Soutenir le développement de la petite enfance :
Un investissement stratégique
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Charlie Coffey
Vice-président directeur,
Affaires gouvernementales et communautaires
RBC Groupe Financier
au
Déjeuner des « défenseurs de nos enfants
»
Le Cutten Club
Guelph (Ontario)
le mardi 12 février 2002
Merci David... et bonjour à tous !
J'étais particulièrement ravi de recevoir une
invitation à ce déjeuner du Comité directeur
pour le développement de la petite enfance dans la
région de Wellington-Dufferin-Guelph - et également
ravi de revisiter la « ville royale ». Ayant fait
toute ma carrière dans une banque, vous ne serez guère
surpris que j'aie des affinités avec le nom de la ville
de Guelph. Comme la ville est une communauté pleine
de vie, connue pour son esprit d'entreprise, axée sur
la technologie et fortement tournée vers l'avenir,
sans parler de la célébration de son 175e anniversaire
cette année, c'est un privilège pour moi d'être
ici aujourd'hui et d'échanger des points de vue avec
des entreprises sur un sujet qui me tient à cœur
- le soutien au développement de la petite enfance.
Il suffit de jeter un coup d'œil à la ronde
pour s'apercevoir que vous êtes un auditoire presque
parfait pour parler des investissements stratégiques
- l'investissement stratégique dans le développement
de la petite enfance. Sans doute parce que je m'adresse à
un groupe de dirigeants qui pousseront encore plus loin cet
investissement - qui en parleront dans la communauté
- qui continueront de répondre à l'appel à
l'action. De David Huson et Ashley Knight-Kron à Kim
Warner du comté de Wellington, en passant par Dave
Worthen, de Connect Tech, Mike Annable, de Linamar, Debbie
Bowie, de The Co-operators, Ken Hamill, de la Guelph Community
Foundation et Barbara McKee, du centre d'apprentissage de
la petite enfance de Wellington, plus les membres du Comité
directeur pour le développement de la petite enfance
et ceux de la Children's Foundation (si seulement j'avais
le temps de tous les nommer ici), vous êtes un groupe
très actif qui peut faire la différence et,
dans bien des cas, le fait déjà. Et je remercie
tout particulièrement la coordinatrice, Alayne Langerak,
qui m'a permis d'en savoir plus sur les premières étapes
de ce projet.
Je disais donc, un auditoire presque parfait... À
présent, la question est de savoir comment nous pouvons
tous nous engager davantage ; comment nous pouvons convaincre
le milieu des affaires de s'engager véritablement ;
comment les secteurs public et privé et le milieu du
bénévolat peuvent collaborer de manière
plus efficace.
Le sujet de la petite enfance me rappelle une anecdote à
propos du spécialiste du comportement des enfants Angelo
Patri. Un jour, il aperçoit de sa fenêtre trois
enfants en train de marcher sur un trottoir en béton
fraîchement coulé. Il se met en colère
et s'apprête à les chasser lorsque sa femme lui
dit : « Mais Angelo, tu aimes les enfants ». Et
lui de répondre, en faisant un jeu de mots sur «
concrete », qui en anglais veut aussi dire béton
: « En théorie, oui, mais pas dans le béton
» - comprenez « concret ».
Voilà bien tout le défi quand on discute des
premières années de développement des
enfants. Dans l'abstrait, personne ne conteste la nécessité
de donner aux enfants le meilleur départ possible dans
la vie - sur les plans intellectuel, psychologique et social.
La nécessité d'entourer les enfants - nos propres
enfants - d'influences positives dès leur tout jeune
âge est une question de simple bon sens. Mais la théorie
ne suffit pas. Il faut une action concrète.
Permettez-moi de vous parler d'abord de mon engagement personnel
dans le domaine de la petite enfance, que l'on appelle aussi
le développement des 0 à 6 ans. Il y a quelques
années, j'ai participé à l'Étude
sur la petite enfance du gouvernement de l'Ontario. Nous avons
examiné des façons de préparer les enfants
à la réussite scolaire, professionnelle et sociale
- et ce, dans tous les groupes socio-économiques, pas
seulement ceux des jeunes à risque ou qui ont des besoins
particuliers. Cette étude était coprésidée
par l'honorable Margaret McCain et le Dr Fraser Mustard.
