotion de la jeunesse restera une priorité
de RBC Groupe Financier et nous entendons cibler plus encore
notre sollicitude sur la petite enfance. Surtout n'hésitez
pas à parler à mes collègues de votre
localité, dont plusieurs sont présents aujourd'hui,
notamment George Nelson et Tony Corallo. J'invite aussi mes
collègues du monde des affaires à rechercher
des partenariats avec le secteur public et les organismes
bénévoles et à parler publiquement de
l'importance du développement de la petite enfance.
Je vous encourage aussi à aider le secteur privé
à agir. Soyez présent aux réunions auxquelles
les entreprises participent, enrichissez vos réseaux
; faites du lobbying. Rappelez aux membres du secteur privé
l'importance stratégique de cette question - et faites-le,
non pas une fois, mais à répétition.
Parlez du développement de la petite enfance sur les
lieux de travail et dans les réunions publiques, pour
encourager les gens à s'y intéresser et le soutenir.
Faites en sorte que la question du développement de
la petite enfance pénètre dans les salles de
conseil d'administration !
Plus nous investirons pour l'enfance - pas dans
l'abstrait mais concrètement - mieux notre société
s'en trouvera. Les promoteurs de ces principes à Sudbury
sont bien représentés ici. Appuyons, par exemple,
ce que fait le Collège Cambrian avec son Programme
sur l'éducation des jeunes enfants, et parlons avec
les étudiants qui y participent et qui sont ici. Pour
que les choses bougent, collaborons avec les nombreux bénévoles
tels que Audrey Dugas, de Science North ; Tina Hall, de Norguard
Industries ; Brian Hein, de PCL Constructors Canada ; Lynne
Philion, de Childcare Resources ; Dawn Chew, du Rainbow District
School Board ; Eve Kremyr, de Jubilee Heritage Family Resources
; le Dr Penny Sutcliffe, du Sudbury & District
Health Unit ; et Kathryns Irwin-Seguin, de Northern Regional
Recovery. (Si j'en avais le temps, je pourrais sans doute
vous nommer tous, vous qui êtes dans cette salle)
Dans l'environnement incertain qui continue de
secouer le monde, il est doublement important que le Grand
Sudbury et toute sa population deviennent des promoteurs et
des ambassadeurs du développement de la petite enfance.
Merci.
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