Aperçu des résultats financiers 2001 et premier
trimestre de 2002
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Peter W. Currie
Membre du Directoire et chef des finances
Banque Royale du Canada
133e assemblée annuelle
Banque Royale du Canada
Toronto (Ontario)
22 février 2002
Merci, Gord. Bonjour Mesdames et Messieurs.
Je vous présenterai brièvement ce
matin les résultats financiers de notre société
pour 2001 et pour le premier trimestre de 2002, préparés
conformément aux principes comptables généralement
reconnus des États-Unis (PCGR des États-Unis).
Comme Gord Nixon vient de le dire, malgré
d'importantes difficultés l'an dernier, nous avons
produit des résultats solides. Le bénéfice
net a atteint un niveau record de 2,4 milliards de dollars,
en hausse de 10 % par rapport à 2000, alors que le
bénéfice par action s'est établi à
3,55 $, en hausse de 4 %.
Le bénéfice net de base selon la comptabilité
de caisse s'est élevé à 2,5 milliards
de dollars, également en hausse de 10 % par rapport
à 2000, alors que le bénéfice par action
de base, toujours selon la comptabilité de caisse,
a atteint 3,68 $, également 4 % de plus qu'en 2000.
Les chiffres des résultats de base selon la comptabilité
de caisse excluent l'incidence d'éléments exceptionnels
et les coûts liés à l'amortissement de
l'écart d'acquisition et d'autres éléments
incorporels, ce qui rend nos résultats plus comparables
à ceux de certains concurrents canadiens et américains.
En 2001, des éléments exceptionnels d'un total
de 204 millions de dollars après impôts comprenaient
essentiellement des plus-values sur la vente d'entreprises
non stratégiques et les coûts se rapportant à
la restructuration de notre secteur de services bancaires
de détail aux États-Unis. Il n'y avait pas d'éléments
exceptionnels en 2000.
Le rendement des capitaux propres attribuables
aux actionnaires ordinaires a atteint 16,6 % et son équivalent
de base selon la comptabilité de caisse,
17,1 %.
Nous avons un groupe diversifié d'activités,
ce qui nous a permis de dégager de bons résultats
en 2001 malgré le revers de conjoncture. Les résultats
solides des secteurs Services aux particuliers et aux entreprises,
Assurance et Traitement des opérations, qui ensemble
représentaient près de 70 % du bénéfice
net de base selon la comptabilité de caisse, ont compensé
les répercussions de la mauvaise tenue des marchés
financiers sur nos secteurs Gestion de patrimoine et Grande
entreprise et marchés des capitaux.
Mes explications concernant les résultats
sectoriels de l'an dernier se rapporteront entièrement
aux chiffres de base établis selon la comptabilité
de caisse.
Le bénéfice net des Services aux
particuliers et aux entreprises était en hausse de
24 % par rapport à 2000, traduisant en partie l'apport
de RBC Centura. Le rendement des capitaux propres, ou RCP,
s'est établi à 20 %.
Le bénéfice net du secteur Assurance
a augmenté de 83 % l'an dernier, traduisant l'ajout
de RBC Liberty Insurance et les solides performances des secteurs
d'assurance vie, crédit et voyages canadiens. Le RCP
pour ce secteur ressort à 21,9 % et traduit l'augmentation
des capitaux propres attribuables aux actionnaires ordinaires
consacrés à ce segment en 2001.
La Gestion de patrimoine a connu une année
difficile en raison des conditions défavorables du
marché des capitaux. Ses résultats traduisaient
aussi les coûts associés à l'acquisition
de RBC Dain Rauscher. Le bénéfice net s'est
élevé à 352 millions de dollars en 2001.
Le RCP s'est établi à 18,4 %, traduisant l'augmentation
du capital attribué à ce secteur en 2001.
Les résultats du secteur Grande entreprise
et marchés des capitaux ont aussi été
affectés par la mauvaise tenue des marchés financiers
et les coûts liés à l'acquisition de Dain
Rauscher Wessels. Le bénéfice net s'est élevé
à 417 millions de dollars. Le RCP est ressorti à
11,8 %, traduisant l'augmentation des capitaux propres attribuables
aux actionnaires ordinaires consacrés à ce segment
l'an dernier.
Notre secteur Traitement des opérations
a continué d'afficher une croissance, son bénéfice
net étant en hausse de 7 %. Le RCP s'est élevé
à 31,1 % en 2001.
Dans l'ensemble, nous avons atteint bon nombre
de nos objectifs ambitieux du dernier exercice, particulièrement
en matière de croissance des revenus et de gestion
du capital. De plus, si on exclut les acquisitions, nous avons
réussi à atteindre notre objectif de croissance
des charges. Une comparaison de nos résultats aux objectifs
de 2001 est présentée à la page 6 du
rapport annuel du dernier exercice et je vous invite à
la consulter.
Gord Nixon a évoqué les solides
rendements pour les actionnaires dégagés au
cours des cinq années terminées le 31 octobre
2001. Ces chiffres comprenaient les dividendes des actions
ordinaires. Entre la fin de 1999 et 2001, nous avons augmenté
les dividendes à quatre reprises, ce qui représentait
une hausse de 50 % sur cette période. En 2001, nous
avons relevé les dividendes deux fois, de 20 % en tout,
et comme nous vous l'avons annoncé ce matin, notre
dividende sera augmenté encore de 0,02 $ soit 6 % au
deuxième trimestre.
Premier trimestre 2002
J'aimerais maintenant prendre quelques minutes
pour parler de nos très solides résultats au
premier trimestre de 2002, qui ont été publiés
ce matin. Les résultats de ce trimestre traduisent
l'adoption de nouvelles normes comptables au Canada et aux
États-Unis en vertu desquelles l'écart d'acquisition
n'est plus amorti. Par conséquent, je ne parlerai plus
de résultats selon la comptabilité de caisse
puisque la nouvelle norme produit des résultats comptables
très proches de ces derniers. Nous pensons que cela
simplifie notre information financière.