Après l'étude McCain-Mustard, le Dr Mustard
et moi-même avons formé un groupe pour étudier
plus à fond les façons dont le secteur privé
peut contribuer à relever le défi des premières
années. Nous avons réuni des représentants
de groupes comme la Fédération canadienne de
l'entreprise indépendante, la Chambre de commerce de
l'Ontario, le syndicat des travailleurs canadiens de l'automobile
et plusieurs autres entreprises.
Ce fut un extraordinaire exercice de prise de conscience.
Les participants se portaient volontaires pour étudier
des questions difficiles - comme la possibilité d'une
réforme fiscale, des mesures d'incitation à
la construction de garderies, la nécessité d'élargir
les réseaux communautaires et la possibilité
de structurer le Fonds d'aide au développement de la
petite enfance de l'Ontario de manière à inciter
des organismes non gouvernementaux à participer financièrement.
Je continue de défendre la cause de la petite enfance,
dans le cadre de la Promesse de l'Ontario : partenariat pour
l'enfance et la jeunesse... mais afin de ne pas couper l'herbe
sous le pied de la prochaine intervenante, Karen Chan, je
ne dirai pas un mot de plus sur cette initiative pour le moment.
Dernièrement, j'ai participé à la commission
appelée Early Learning and Child Care de la ville de
Toronto. L'honorable Margaret McCain et moi-même avons
été nommés co-présidents de cette
nouvelle commission en octobre dernier. Je dois vous dire
que nous avons l'intention de faire de Toronto et d'autres
villes des centres de développement humain et économique,
que nous sommes fiers de souligner la nécessité
d'augmenter le financement des services de soin et d'apprentissage
destinés aux tout-petits et déterminés
à promouvoir la politique et l'action concernant la
petite enfance et les enfants au niveau national et provincial.
Nous avons rencontré et consulté plus d'une
centaine de représentants municipaux, provinciaux et
fédéraux, d'entreprises et d'organismes communautaires
et nous avons parlé au Comité du caucus du Plan
d'action national pour les enfants du gouvernement fédéral
et au sous-comité sur les enfants et les jeunes à
risque. Notre rapport, dont la publication est prévue
en mars, comprendra des recommandations pour le gouvernement,
à tous les niveaux, et pour la communauté. Cela
devrait aussi être avantageux pour les communautés
au sens large. Voilà, vous en savez maintenant un peu
plus sur moi.
Nous avons tous beaucoup entendu parler de la fuite des cerveaux
- des craintes du secteur privé canadien quant à
l'exode de nombreux professionnels de talent. Selon moi, il
est temps pour nous tous, et en particulier pour le secteur
privé, de se préoccuper d'un autre genre d'exode
des cerveaux.
Le rapport final de l'Étude sur la petite enfance,
publié en 1999, avait pour titre « Inverser la
véritable fuite des cerveaux ». Que voulions-nous
dire ? Il est clair que, si nous n'assurons pas à nos
enfants l'apprentissage et le développement dont ils
ont besoin pour réussir - pas seulement sur le plan
professionnel, mais dans la vie en général -
notre société le paiera cher. Nous savons tous
que les premières années de l'enfance jettent
les bases de l'aptitude à l'apprentissage pour le reste
de la vie. Grâce à l'excellent travail d'étude
et d'information sur les liens entre l'éducation de
la petite enfance et la réussite plus tard dans la
vie, le secteur privé est aujourd'hui beaucoup mieux
renseigné sur le défi de la petite enfance,
ou, devrais-je dire, sur les possibilités offertes
au cours de la petite enfance.
On le sait, un manque d'investissement au cours des premières
années de la vie peut conduire à des problèmes
de comportement et d'apprentissage. Relations dysfonctionnelles.
Échecs scolaires. Et tous les problèmes connexes
- délinquance juvénile et comportement criminel,
grossesses chez les adolescentes, toxicomanie, chômage
chronique, pauvreté, risques pour la santé.
Tous ces problèmes peuvent être associés
aux conditions dans lesquelles un enfant passe les premières
années de sa vie. Et ce sont tous des coûts que
nous assumons en tant que société. Une étude
réalisée par la Child Care Education Foundation
révèle que 2,5 milliards de dollars sont dépensés
chaque année en orthopédagogie au Canada à
cause d'interventions tardives ou d'expériences négatives
dans la petite enfance. À cette facture s'ajoutent
les conflits entre la vie professionnelle et la vie familiale,
qui coûtent 4,7 milliards de dollars par année
aux entreprises.
