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La majorité des Canadiens considèrent l'eau
comme la ressource naturelle la plus importante du Canada
Une nouvelle étude révèle que plus
de gens s'inquiètent de la qualité et de la
disponibilité de l'eau que de l'huile, des pêches,
ou des forêts - mais utilisent quand même 329
litres d'eau par jour
TORONTO, ON 17 mars 2009 — La majorité
des Canadiens (53 pour cent) qualifie l'eau douce comme la
ressource naturelle la plus importante du pays, plus importante
que les forêts (20 pour cent), l'agriculture/les terres
agricoles (14 pour cent), l'huile (huit pour cent) et les
pêches (deux pour cent), selon l'Étude sur les
attitudes des Canadiens à l'égard de l'eau publié
aujourd'hui.
Plus de huit personnes sur 10 croient que le Canada connaîtra
un problème de pénurie d'eau douce à
moins de porter attention à la conservation. Mais malgré
cette appréciation de la valeur de l'eau, les Canadiens
continuent de la gaspiller à des taux alarmants, utilisant
cinq fois plus d'eau par jour qu'ils ne croient le faire.
Ce niveau de consommation doit changer, déclare Bob
Sandford, un grand spécialiste en eau suivant la publication
aujourd'hui de l'Étude sur les attitudes des Canadiens
à l'égard de l'eau de 2009, un sondage d'opinion
national sur la sensibilité, les perceptions et les
habitudes des Canadiens à l'égard de l'eau douce.
Ce sondage, effectué pour la deuxième année,
a été commandité par Unilever et RBC,
avec l'appui de l'Initiative canadienne de partenariat dans
le cadre de la Décennie " L'eau, source de vie
" de l'ONU.
« Il existe, au Canada, un paradoxe perturbant à
l'égard de notre eau douce, déclare Bob Sandford,
président, Initiative canadienne de partenariat dans
le cadre de la Décennie " L'eau, source de vie
" de l'ONU. D'une part, les Canadiens semblent considérer
l'eau comme une ressource naturelle précieuse et essentielle
et comprendre que sa conservation est primordiale. Mais malheureusement,
en même temps, ils ne semblent pas savoir combien d'eau
ils utilisent chaque jour ni connaître son origine.
»
L'Étude sur les attitudes des Canadiens à l'égard
de l'eau indique que les Canadiens croient utiliser en moyenne
66 litres d'eau par jour , sous forme de boisson, pour prendre
un bain ou une douche, pour la chasse d'eau, la lessive et
le lavage de la vaisselle. En réalité, ils en
utilisent cinq fois plus, leur consommation quotidienne réelle
s'élevant à environ 329 litres par jour. Non
seulement les Canadiens sous-estiment-ils la quantité
d'eau qu'ils utilisent, mais leurs habitudes à l'égard
de l'eau se sont effectivement dégradées en
2009. Par exemple, la longueur des douches que prennent les
Canadiens s'est accrue de 2008 à 2009. Parmi les pays
industrialisés, les Canadiens sont le deuxième
plus grand utilisateur d'eau par habitant, après les
États-Unis. À titre de comparaison, les Européens
consomment moins de la moitié de l'eau qu'utilisent
les Canadiens.1
Le gaspillage d'eau a des répercussions graves au
plan financier et environnemental.
« Bien que les Canadiens comprennent la valeur de l'eau,
ils ne pensent pas à son coût ou à ses
retombées considérables sur l'environnement.