Le bénéfice net du premier trimestre
s'est établi au niveau record de 734 millions de dollars,
comparativement à 695 millions de dollars il y a un
an. Les résultats de l'an dernier comprenaient un gain
après impôt de 111 millions de dollars provenant
d'éléments exceptionnels, qui découlaient
principalement de la vente d'activités non stratégiques
et de la formation d'une coentreprise pour le traitement des
cartes de crédit. Le bénéfice par action
après dilution s'est élevé à 1,04
$, comparativement à 1,08 $ il y a un an, ce qui comprenait
0,17 $ de gains provenant de ces éléments exceptionnels.
Sans les éléments exceptionnels
au premier trimestre du dernier exercice, le bénéfice
net aurait été supérieur de 26 %. Le
bénéfice par action ordinaire après dilution
était plus élevé de 14 % qu'il y a un
an, comparativement à notre objectif de croissance
pour 2002 de 5 % à 10 %.
La forte croissance traduit une importante augmentation
du bénéfice net provenant de nos récentes
acquisitions aux États-Unis, principalement l'achat
de Centura Banks en juin l'an dernier. Elle reflète
aussi la rigueur de notre gestion des coûts, comme je
vous l'expliquerai dans un instant.
Le rendement du capital ordinaire était
de 17,1 %, ce qui correspond à la fourchette cible
de 17 à 19 % pour cette année. Il y a un an,
ce même rendement était de 21,9 % et, compte
non tenu des éléments exceptionnels, il était
ressorti à 18,3 %.
Nos secteurs d'exploitation ont maintenu leurs
solides résultats au premier trimestre et les explications
qui suivent ne tiennent pas compte d'éléments
exceptionnels du premier trimestre du dernier exercice.
Les Services aux particuliers et aux entreprises
ont dégagé un bénéfice net de
389 millions de dollars, en hausse de 37 %. Le RCP est ressorti
à 18,8 %, comparativement à 20,9 % il y a un
an.
Le bénéfice du secteur Assurance
s'est élevé à 42 millions de dollars,
en hausse de 8 % par rapport à un an plus tôt.
Le RCP était de 23,0 %, en augmentation de 22,4 %.
Le bénéfice net de la Gestion de
patrimoine est ressorti à 88 millions de dollars, en
baisse par rapport aux 99 millions de dollars du premier trimestre
de l'an dernier en raison de charges liées au régime
de stabilité du personnel dans le cadre de nos acquisitions
de Dain Rauscher Corp. et de Tucker Anthony Sutro. Ces charges
devraient diminuer à partir du prochain trimestre.
Le RCP a été de 11,1 %, traduisant la diminution
des bénéfices et l'augmentation du capital moyen
attribué à la Gestion de patrimoine ce trimestre-ci,
comparativement à l'an dernier.
Le secteur Grande entreprise et marchés
des capitaux a déclaré un bénéfice
net de 146 millions de dollars, pratiquement identique à
l'an dernier. Son RCP est ressorti à 13,7 %, traduisant
une augmentation du capital ordinaire moyen consacré
à ce secteur ce trimestre-ci, comparativement à
un an plus tôt.
Le bénéfice du secteur Traitement des opérations
s'est élevé à 40 millions de dollars,
comparativement à 46 millions de dollars au premier
trimestre de l'an dernier. Son RCP s'est élevé
à 25,7 % ce trimestre.
Nos revenus totaux étaient en hausse de
22 % par rapport au même trimestre l'an dernier, dépassant
notre objectif de croissance de 2002 de 7 % à 10 %.
Les charges d'exploitation, qui ne tiennent pas
compte d'éléments exceptionnels, des coûts
des droits à la plus-value des actions et de certaines
charges liées aux acquisitions telles que le régime
de stabilité du personnel étaient en hausse
de 19 %, moins que les 22 % d'augmentation des revenus d'exploitation.
Cela concordait avec notre objectif.
Compte non tenu de nos acquisitions récentes
aux États-Unis, les charges d'exploitation ont baissé
de 7 % alors que les revenus d'exploitation ont augmenté
de 1 %.
Le fait que nous ayons réussi à
atteindre nos objectifs de revenus, de charges, de croissance
des bénéfices et de RCP démontre notre
engagement continu à gérer les coûts.
Nos résultats dans le domaine de la qualité
du portefeuille sont aussi conformes à l'objectif.
Les provisions spécifiques pour pertes sur créances
au premier trimestre de cette année étaient
de 0,55 % des prêts et acceptations bancaires, conformément
à notre fourchette cible de 45 à 55 points de
base.
La Banque a maintenu de solides ratios de capital
au cours du dernier trimestre. Le ratio du capital de première
catégorie était de 8,8 % et le ratio du capital
total de 12,3 %. Nous avons aussi atteint nos objectifs en
matière d'évaluation, nous classant dans le
quartile supérieure des banques canadiennes à
la fois par le ratio du cours à la valeur comptable
et celui du cours aux estimations de bénéfice
des analystes pour 2002.
En conclusion, nos résultats du premier
trimestre de 2002 sont conformes à nos objectifs. Nous
restons concentrés sur la production de rendements
solides par l'amélioration de notre structure de coûts,
la recherche de possibilités de croissance des revenus
rentables et la surveillance rigoureuse de notre profil de
risque. Nous restons déterminés à être
la première société de services financiers
au Canada tout en réalisant une expansion sélective
et rentable aux États-Unis.
Merci de votre attention.
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