Ce genre de discours, le secteur privé le comprend
très bien. Il nous dit que nous portons tous un fardeau
pour n'avoir pas su donner le bon départ à nos
enfants. Ce fardeau, nous le portons en tant que parents,
mais aussi en tant que contribuables et entrepreneurs.
Très franchement, je n'entends pas assez mes collègues
du monde des affaires parler de leur soutien pour le développement
de la petite enfance. Ils seraient peut-être plus nombreux
à le faire si le discours empruntait un langage que
le secteur privé comprend.
Comme dit Fraser Mustard, si vous voulez savoir de quoi aura
l'air votre économie dans 20 ou 30 ans... si vous voulez
une économie vivante et des citoyens qui sont productifs
et ne sont pas à la charge de l'État - pensez
à ce que vous faites en termes d'investissement pour
les très jeunes enfants aujourd'hui. Et si vous pensez
en termes de rendement de l'investissement, réfléchissez
à ceci. Des études démontrent que, pour
chaque dollar investi dans la qualité des services
d'éducation de la petite enfance, deux dollars sont
produits par l'augmentation des recettes fiscales et la baisse
des coûts sociaux, d'éducation et de santé.
Quelles mesures concrètes les entreprises peuvent-elles
prendre ? Je vous dirais qu'il faut en premier lieu avoir
un point de vue sur la question.
Chez RBC Groupe Financier, l'objectif sous-jacent de tous
nos programmes de responsabilité sociale est la prospérité
du Canada et de sa population. La réalisation de cet
objectif passe tout simplement par l'éducation et l'apprentissage.
Nous devons être là pour nos jeunes - notre avenir.
Il n'y a vraiment aucune autre option. Nous sommes foncièrement
convaincus que la prospérité future dépend
des esprits que nous veillerons à former - des esprits
intelligents, imaginatifs, ingénieux et innovateurs.
C'est là qu'est le gain. Lorsque nous investissons
dans nos jeunes dès leurs premières années,
nous prenons en réalité les moyens de conserver
une économie forte et compétitive. En investissant
dans nos enfants, nous misons sur un Canada fort et en bonne
santé. Investir dans les jeunes est une simple question
de bon sens.
Les entreprises de tous les secteurs de l'économie
peuvent soutenir les efforts visant à élargir
les connaissances sur le développement de la petite
enfance. Plus nous en saurons sur l'incidence des premiers
jours, des premiers mois et des premières années
de développement de l'être humain, mieux nous
serons outillés, en tant que société,
pour assurer à nos enfants un bon départ dans
la vie.
RBC soutient sans réserve des organismes comme l'Institut
canadien de recherches avancées (ICRA). Au cours des
13 dernières années, une grande partie de notre
soutien financier à l'ICRA, quelque 2,5 millions de
dollars, a été consacrée à la
recherche sur le développement de la petite enfance.
Pour nous, la recherche est à ce point importante.
L'entreprise privée peut aussi soutenir l'élaboration
de politiques. Par exemple, nous contribuons au financement
de l'Institut canadien de la santé infantile. Cet organisme
accomplit un travail déterminant, notamment en faisant
du lobbying auprès de l'État pour qu'il élabore
les bonnes politiques en matière de développement
de l'enfance, et en créant des ressources qui aident
les parents à donner le meilleur départ possible
aux tout-petits.
Et nous devons appuyer les partenariats qui visent ces mêmes
objectifs. On ne souligne jamais assez la valeur des partenariats
entre les entreprises, les groupes communautaires et l'État.
Pour ce qui est de faire une différence pour nos jeunes,
j'ai la ferme conviction que nous avons tous une part de responsabilité
à assumer, et que les entreprises peuvent jouer un
rôle de premier plan.
Pour ce qui est du partenariat, c'est incroyable ce que les
secteurs public et privé peuvent accomplir lorsqu'ils
unissent leurs forces... Lorsqu'une entreprise peut être
le catalyseur du changement. Quelle merveilleuse façon
de placer le citoyen au cœur de la cité et de
promouvoir le développement social. Tout le monde y
gagne !