L'utilisation inefficace et irresponsable de l'eau contribue
directement au changement climatique. À titre d'exemple,
laisser couler le robinet pendant cinq minutes utilise autant
d'énergie que laisser une ampoule électrique
de 60 watts allumée pendant 14 heuresii, déclare
M. Sandford. Si l'eau est notre ressource naturelle la plus
importante, comme je le crois, il nous faut commencer à
l'utiliser de façon plus responsable et efficace, pour
notre pays et pour la planète. »
« L'utilisation irresponsable de l'eau a des répercussions
environnementales pour aujourd'hui, mais beaucoup plus, pour
demain, " déclare John Coyne, vice-président,
affaires juridiques et générales, chez Unilever
Canada. Cette étude fait ressortir le besoin de sensibiliser
davantage les Canadiens à la manière d'utiliser
l'eau. L'utilisation inefficace de l'eau est un dialogue important
que doivent entamer les gouvernements, les ONG, les entreprises
et les particuliers. Chez Unilever, nous nous sommes engagés
à donner l'exemple en réduisant notre empreinte
aquatique dans le cadre de nos activités, de notre
chaîne d'approvisionnement jusqu'à l'utilisation
que font les consommateurs de nos produits. »
« L'eau douce est essentielle à la santé
humaine et à toute la vie sur terre, elle est vraiment
" la " cause de survie à travers les âges,
a déclaré Shari Austin, vice-présidente,
responsabilité sociale, RBC. Il est important que les
gens comprennent la valeur et la vulnérabilité
de nos ressources en eau, raison pour laquelle nous avons
entrepris ce sondage. C'est aussi une des raisons pour lesquelles
nous avons créé le projet Eau bleue RBC, notre
programme de subventions de 50 millions de dollars sur dix
ans en vue d'aider à protéger nos bassins hydrographiques
et d'assurer l'accès à de l'eau potable propre.
»
POINTS SAILLANTS DU SONDAGE :
Thèmes clés additionnels/tendances régionales
Les polluants et les exportations massives sont perçus
comme les facteurs qui menacent le plus l'approvisionnement
en eau douce du Canada
- Les Canadiens croient que les facteurs suivants menacent
le plus l'approvisionnement en eau douce du Canada : les
polluants du sol qui s'écoulent dans l'eau (19 pour
cent); l'exportation massive d'eau aux É.-U. (17
pour cent); le déversement illégal de toxines
(12 pour cent); la mauvaise gestion de l'eau par les autorités
municipales, provinciales et fédérales (12
pour cent); le réchauffement planétaire et
le changement climatique (huit pour cent)
- Seulement six pour cent des Canadiens croient que le gaspillage
d'eau par les consommateurs est une menace à l'approvisionnement
en eau douce du Canada
L'inquiétude des Canadiens à l'égard
de l'eau est égale à leur inquiétude
à l'égard de la stabilité des marchés
financiers
- Quatre-vingt cinq pour cent des Canadiens disent être
" très inquiets " ou " pas mal inquiets
" de la stabilité des marchés financiers;
et 84 pour cent des Canadiens disent la même chose
à propos de l'approvisionnement/qualité à
long terme de l'eau douce du Canada
- Un plus grand nombre de Québécois s'inquiètent
davantage de l'approvisionnement et de la qualité
à long terme de l'eau douce du Canada (80 pour cent)
que de la stabilité des marchés financiers
(72 pour cent)
- Quatre-vingt neuf pour cent des Canadiens croient que
l'eau douce fait l'objet d'une crise grandissante à
l'échelle mondiale, et 66 pour cent pensent que le
Canada risque de connaître des pénuries d'approvisionnement
en eau douce
Les Canadiens perdent confiance dans l'approvisionnement
et la sécurité de notre eau
- La confiance des Canadiens dans l'approvisionnement en
eau douce à long terme du Canada a baissé
de 11 points, passant de 81 pour cent en 2008 à 70
pour cent en 2009
- La confiance des Canadiens dans la disponibilité
de l'eau dans leur région a baissé, passant
de 84 pour cent en 2008 à 74 pour cent en 2009
- Les Québécois (58 pour cent) ont le moins
confiance dans la capacité du Canada de répondre
à ses besoins à long terme d'eau douce
- Les Québécois (68 pour cent) et les Albertains
