Rapport aux actionnaires
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Gordon M. Nixon
Président et chef de la direction
Banque Royale du Canada
133e assemblée annuelle
Banque Royale du Canada
Toronto (Ontario)
22 février 2002
Je suis honoré d'être parmi vous
aujourd'hui pour présenter mon premier rapport aux
actionnaires en qualité de président et chef
de la direction de RBC Groupe Financier.
Je vous parlerai pendant une vingtaine de minutes
de ce qu'a accompli notre groupe au cours de l'exercice 2001,
ainsi que de la stratégie que nous avons élaborée
pour concrétiser notre vision. Cette vision est d'être
une des premières sociétés de services
financiers en Amérique du Nord, prééminente
au Canada, avec des entreprises mondiales spécialisées
sur des créneaux où nous avons un avantage sur
nos concurrents.
Notre société a relevé d'importants défis
l'année dernière. Après une décennie
de croissance sans précédent, l'économie
nord-américaine s'est mise au ralenti et beaucoup de
secteurs - y compris celui des services financiers - ont dû
se départir de l'excédent de capacités
accumulé pendant les années 90.
La situation précaire de l'économie
a été aggravée par les événements
tragiques du 11 septembre qui ont amplifié la détérioration
des marchés boursiers et les restructurations de nombreux
secteurs.
De plus, nous avons dû absorber les coûts
importants liés aux acquisitions antérieures,
des pertes sur prêts plus lourdes que prévues
et des charges de restructuration exceptionnelles.
Malgré cet environnement difficile, nous
avons produit des résultats solides et avons réussi
à atteindre la majorité de nos objectifs pendant
l'exercice 2001. Cette performance est le résultat
de nos solides relations avec nos clients, du dévouement
de notre personnel et de la diversification de nos activités.
Cette diversification a joué un rôle
important dans notre succès.
Par exemple, l'anémie des marchés
des capitaux l'an dernier a réduit les résultats
de nos plateformes Gestion de patrimoine et Grande entreprise
et banque d'investissement - deux secteurs qui avaient produit
une importante croissance ces dernières années.
Mais cette réduction a été
compensée par nos autres segments qui ont enregistré
de solides bénéfices de même qu'une croissance
raisonnable.
Notre entreprise doit en partie sa force à
notre engagement envers chacun de nos groupes de partenaires.
Nous croyons que les intérêts de nos clients,
de nos actionnaires, de nos employés et de nos collectivités
sont intimement liés à notre objectif qui est
de continuer à développer des relations avec
chacun d'eux et de leur apporter à tous une valeur
ajoutée.
Comme l'assemblée d'aujourd'hui est celle
des actionnaires, je me concentrerai principalement sur nos
stratégies et nos résultats dans la création
de valeur pour vous, qui êtes nos propriétaires.
Cependant, je mentionnerai aussi nos autres partenaires
parce que je crois que c'est avec un personnel engagé,
servant une clientèle satisfaite, au sein de collectivités
dynamiques que nous pouvons le mieux accroître la valeur
pour nos actionnaires.
Au cours de la dernière année,
nous avons continué de nous dédier à
nos grandes priorités à savoir :
- assurer de solides résultats financiers ;
- prendre de l'expansion à l'étranger et en
particulier aux États-Unis ;
- faire croître les secteurs à rendement ou
à ratio cours/bénéfice élevés
et
- exploiter la synergie entre nos différentes plateformes
opérationnelles pour comprimer les coûts et
accroître les revenus.
Commençons par la première de nos
priorités - des bases solides.
Chez RBC, nous surveillons attentivement un certain
nombre d'indicateurs financiers clés qui sous-tendent
notre prospérité future et créent de
la valeur pour nos actionnaires. Ce sont :
- la croissance des bénéfices,
- le rendement des actions ordinaires,
- la croissance des revenus,
- l'encadrement des charges,
- la qualité du portefeuille et
- les indicateurs de capital.
