| |
Une présence qui s'affirme : La croissance par les fusions
Traders Bank of Canada
Dès 1899, la Banque Royale avait commencé à lorgner Toronto avec ambition, mais devant la concurrence farouche, la rareté de la main-d'oeuvre et les coûts élevés de l'immobilier, ses espoirs étaient restés vains. En 1912, les 39 succursales de la Banque Royale en Ontario faisaient triste figure à côté des 104 de la Traders Bank of Canada de Toronto, qui occupait le premier rang de la catégorie. La stratégie commerciale de la Traders Bank était unique en son genre ; elle s'appuyait principalement sur un réseau établi dans les petites villes de l'Ontario, où elle était tributaire des aléas de l'agriculture. Par conséquent, en dehors de ses huit succursales de Toronto et d'une à Montréal, la Traders Bank était peu présente dans le commerce. Et qui plus est, elle n'avait qu'une poignée de succursales dans l'Ouest et aucune à l'est de Montréal.
En 1912, la Traders Bank était en bien mauvaise posture ce qui força sa direction à solliciter des offres de fusion. Le principal atout de la Traders Bank, son solide réseau de succursales, allait renforcer considérablement la faible présence de la Banque Royale en Ontario. Les administrateurs des deux banques approuvèrent l'offre d'achat de la Traders Bank par la Banque Royale et, en septembre 1912, la Banque Royale jouissait de la plus forte représentation en Ontario et d'un réseau national de 340 succursales.
|
|