(67 pour cent) ont le moins confiance dans la capacité
de leur région de répondre à ses besoins
d'eau douce
Les attitudes envers la sécurité de l'eau
changent
- La confiance des Canadiens dans la sécurité
de l'approvisionnement en eau du Canada a baissé,
passant de 81 pour cent en 2008 à 72 pour cent en
2009
- Les Québécois (54 pour cent) ont le moins
confiance dans la sécurité et la qualité
de l'approvisionnement en eau du Canada
- Bien que la plupart des Canadiens (68 pour cent) continuent
de boire l'eau du robinet, seuls 4 sur 10 (41 pour cent)
la boivent directement du robinet sans la filtrer ou la
faire bouillir en premier
- Un tiers des Canadiens ne boivent pas l'eau du robinet
à la maison
Les attitudes envers la conservation
- Quatre-vingt quinze pour cent des Canadiens croient qu'il
est important de conserver l'eau douce sur une base continue
- La plupart des gens (86 pour cent) croient faire des efforts
raisonnables pour conserver l'eau douce
- Seulement 30 pour cent croient que les sociétés
commerciales, les entreprises et l'industrie font des efforts
raisonnables pour conserver l'eau douce
- Un nombre sensiblement plus grand de Canadiens consacrent
leurs efforts à la conservation de l'électricité
plutôt qu'à celle de l'eau (28 pour cent par
rapport à 3 pour cent)
- Seulement 40 pour cent de la population savent combien
ils paient par mois pour l'eau, tandis que 73 pour cent
savent combien ils paient pour leur électricité
- Soixante-douze pour cent des habitants dans les Prairies
disent avoir un compteur d'eau à domicile en comparaison
de 39 pour cent des Canadiens en général
- Les Québécois (63 pour cent) sont les plus
enclins à savoir qu'un bain utilise plus d'eau qu'une
douche de 10 minutes
- Les Albertains (90 pour cent) sont les plus susceptibles
de dire qu'ils font des efforts raisonnables pour conserver
l'eau douce; les Canadiens des provinces atlantiques (83
pour cent) sont les moins enclins à le dire
À propos du sondage
L'Étude sur les attitudes des Canadiens à l'égard
de l'eau de 2009 a inclus un sondage en ligne administré
par Ipsos Reid auprès d'un échantillon de 2
165 Canadiens adultes appartenant à la population générale
canadienne. Le sondage a été réalisé
du 5 au 12 avril 2009. Les résultats sont considérés
comme exacts dans une marge de +/- 2,2 pour cent, 19 fois
sur 20, par rapport à ce que l'on aurait obtenu en
sondant l'ensemble de la population canadienne adulte. Les
données ont été pondérées
par région, par âge et par sexe selon les données
du recensement de 2006.
À propos de l'Initiative canadienne
de partenariat en appui à la Décennie " L'eau, source de vie
" de l'ONU
La Décennie " L'eau, source de vie " des
Nations Unies est une décennie programmée pour
le monde entier visant à favoriser l'action relativement
aux problèmes de qualité et de disponibilité
de l'eau. Alors que chacun des pays du monde se concentrera
sur ses propres problèmes en matière de qualité
et de disponibilité de l'eau dans un contexte mondial
de la disponibilité d'eau douce, l'initiative canadienne
a été définie par un partenariat des
secteurs public et privé à l'échelle
du pays visant à reconnaître et à résoudre
les problèmes régionaux et nationaux en matière
d'eau. L'initiative canadienne de partenariat dans le cadre
de l'action " L'eau, source de vie " des Nations
Unies loge et effectue ses recherches au Western Watersheds
Climate Research Collaborative à l'Université
de Lethbridge.
Pour obtenir de plus amples renseignements
au sujet de l'initiative canadienne de partenariat en appui
à la Décennie " L'eau, source de vie "
des Nations Unies, veuillez consulter le site www.thinkwater.ca.
Références s:
iUnited Nations Environment
Program, Division of Early Warning and Assessment Global Resource
Information Database - Europe.
www.grid.unep.ch/product/publication/freshwater_europe/consumption.php.
Consulté le 10 mars 2009.
iiBenefits of Water Efficiency, U.S. Environmental
Protection Agency. www.epa.gov/watersense/water/benefits.htm.
Consulté le 4 mars 2009.
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