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Le marasme bancaire : Baisse des bénéfices et de la crédibilité
« De l'eau jusqu'aux genoux », High River (Alberta), 1932 |
 Inondée par deux pieds et demi d'eau de la Highwood River, la succursale de la Banque Royale de High River symbolisait les déboires de l'Ouest canadien dans les années 30 où la sécheresse et les inondations dévastèrent le monde agricole. La Crise ne s'était pas seulement abattue sur la Prairie. Les banques de Toronto et de Montréal radiaient des prêts irrécouvrables et beaucoup de succursales de l'Atlantique demeuraient en état de latence. Malgré le traumatisme infligé aux clients et au personnel de la Banque pendant la dépression, les banques du Canada chancelèrent mais sans jamais s'effondrer. Contrairement aux États-Unis où les faillites de banques étaient courantes, aucune banque ne ferma ses portes au Canada pendant la Crise. |
Personnel
sino-canadien de la succursale de l'East End de Vancouver,
1925 |
 L'expansion de l'après-guerre et l'achat de la Union Bank of Canada, en 1925, stimulèrent l'essor de la Banque Royale dans les années 20. La Banque Royale suivait partout où se propageait l'activité économique canadienne. Au cours des années 20, les intersections des rues les plus achalandées devinrent des sites de prédilection pour l'expansion des succursales. En mai 1920, la succursale de l'East End de Vancouver ouvrit un service chinois dont le personnel était sino-canadien. Trois ans plus tard, un service japonais fut créé dans une partie séparée de la succursale. |
Des conseils tardifs dans le Royal Bank Magazine, mai 1930 |
 Pour beaucoup de banquiers de la Banque Royale, comme pour d'autres, le premier indice de la Crise se manifesta par la nouvelle de la sécheresse dans l'Ouest, en 1929. Déjà avant le krach d'octobre, les directeurs des succursales de la Saskatchewan et de l'Alberta avaient annoncé des pertes sur des prêts agricoles dues à la sécheresse. Pensant que cette passe difficile serait temporaire, les dirigeants de la Banque réagirent avec le conservatisme et la prudence traditionnels en appelant le pays à renouer avec ce qui était perçu comme le fondement de la vie économique nationale : un budget équilibré, une réduction d'impôts et une régularisation du marché.
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 « C'est lui qu'il faut photographier ! », déclara à la presse Montague Norman, gouverneur de la Banque d'Angleterre, lorsque Graham Towers arriva à Londres quelques jours après avoir quitté la Banque Royale pour devenir gouverneur de la Banque du Canada, en 1934. Un autre banquier de la Banque Royale, Edson Pease, avait été le premier, en 1918, à faire campagne pour une banque centrale canadienne.
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Les administrateurs de banque évaluent la conjoncture économique de l'Ouest en crise, à Winnipeg (Manitoba), en 1934 |
 Alors que le prix des matières premières chutait et que le protectionnisme asphyxiait le commerce extérieur, Morris Wilson, vice-président et directeur général de la Banque Royale et une poignée d'administrateurs de la Banque, entreprirent en septembre 1934 une tournée d'information d'un mois dans l'Ouest canadien. Ils rencontrèrent des chefs d'entreprises locales, des fermiers et les premiers ministres des quatre provinces de l'Ouest pour mieux comprendre tout l'impact de la Crise sur l'Ouest. La photographie ci-dessus représente Edward W. Beatty, président du Canadien Pacifique, s'adressant à la Chambre de commerce de Winnipeg, Morris Wilson étant assis au premier plan, à gauche.
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