Vol. 47, N° 9 Septembre 1966
Le littoral ouest
du Canada
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Les hauteurs de la Colombie-Britannique
ont les pieds immergés dans le Pacifique. Tout le long
de la côte, l'océan vient pour ainsi dire à
la rencontre des montagnes, une multitude de petits bras de
mer, profonds et anfractueux s'avançant dans les terres
escarpées. Réunies sur une ligne droite, toutes
ces sinuosités formeraient un littoral de quelque sept
mille milles de longueur.
Au large se dressent des îles innombrables, cimes
d'une chaîne de montagnes engloutie, qui servent de
brise-lames contre les assauts de l'océan et offrent
des milliers de milles d'eaux abritées.
À l'intérieur, la Colombie-Britannique est
retranchée derrière le rempart des montagnes
Rocheuses. Il fut un temps où l'immensité de
l'océan et la barrière des montagnes contribuaient
à donner à cette province une impression d'isolement.
Le Pacifique est un fossé de 5,000 milles de largeur,
et le Canada, qui est une des plus grandes masses de terre
de l'univers, s'étend vers l'est sur une distance de
4,000 milles par avion.
C'est l'isolement qui a amené la Colombie-Britannique
à s'aider elle-même, et ses habitants ont si
bien réussi à triompher des difficultés
propres à leur province et à leur siècle
qu'ils comptent aujourd'hui parmi les plus favorisés
matériellement de tout le Canada.
La Colombie-Britannique occupe le deuxième rang parmi
les provinces en ce qui concerne les richesses et le pouvoir
d'achat par personne. Le revenu des particuliers était
évalué à $2,236 par habitant en 1965,
et les chèques tirés sur les comptes personnels
cette année-là ont atteint $33,600 millions.
La population connaît depuis toujours une croissance
très rapide. Pendant la décennie de 1951 à
1961, elle est passée de 1,165,200 à 1,629,000,
et les prévisions indiquent qu'elle sera de 2,370,000
en 1975.
La Colombie-Britannique a une superficie de 234,403,200
acres, dont 58 p. 100 sont recouverts de forêts et dont
2 p. I00 seulement sont considérés comme propices
à l'agriculture. Entre la chaîne Côtière
et les Rocheuses s'étend un haut plateau intérieur
coupé de profondes vallées et de chaînes
de montagnes secondaires. Le plus haut sommet entièrement
situé en Colombie-Britannique est celui du mont Waddington
(13,260 pieds), mais à la frontière de la province
et de l'Alaska se dresse le mont Fairweather (15,300 pieds).
Les explorateurs
Sir Francis Drake, célèbre par sa victoire
sur l'Invincible Armada, ayant quitté les côtes
du Chili en 1578 pour chercher le passage du Nord-ouest, donna
le nom de Nouvelle-Albion à un territoire qu'il aperçut
vaguement au cours de son voyage. Deux cents ans devaient
s'écouler avant que le plus grand des marins explorateurs,
le capitaine James Cook, effectue un débarquement dans
le détroit de Nootka, où il utilisa du sapin
de Douglas pour remplacer ses mâts.
Puis ce fut l'arrivée du capitaine George Vancouver,
envoyé par la Marine britannique en 1791 pour faire
le relevé de la côte ouest de l'Amérique
du Nord et assurer la mise à exécution de la
convention de Nootka par laquelle l'Espagne renonçait
à ses droits sur la région. Deux ans plus tard,
Alexander Mackenzie s'aventurait à son tour dans ces
parages, par voie de terre, et atteignait l'océan Pacifique
près de Bella Coola le 22 juillet 1793. Il fut le premier
blanc à traverser le continent américain, ayant
précédé de plus de dix ans les expéditions
de Lewis et Clarke.
David Thompson, le premier à descendre le fleuve
Columbia depuis sa source jusqu'à son embouchure, releva
avec précision les principales routes sur une étendue
de plus de 1,500,000 milles carrés et établit
une carte qui servit de base à tous les travaux cartographiques
entrepris par la suite.