Chaque année, nous fixons des objectifs
de rendement dans chacun de ces domaines en fonction desquels
nous mesurons notre rendement. La rémunération
du personnel est nettement influencée par les résultats
atteints par rapport à nos objectifs ainsi que par
notre performance par rapport à notre groupe de comparaison.
Dans quelques minutes, Peter Currie, notre chef
des Finances, nous fera un compte rendu détaillé
de nos résultats pour chacun de ces indicateurs pendant
l'exercice 2001 et le premier trimestre de l'exercice 2002.
Je me contenterai donc de mentionner que nous avons à
nouveau dégagé des résultats solides
en 2001, avec un bénéfice net en hausse d'environ
10 pour cent à plus de 2,4 milliards de dollars et
un rendement des capitaux propres selon la comptabilité
de caisse de 18,6 pour cent. Et en tant qu'actionnaires, vous
serez heureux d'apprendre que nous avons commencé cet
exercice-ci avec un bon premier trimestre.
Notre concentration sur la production d'un rendement
financier solide malgré les défis de la concurrence,
de la réglementation et de la conjoncture économique
et notre détermination à bâtir une entreprise
bien diversifiée ont été profitables
pour nos actionnaires.
Au cours des cinq derniers exercices, nos actions ordinaires
ont enregistré un rendement annualisé de 19
pour cent. Cela représente plus de trois fois le rendement
de l'indice TSE 300 et bien plus que le rendement de 14 pour
cent de l'indice S&P 500 pendant cette même période.
Il existe une tension inhérente entre l'investissement
dans la croissance à long terme et la maximisation
des bases à court terme. Je crois qu'une des principales
responsabilités de la direction est de trouver un équilibre
entre ces deux objectifs cruciaux.
Les acquisitions retiennent les manchettes des
journaux, mais je sais que nos actionnaires apprécieront
de nous entendre réitérer que nous resterons
concentrés sur le maintien de bases solides.
L'expansion internationale, notre deuxième
priorité, reste un des grands objectifs de l'entreprise.
Cette dernière année, nous avons
fait des progrès importants pour faire croître
nos activités bancaires de détail, de courtage
de plein exercice et d'assurance aux États-Unis par
des acquisitions. Nous avons aussi élargi nos branches
internationales spécialisées dans le Traitement
des opérations et dans le secteur Grande entreprise
et banque d'investissement, à la fois par des acquisitions
et par l'expansion des affaires.
En novembre 2000, nous avons parachevé
l'acquisition de Liberty Life de Caroline du Sud.
RBC Liberty nous apporte une base de bénéfices
stable sous forme de revenus d'assurance provenant des ventes
par des agences, des activités directes et des services
administratifs.
Au début de 2001, nous avons acquis Dain Rauscher Corporation
de Minneapolis. Et en octobre, nous avons acheté Tucker
Anthony Sutro de Boston, que nous fusionnons avec RBC Dain
Rauscher.
Tucker Anthony Sutro, qui est présente
principalement sur les côtes Est et Ouest, complète
RBC Dain Rauscher, qui est surtout implantée dans le
Midwest.
La société fusionnée est
maintenant la neuvième firme de courtage de détail
aux États-Unis avec plus de 2 000 conseillers financiers
dans au-delà de 160 bureaux.
Avec les activités canadiennes de RBC,
notre plateforme Gestion de patrimoine approche maintenant
notre objectif de 4 000 conseillers en placement en Amérique
du Nord.
Dain Rauscher Wessels - la branche marché
des capitaux participatifs de Dain Rauscher - complète
nos activités nord-américaines dans le secteur
Grande entreprise et banque d'investissement et a maintenant
été entièrement intégrée
dans RBC Marché des Capitaux.
L'achat de Centura Banks de Caroline du Nord en
juin 2001 représentait une importante expansion sur
le marché des services bancaires aux particuliers et
aux entreprises aux États-Unis. RBC Centura a 239 succursales
dans trois États du Sud-Est des États-Unis,
et quelque 14 milliards de dollars US d'actifs.
En tout, nos acquisitions aux États-Unis
nous apportent plus de deux millions de clients qui s'ajoutent
aux 10 millions que nous avions déjà au Canada.
