Le marasme bancaire : Baisse des bénéfices et de la crédibilité
Améliorer l'image de la Banque : l'évolution de la publicité bancaire
Les premières publicités bancaires étaient totalement dénuées d'humanité. Purement factuelles, ne faisant état que des noms des administrateurs, de l'étendue du réseau des succursales de la Banque et de lourds états de l'actif et du passif, ces publicités arides témoignent des limites que se fixait la Banque dans ses démarches pour attirer la clientèle.
Les Canadiens comprirent le pouvoir de la publicité pendant la Première Guerre mondiale où le gouvernement l'utilisa massivement pour les exhorter à soutenir l'effort de guerre. L'extraordinaire efficacité des publicités gouvernementales sur le thème de « Votre roi et votre pays ont besoin de vous » et le succès des campagnes de souscription de bons d'épargne de guerre réussirent à convaincre les banquiers de la puissance de la publicité. En 1919, la Banque Royale créa son propre service de publicité chargé de la faire connaître et reconnaître.
Dans les années 20, la publicité bancaire se rapprocha plus de la vie de « monsieur tout-le-monde ». Le grand public découvrit les services bancaires tels que les comptes d'épargne, les coffres bancaires, les chèques de voyage, les mandats et les opérations de change et les transferts de fonds par câble.
Toute empreinte de réserve qu'elle était, la publicité bancaire était passée dans les moeurs en 1930. Mais, la Crise éroda gravement la confiance du public dans les banques. Pour convaincre les Canadiens inquiets de la force et de la stabilité de leur système bancaire, la Banque Royale lança une série de publicités sur les thèmes de la rentabilité à long terme, de la profondeur des racines, de la force éprouvée et de la foi dans l'expérience.
Les banques ne se livreront pas à une publicité agressive de leurs produits avant les années 50 avec l'introduction des comptes chèques personnels. La Banque Royale s'est limitée à la seule publicité de presse jusqu'à la fin des années 60 où elle commença à lancer sur les ondes le fameux : « comptant ou Chargex ? »
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