| |
Une présence qui s'affirme : La croissance par les fusions
Union Bank of Halifax
Constituée en Nouvelle-Écosse, en 1856, la Union Bank of Halifax était un des fleurons de la grande tradition bancaire des provinces Maritimes. Ayant précédé la Merchants' Bank of Halifax de treize ans, la Union Bank avait deux grands atouts : un solide réseau régional, particulièrement en Nouvelle-Écosse, et un effectif supérieur de banquiers bien formés des Maritimes. Cependant, dans les années 80 du XIXe siècle, il devint évident que la taille et l'étendue n'étaient pas les meilleures garanties de la survie d'une banque. La Union Bank succomba à son incapacité de reconnaître que les banques des Maritimes devenaient partie d'un système national. En 1910, elle avait 45 succursales - toutes en Nouvelle-Écosse sauf sept. Elle tardait alors à en ouvrir une à Montréal. Il était clair que la Union Bank, qui manquait de capitaux, ne pourrait rivaliser avec les grandes banques canadiennes et, en 1910, son directoire accepta l'offre d'achat de la Banque Royale, à l'époque la troisième en ordre de grandeur au Canada.
L'héritage de la Union Bank of Halifax a été indubitablement bâti par son personnel. L'effectif de la Union avait la réputation d'offrir un excellent service et de maintenir le plus haut degré d'intégrité. De plus, ses dirigeants se targuaient de leurs « vues démocratiques » et l'esprit de corps qui régnait dans ses rangs avait valu à la Union Bank la renommée de « banque du peuple ». Beaucoup de membres de la Union Bank virent s'ouvrir de nouveaux horizons à la Banque Royale. Charles Pineo, qui avait été comptable de la Union Bank à Porto Rico, excella dans les activités internationales de la Banque Royale. Un autre comptable de la Union, Rowland Frazee, allait y introduire son fils. En 1979, Rowland Frazee fils devenait chef de la direction de la Banque Royale.
|
|