De plus, les revenus aux États-Unis représentaient
20 pour cent de notre total l'an dernier, alors qu'ils n'étaient
que de 7 pour cent en 2000.
À l'avenir, nous nous attendons à
ce qu'une plus grande partie de ces revenus américains
s'ajoute à nos résultats nets à mesure
que les coûts des acquisitions antérieures diminueront
et que nous parviendrons à une meilleure efficacité
opérationnelle.
Nous continuerons de viser des acquisitions complémentaires
stratégiques menées rigoureusement aux États-Unis,
mais notre principale priorité à court terme
est d'atteindre nos objectifs opérationnels.
Nous prévoyons de le faire de deux manières.
Sur une base transfrontalière, chaque segment
d'activité étudie les possibilités de
maximiser sa rentabilité et son potentiel de revenu.
Et sur une base est-ouest aux États-Unis, nous examinons
aussi des moyens d'éliminer les dédoublements
et d'accroître les revenus en exploitant nos capacités
entre les différentes plateformes opérationnelles.
Notre troisième priorité stratégique
est de faire croître les secteurs à rendement
élevé qui nécessitent moins de capitaux
et ont des ratios cours/bénéfice plus importants.
Même si nous restons déterminés à
défendre notre position de tête dans le secteur
Grande entreprise et banque d'investissement et comptons sur
une poursuite de la croissance dans cette branche, nous nous
concentrons sur les marchés des consommateurs tels
que les Services aux particuliers et aux entreprises et la
Gestion de patrimoine où nous croyons que les perspectives
à long terme restent vigoureuses.
En raison d'une moins bonne tenue des marchés
des capitaux, la contribution de la Gestion de patrimoine
aux résultats est descendue à 14 pour cent l'an
dernier, mais elle avait atteint 21 pour cent dans le passé.
Notre objectif est d'accroître cet apport
puisque nous croyons que les perspectives de croissance à
long terme de ce secteur sont solides, que ses rendements
sont intéressants et que nous avons une entreprise
concurrentielle.
Comme la Gestion de patrimoine, nos unités
des Assurances et de Traitement des opérations sont
relativement à l'abri des problèmes de qualité
de l'actif et exigent moins de capitaux. Elles ont produit
environ 13 pour cent du bénéfice net de l'an
dernier et notre objectif est aussi de faire croître
leur apport.
RBC démultiplie ses forces par la collaboration
entre les plateformes opérationnelles afin d'offrir
des solutions financières intégrées à
ses clients. Il s'agit là d'un secteur d'une importance
stratégique croissante de notre entreprise et nous
en avons donc fait une quatrième priorité stratégique.
La collaboration inter-plateformes pour exploiter
les compétences, les produits et la technologie apporte
d'importants avantages à tous nos partenaires.
Les sociétés qui pratiquent les
ventes croisées ou livrent des produits d'une manière
pratique pour les clients - quelles que soient leurs propres
structures d'entreprise - finissent par mieux servir les clients
et en sont récompensées quand ceux-ci leur confient
une plus grande part de leurs affaires.
Elles sont aussi forcées de faire tomber
les barrières entre les unités, éliminant
du coup les modes de prestation, les fonctions et les produits
redondants, ce qui aide à réduire les coûts.
La tendance à l'intégration
des services financiers s'affirme de plus en plus et est motivée
par la volonté des clients qui aspirent à :
- la commodité,
- du service,
- de la qualité, et
- de la valeur ajoutée.
Nous voulons être un chef de file dans ce
domaine.
RBC Groupe Financier se trouve dans une position
idéale pour l'intégration des services financiers.
Nous avons une gamme d'activités largement diversifiées
qui nous permet d'offrir une grande palette de services à
nos clients. Notre position sur les marchés et notre
clientèle solides dans la plupart des secteurs au Canada,
conjuguée à notre leadership dans la gestion
des relations avec la clientèle facilitent aussi l'interdistribution.
