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1887 - 1914

 

D'un océan à l'autre

St. John's (Terre-Neuve), autour de 1921
En décembre 1894, les deux banques locales de Terre-Neuve se disloquèrent, laissant la colonie sans institutions bancaires ni monnaie en circulation. En janvier 1895, trois banques canadiennes, dont la Merchants' Bank of Halifax, ouvrirent des agences à St. John's pour participer à la restauration des services bancaires essentiels. Les efforts de sauvetage des banques du Canada démontrèrent toute la puissance des institutions bancaires nationales. Cette photo présente la succursale Water Street de la Banque Royale ouverte depuis peu en décembre 1921.


La banque des pionniers — Bennett Lake (Colombie-Britannique), 1899
C'est souvent dans des succursales construites à la hâte que la Banque se mettait au service des pionniers. Suivant la ruée vers les richesses minérales de la Colombie-Britannique, la Banque se projeta à travers le continent pour ouvrir des succursales dans les villes pionnières de Rossland et de Nelson et, au nord, dans les districts aurifères du Klondike, où des succursales virent le jour à Atlin et à Bennett Lake. Cette photo a immortalisé la succursale de Bennett Lake peu après son ouverture au printemps de 1899.

Dinnick Building, Toronto (Ontario), 1931
Dès le début du XXe siècle, la Banque Royale lorgnait Toronto avec ambition. Le 2 février 1903, elle y établissait sa première succursale. Cependant, une concurrence acerbe, la rareté de la main-d'œuvre et les coûts élevés de l'immobilier avaient inhibé toute velléité d'expansion sérieuse. L'acquisition stratégique de la Traders Bank of Canada à Toronto en 1912 assura à la Banque Royale une présence plus forte que celle de toutes ses concurrentes en Ontario. Le Dinnick Building, de King Street East, fut le centre névralgique de l'activité torontoise de la Banque Royale de 1909 jusqu'à l'achat de la Traders Bank, en 1912


Véhicule blindé de la Banque Royale, Montréal (Québec), 1924
Une attaque audacieuse d'un camion de transport de fonds de la Banque d'Hochelaga dans les années 20 poussa les banques canadiennes à se doter de fourgons blindés, pour améliorer la sécurité. La Banque Royale acheta ce fourgon olive d'allure militaire, le seul du genre au Canada ou aux États-Unis à l'époque, pour transporter les fonds entre ses succursales de Montréal et le bureau principal. Le camion propulsé par un moteur de 50 chevaux mesurait 9 pieds 6 pouces hors tout. Ses parois latérales étaient faites de plaques blindées doubles séparées par un feutre pare-balles de 2 1/2 po.

St. John (Nouveau-Brunswick), 1900
Une fois en poste, le directeur de succursale jouissait de beaucoup d'autonomie dans la gestion des affaires courantes de son établissement. En dehors de la visite annuelle de l'inspecteur de la Banque, le personnel de la succursale n'avait souvent d'autres contacts avec le siège social que le télégraphe. Les livres de règlements et les circulaires tenaient le personnel au courant de la politique de la Banque. En bas à droite, le directeur de la succursale.


L'équipe féminine de hockey de la Union Bank of Canada, Winnipeg (Manitoba), 1921
Dès les premiers froids de l'hiver, beaucoup de banquiers canadiens se retrouvaient sur la glace, jouant dans des ligues de hockey bancaires extrêmement compétitives. Pendant la première moitié du XXe siècle, ces ligues florissaient et attiraient jusqu'à 6 000 spectateurs par partie. Passe-temps masculin au départ, dans les années 20, le hockey fut conquis par les femmes qui avaient su trouver des emplois dans les banques, et elles aussi prirent le chemin des patinoires. Poursuivant cette longue tradition, beaucoup de banquiers de la Banque Royale traînent encore aujourd'hui leur sac de hockey dans le coffre de leur voiture.

 

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