Nous devons aborder de la même façon le défi
de la petite enfance. Nous ne devons pas penser que l'investissement
dans les programmes pour l'enfance relève exclusivement
de l'État. De toute façon, l'État n'a
pas toutes les ressources nécessaires.
Ce qui ne veut pas dire que l'État ne montre pas de
volonté. À l'automne 2000, le gouvernement fédéral
a annoncé de nouveaux investissements de 2,2 milliards
de dollars sur cinq ans pour le développement de la
petite enfance dans le cadre du Programme d'action national
pour les enfants. Et le gouvernement de cette province y participe
aussi. Il y a quelques mois, la troisième phase du
Plan d'action sur la petite enfance du gouvernement Harris
a été annoncée pour 2002 - soit l'emplacement
des 41 premiers centres de développement de la petite
enfance dans 15 collectivités dans tout l'Ontario,
plus 62 centres supplémentaires qui devraient ouvrir
en 2003.
C'est pourquoi les partenariats avec le secteur privé
sont si essentiels. Les entreprises font partie de la collectivité.
Et les meilleures solutions sont celles qui prennent racine
dans la collectivité. En matière de petite enfance,
ouvrons nos esprits à toutes sortes de possibilités.
Parlons des entreprises qui peuvent mettre sur pied des centres
de développement et de soins des enfants pour leurs
employés et bénéficier d'un crédit
d'impôt si elles les ouvrent au reste de la communauté.
Parlons des moyens de s'assurer que toutes les familles ont
accès au programme de développement et de soins
des enfants.
Parlons des services d'aide à l'enfance financés
par l'employeur. Ces services peuvent être offerts sur
les lieux du travail ou à proximité, dans une
école ou un centre communautaire. Non seulement les
meilleurs services offrent un soutien remarquable aux enfants,
mais leur commodité libère en outre d'un stress
les employés de l'entreprise. Un certain nombre de
grandes sociétés canadiennes, dont le Canadien
National et Ontario Hydro, offrent ce genre de service.
Parlons de l'élargissement des mesures permettant
de concilier travail et vie de famille. Chez RBC, un programme
favorable à la vie de famille n'est pas un simple congé
de maternité ou de paternité - même si
le nôtre a toujours dépassé le minimum.
C'est aussi une foule d'autres politiques. Le partage de postes,
les horaires souples et les congés payés pour
responsabilités familiales sont des exemples de moyens
que nous prenons pour aider nos employés à satisfaire
leurs besoins personnels, y compris celui des soins à
donner aux nouveau-nés. Nous avons plus d'employés
pratiquant le partage d'emplois que n'importe quel autre employeur
au Canada (environ 1 000 personnes). Un grand nombre de ces
employés sont des mères de jeunes enfants. Nous
savons qu'aider nos employés à composer avec
les défis des premières années, au moyen
de programmes pro-famille, est tout simplement une bonne stratégie
d'entreprise. Nous sommes aussi fiers de savoir que nos programmes
nous aident à attirer et à garder nos employés
dans tout le pays.
Parlons aussi du rôle de ressource que peut remplir
le secteur privé, pour répondre à des
questions et apaiser des préoccupations en ce qui concerne
la vie familiale. Par exemple, chez RBC notre personnel a
accès à des conseillers professionnels qui peuvent
fournir des renseignements et des recommandations sur diverses
questions liées à la conciliation de la vie
personnelle avec la vie professionnelle, que ce soit de l'aide
pour l'éducation des enfants, de la formation sur le
rôle de parent, des aménagements pour la garde
des enfants, le choix d'une école ou des services spéciaux.
Ces renseignements, on peut les obtenir par téléphone,
par ordinateur ou en personne.
Parlons du rôle que peut jouer le secteur privé
dans le financement d'initiatives de développement
de la petite enfance. Nous devons établir le lien entre
la santé financière des entreprises, la création
de valeur pour les actionnaires et la nécessité
d'investir dans la petite enfance.
Parlons de l'appui des sociétés et de l'État
aux entrepreneurs sociaux. Comme d'autres entrepreneurs, ceux-ci
servent d'intermédiaires entre le capital et la main-d'œuvre
- dans ce cas-ci pour créer des institutions à
vocation sociale et des instruments pour améliorer
nos capacités en matière de développement
de l'enfant.