Le leadership de RBC dans la gestion des relations
avec la clientèle a récemment été
reconnu par American Banker, qui nous a honorés de
son prestigieux prix de l'innovateur de l'année.
J'aimerais prendre un moment pour vous parler
de quelques-uns de nos efforts inter-plateformes couronnés
de succès - premièrement ceux qui sont en cours
au Canada et ensuite ceux que nous mettons en œuvre
aux États-Unis.
Depuis plusieurs années, nous avons un
programme de recommandations internes au Canada, qui permet
de faire un suivi des recommandations d'affaires et encourage
cette pratique entre les différentes parties de RBC
Groupe Financier. Entre 1998 et 2001, ce programme a rapporté
environ 13 milliards de dollars d'affaires nouvelles.
En automne dernier, la Gestion de patrimoine et
les Services aux particuliers et aux entreprises ont uni leurs
forces pour créer un effectif de vente dans la planification
financière. Cet effectif de vente rationalisé
et efficace, qui regroupe plus de 1 500 personnes, est le
meilleur de sa catégorie.
Nous consacrons aussi d'importantes ressources
à la segmentation de la clientèle afin d'offrir
une plus grande qualité de service et une plus grande
valeur ajoutée à nos clients à mesure
qu'ils traversent les diverses étapes de leur vie et
ont besoin de produits et de conseils différents.
Aux États-Unis, notre plateforme bancaire
de Services aux particuliers et aux entreprises poursuit les
initiatives liées à l'intégration, au
développement des produits et à la gestion des
ventes.
Par exemple, en regroupant Security First Network
Bank, RBC Prism et RBC Builder Finance au sein de RBC Centura,
nous avons réalisé d'importantes réductions
de coût. Nous avons aussi accru les revenus grâce
à une offre de produits et à un réseau
de distribution plus étendus.
Nous avons également lancé des initiatives
entre les unités opérationnelles aux États-Unis
qui, même si elles ne sont pas prises en compte dans
nos modèles d'acquisition, offrent d'intéressantes
possibilités à mesure que nous faisons croître
notre secteur des services aux consommateurs aux États-Unis.
L'initiative de la nouvelle marque « RBC
» contribue elle aussi à notre stratégie
d'intégration. Nous croyons que nous pourrons faire
évoluer la marque à un point tel que, quand
les clients verront le préfixe « RBC »
accolé au nom d'une de nos entreprises, ils sauront
qu'ils traitent avec un groupe plus important qui partage
les mêmes normes élevées et les mêmes
valeurs.
Certains croient à tort que nous avons
abandonné les noms de Banque Royale et Banque Royale
du Canada.
Nous ne les avons pas abandonnés.
RBC est l'acronyme de Royal Bank of Canada, c'est-à-dire,
Banque Royale du Canada. RBC Groupe Financier est le nom générique
que nous employons pour identifier notre groupe de sociétés.
Ce nom a remplacé celui de Groupe Financier Banque
Royale pour mieux traduire la palette de nos activités,
dont bon nombre ne sont pas bancaires.
Le nom officiel de notre société
reste Banque Royale du Canada, et les Services aux particuliers
et aux entreprises évoluent sous le nom de RBC Banque
Royale.
RBC Assurances, RBC Investissements, RBC Marché
des Capitaux et RBC Services Internationaux ont tous d'importantes
entités non bancaires qui ne devraient pas - et dans
certains cas ne peuvent pas - contenir le mot
« banque » dans leur nom.
« RBC » lie toutes ces entreprises
entre elles et intègre aussi nos unités aux
États-Unis sans compromettre le capital de notoriété
de leurs marques régionales.
Chez RBC, nous avons pour vocation de développer
des relations et d'apporter une valeur ajoutée à
tous nos partenaires, qui, en plus de nos actionnaires, sont
:
- nos clients,
- nos employés, et
- nos collectivités d'implantation.
Nous ne ménageons aucun effort pour tisser
des liens durables avec nos clients. Nous voulons leur apporter
une excellente valeur ajoutée, quel que soit le mode
de prestation, le produit ou le forfait de services qu'ils
choisissent d'utiliser.
