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Avril 2008
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Québec – Encore vulnérable, mais moins que l’Ontario
- Comme l’a confirmé le budget du Québec, la croissance de l’économie de la province reste exposée à certains risques, attribuables notamment à la fermeté du dollar canadien, au prix élevé de l’énergie et au ralentissement de l’activité aux États-Unis, qui pèsent sur le très important secteur manufacturier.
- Le Québec a pu puiser dans ses réserves pour éviter un déficit, mais les principales sources des recettes fiscales devraient fléchir sous l’effet des pressions persistantes qui s’exercent sur les provinces centrales. La croissance ralentira à 1,2 % en 2008, puis remontera à 2,3 % en 2009.
- Toutefois, en raison de la composition de son secteur manufacturier, le Québec est moins sensible que l’Ontario à un ralentissement de la demande aux États-Unis. Le secteur automobile y occupe peu de place et une forte demande de pétrole et de charbon, de métaux primaires, de produits chimiques et de métaux communs soutient les livraisons du secteur manufacturier.
- La province fait de vaillants efforts pour maintenir sa compétitivité à l’égard des investissements, par rapport aux autres régions du Canada et à l’étranger. Ses taux marginaux réels d’imposition des nouveaux investissements baisseront à 18,8 % en 2012 et le Québec a suivi l’exemple de l’Ontario l’automne dernier en annonçant l’abolition de la taxe sur le capital, immédiatement pour le secteur manufacturier et en 2010 pour toutes les autres entreprises.
- Puis les entreprises manufacturières ont accueilli avec satisfaction de nouveaux allégements sous la forme d’un crédit d’impôt à l’investissement, fixé à 5 % sur les achats de matériel de transformation et de traitement, mais pouvant aller jusqu’à 40 % pour les entreprises des régions défavorisées de la province. Ces efforts maintiennent la place du Québec parmi les provinces offrant le climat le plus accueillant pour les investissements.
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