Et il y a plusieurs manières d'évaluer les
progrès véritablement accomplis. L'une d'elles
consiste à mesurer les ressources et le temps que nous
consacrons au développement social, psychologique et
intellectuel de nos enfants.
Maintenant, jetons un rapide coup d'œil sur ce qui
se passe dans cette région.
Le Comité directeur pour le développement de
la petite enfance a été annoncé seulement
en septembre 2001, mais l'impulsion donnée est déjà
impressionnante. Qu'il s'agisse de projets de collecte de
fonds ou de commercialisation, de forums d'information sur
la communauté et de sondages auprès des parents
dans toute la région, ou de travaux préparatoires
avec le Fonds d'aide au développement de la petite
enfance et de partenariats avec le centre de recherches et
d'éducation en ressources humaines ainsi que du Upper
Grand District School Board, il est clair que votre stratégie
en matière de petite enfance, le répertoire
communautaire et la mise en place d'un instrument de mesure
du développement de la petite enfance (qui commencer
cet après-midi, je crois) constituent un véritable
leadership en action. Je comprends aussi que d'autres
partenariats avec d'autres réseaux et projets, déboucheront
sur une solide base de données sur la petite enfance
(accessible à partir d'un système d'application
interactif sur Internet) pour des programmes communautaires
et une évaluation à venir.
Et il n'y a aucun doute que le fait de travailler en partenariat
avec le YMCA-YWCA de Guelph, les services à l'enfance
et à la famille de Guelph et du comté de Wellington,
le Action Read Community Literacy Centre, le Wellington-Dufferin-Guelph
Health Unit, le Centraide de Guelph/Wellington et plusieurs
autres organismes ou associations, constitue un autre modèle
de leadership en action pour mobiliser les ressources
en vue de soutenir la santé et le bien-être de
nos enfants.
À propos de partenariats et de travail d'équipe,
nul ne peut s'empêcher d'être impressionné
par la collaboration entre le Comité directeur pour
le développement de la petite enfance et la Children's
Foundation de Guelph et Wellington. C'est gratifiant de voir
que des événements comme ce déjeuner
suscitent un intérêt pour le projet et permettent
de faire connaître la nécessité d'apporter
un soutien financier constant à la communauté
pour le Fonds d'aide au développement de la petite
enfance.
En conclusion, le développement de la petite enfance
devrait faire l'unanimité. Compte tenu des avantages
économiques que l'on pourra en retirer, cette cause
doit beaucoup plus être considérée comme
une initiative stratégique. Il est dans l'intérêt
national d'en faire plus. Et dans l'intérêt des
entreprises également. RBC Groupe Financier continuera
de faire de la jeunesse une de ses priorités et de
mettre encore plus l'accent sur les premières années
de la vie.
J'exhorte mes collègues de l'entreprise privée
à faire de même, à chercher des partenaires
dans le secteur public et celui de l'action bénévole
et à parler haut et fort de l'importance du développement
de la petite enfance. J'invite aussi Dan Cremasco de BDO Dunwoody,
Doug MacMillan de Barrow Communications, Suzanne McKloskey
d'Adecco, Marilyn Benson du Credit Union et Paul Aquilina
de Petrona Associates à aider le secteur privé
à y voir clair. Soyez présents dans les événements
auxquels participe le monde des affaires, afin de créer
des liens et de vous faire entendre. Rappelez au secteur privé
le poids stratégique de la question - pas seulement
une fois, mais encore et encore.
Plus nous investirons tous dans nos enfants - pas en théorie,
mais par des gestes concrets - mieux nous nous porterons comme
société. C'est une merveilleuse impression de
se retrouver parmi les fervents défenseurs des initiatives
en faveur de la petite enfance ce matin - parmi des personnes
comme Ron Asselstine du Wish Fund for Children de Guelph et
le Dr Nancy MacDonald de Soins-santé grand public McNeil
- et toutes les personnes ici présentes. Alors agissons.
Faisons le nécessaire, où que nous soyons -
dans des groupes gouvernementaux ou communautaires, des organismes
sociaux ou dans le secteur privé - pour mettre l'avenir
de nos enfants à notre ordre du jour.
Merci
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