Notre concentration sur les relations avec les
clients et sur le service est une des caractéristiques
culturelles que partagent toutes les unités de RBC.
Cela nous démarque nettement de certains de nos concurrents
qui, eux, se concentrent sur les opérations.
Nous savons que si nous réussissons à
bâtir des relations de confiance avec nos clients, les
opérations suivront. Au total 85 pour cent de nos employés
détiennent des actions de RBC. Mais ils ne viennent
pas au travail chaque matin en se concentrant uniquement sur
la valeur de leur avoir comme actionnaires. Ils sont principalement
focalisés sur les clients - qu'il s'agisse d'une multinationale
ou d'un consommateur âgé qui a besoin d'un peu
plus d'aide.
Je sais bien que nous ne sommes pas parvenus à
la perfection et qu'il y a toujours moyen d'améliorer
le service à la clientèle, mais nous progressons
bien sur la voie de la concentration de chacun sur l'impératif
du développement des relations à long terme
avec les clients.
Nous employons aussi des pratiques de pointe dans le milieu
de travail qui permettent d'attirer et de conserver dans nos
rangs les meilleurs collaborateurs.
Notre objectif est de créer un environnement
de travail dans lequel :
- les gens se respectent les uns les autres,
- la diversité est appréciée,
- le rendement est récompensé, et
- un sain équilibre de la vie professionnelle et
personnelle est encouragé.
Je ne saurais trop insister sur l'importance des
valeurs et de la culture dans ce qui donne sa personnalité
à notre entreprise. Nous avons cinq branches d'exploitation
qui ont chacune leur culture propre - dans certains cas même
plusieurs cultures - et les mesures d'intéressement
et de motivation varient d'un secteur à l'autre.
Il est crucial de reconnaître ces différences
et d'en tirer le meilleur parti, mais nous devons aussi tisser
des liens culturels communs et nous appuyer sur des valeurs
cohérentes qui soudent toutes nos entreprises.
Nous devons veiller à ce que les
actions des employés soient en accord avec nos valeurs,
à savoir :
- le service,
- le travail d'équipe,
- la responsabilité,
- la diversité, et
- l'intégrité.
Ces valeurs sont aujourd'hui ancrées dans
nos systèmes de gestion du rendement en fonction duquel
nous sommes tous - en tant qu'employés - évalués.
Nous croyons aussi que le succès de notre
entreprise est étroitement lié au bien-être
des collectivités dans lesquelles nous sommes implantés.
À notre avis, la responsabilité sociale n'est
pas laissée au libre choix des sociétés
- elle doit être assumée comme une partie intégrante
de leurs relations avec tous leurs partenaires.
La responsabilité sociale de l'entreprise
s'exprime sous de multiples formes. Membre fondateur de la
campagne Imagine, RBC Groupe Financier est fier d'être
une des entreprises qui fait les dons les plus généreux
au Canada.
Mais nous ne nous intéressons pas seulement
à la philanthropie. Nous sommes une entreprise citoyenne
complètement engagée. Nous encourageons nos
employés à partager leurs connaissances et leurs
compétences professionnelles avec leur milieu.
Nous sommes particulièrement fiers de ce
que la revue Report on Business du Globe and Mail nous a désignés
comme l'entreprise la plus responsable socialement pour la
sixième année de suite.
RBC et son personnel contribuent à des
milliers de bonnes causes comme en témoigne notre Rapport
à nos concitoyens 2001 que vous trouverez dans le dossier
qui vous a été remis aujourd'hui. Je vous invite
à le lire.
Au cours des 10 derniers mois, depuis que je suis
devenu président et chef de la direction, j'ai eu le
privilège de voyager beaucoup en Amérique du
Nord et de passer du temps avec nos employés dans chacune
de nos unités.
Je suis toujours impressionné par le dévouement
de nos employés et leur engagement envers leur entreprise,
leurs clients et leur collectivité. Ce dévouement
et la manière dont nos effectifs se distinguent de
tous les autres dans leur collectivité est un message
qui revient régulièrement dans la bouche de
nos clients.
Ces qualités particulières se sont
clairement manifestées pendant et après les
événements tragiques du 11 septembre. Malgré
un profond sentiment de perte, nos 700 employés à
New York ont fait tout en leur pouvoir pour rétablir
le service dans des installations de secours et faire passer
avant tout les intérêts de nos clients, de notre
entreprise et des marchés financiers.
Le formidable travail de nos employés à
New York et de leurs collègues partout dans le monde
qui les ont soutenus a fait l'objet d'une édition spéciale
de la revue de nos employés que vous trouverez également
dans votre dossier.
Ces employés ont continué d'assurer
la marche de nos activités à New York dans des
circonstances extrêmement difficiles et je les considère
quant à moi comme des héros. Ils méritent
toute notre gratitude et une reconnaissance spéciale.
Avant de conclure j'aimerais commenter rapidement
un point important pour tous nos partenaires - celui de la
gouvernance des sociétés cotées en bourse
et de la confiance du public dans leur capacité de
soutenir la croissance et la prospérité futures.
Les années 90 ont été une
décennie de formidable progrès économique
mais, comme beaucoup d'autres de ces périodes, elles
ont aussi été stigmatisées par des excès
spéculatifs.
Consommateurs, investisseurs, employés
et collectivités ont tous soufferts et souffrent encore
de l'effondrement de beaucoup de grandes sociétés.
Ces sociétés n'ont pas su répondre aux
attentes pour un certain nombre de raisons, mais principalement
parce que ces attentes étaient irréalistes et
parce que beaucoup de directions et de conseils d'administration
n'ont pas su maintenir les normes élevées qui
leur avaient été fixées.
Ces événements ont suscité
beaucoup de cynisme dans le public à l'égard
de notre système économique et de nos marchés
financiers. Par conséquent à l'aube du XXIe
siècle, nous devons répondre à des craintes
pour l'intégrité du monde des affaires, la vigilance
des cadres supérieurs et des conseils d'administration
et la crédibilité des informations publiques
et des états financiers.
Il est essentiel d'inspirer au public confiance
dans notre système pour maintenir un climat d'investissement
sain et les leaders du commerce et de l'industrie doivent
se concentrer sur ces domaines critiques de la gouvernance
d'entreprise.
Le monde des affaires doit faire en sorte que
les états financiers aient plus de crédibilité
et soient plus cohérents, que les structures de rémunération
concordent bien avec les intérêts des employés
et des actionnaires et que les plans des entreprises soient
établis dans un objectif de long terme fondé
sur des bases saines.
Soyez assurés que votre société,
votre direction et votre Conseil d'administration sont conscients
de cet enjeu. Nous sommes fiers de savoir que notre Conseil
d'administration a récemment été classé
comme le meilleur du pays par la revue Canadian Business.
Nous nous sentons honorés de voir attribuer à
RBC le prix de la « Meilleure information financière
». Mais nous resterons vigilants en ce qui concerne
les questions de gouvernance d'entreprise.
J'aimerais conclure en remerciant nos 60 000 employés
dans le monde entier de leur travail assidu. Ce sont eux qui
nouent et cultivent avec tant de succès les relations
avec nos clients et apportent une valeur ajoutée à
tous nos partenaires. Et ce sont eux qui fournissent le capital
intellectuel sur lequel repose notre actif financier.
J'aimerais aussi remercier notre équipe
de haute direction talentueuse, mes partenaires au sein du
Directoire et notre Conseil d'administration pour ses conseils
et son leadership au cours de la dernière année.
Enfin, sur un plan plus personnel, je tiens à
remercier John Cleghorn pour son soutien et son leadership.
Nous avons beaucoup de défis devant nous,
mais nous ne manquons pas non plus de potentiel. Je ne doute
pas que nous ayons les forces et les capacités organisationnelles
nécessaires pour continuer de produire de la valeur
pour vous, nos actionnaires.
Merci.
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