Colonisation et gouvernement
À la suite des explorateurs et des aventuriers, vinrent
les trafiquants de fourrures, les turbulents chercheurs d'or,
les paisibles cultivateurs, les mineurs, les forestiers, les
pêcheurs et, enfin, l'industriel, qui les rassembla
tous par les liens du commerce.
C'est en 1849 que naquit la colonie de la Couronne dite
de l'île de Vancouver, ayant pour capitale Fort Victoria,
fondé six ans auparavant. La population y était
alors de 200 âmes. En 1856, une assemblée législative,
la première à l'ouest des Grands Lacs, était
formée. Deux ans plus tard, Victoria votait des crédits
pour les rues, les services d'eau et les écoles. Élevée
au rang de grande ville dès 1862, elle comptera alors
1,500 immeubles.
Dans l'intervalle, une colonie a été inaugurée
avec pompe et éclat à Fort Langley, sur la terre
ferme, le 19 novembre 1858 ; c'est New Westminster qui
en sera la capitale, durant neuf ans.
Pendant quelque temps, les deux colonies s'administrent
séparément, mais la population globale de 12,000
habitants ne peut guère s'accommoder de deux gouvernements
officiels, et, en 1866, les colonies sont réunies sous
le nom de Colombie-Britannique. Victoria est choisie comme
capitale en 1868.
L'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867
prévoyait l'entrée éventuelle de la Colombie-Britannique
dans la Confédération canadienne, et, le 20
juillet 1871, cette colonie devenait la sixième province
du Dominion du Canada, dont le territoire s'étendait
dès lors effectivement d'un océan à l'autre.
La construction du chemin de fer promis pour 1881 tardant
à commencer, la Colombie-Britannique menaça
de se séparer du Canada, et, en 1878, l'Assemblée
législative adopta une résolution à cet
effet. Finalement, le contrat fut adjugé en 1880, le
dernier rail posé le 7 novembre 1885 et le premier
train direct de Montréal atteignit le Pacifique le
28 juin 1886.
La Colombie-Britannique, dont les habitants sont originaires
de plusieurs pays du monde, a toujours eu une population variée
et cosmopolite. Les trafiquants de fourrure étaient
pour la plupart des Britanniques, et plus précisément
des Écossais, mais il y avait aussi des Canadiens français
parmi les employés des compagnies de traite. La ruée
vers l'or attira des aventuriers venant de divers pays, notamment
des États-Unis, de même qu'un certain nombre
de Canadiens des provinces de l'Est et les premiers membres
de la colonie chinoise. Une autre vague d'immigrants arrivèrent
avec le chemin de fer, y compris plusieurs habitants de l'Europe
continentale.
Les transports et l'électricité
La Colombie-Britannique a dû faire face à d'énormes
difficultés dans le domaine des transports. En effet,
les tumultueuses rivières de ses montagnes ne se prêtent
pas aussi bien à la navigation que les calmes cours
d'eau de l'Est. De plus, il est toujours difficile et onéreux
de construire des routes et des chemins de fer en pays montagneux.
À l'époque où cette province fit son
entrée dans la confédération, le voyageur
qui voulait se rendre dans l'Est devait faire le trajet de
Victoria à San Francisco par bateau et traverser ensuite
les États-Unis par train. La Colombie-Britannique ne
demandait qu'un chemin charretier jusqu'à Fort Garry,
mais on lui accorda un chemin de fer, et elle possède
aujourd'hui d'excellents moyens de transport. La longueur
de ses voies ferrées principales atteint 4,329 milles.
L'aéroport de Vancouver, dont les services rayonnent
vers l'est, le sud, le nord et à travers le Pacifique,
est la plaque tournante nord-ouest du transport aérien
international.
La Colombie-Britannique possède un réseau
routier de 30,000 milles, dont 10,000 milles à revêtement
d'asphalte.
Le grand arc que forme le littoral de la province offre
les routes les plus courtes du Pacifique Nord entre l'Amérique
du Nord continentale et l'Extrême-Orient. Les ports
de la Colombie-Britannique continuent à se développer
pour répondre aux besoins croissants de la navigation.
Les expéditions par voie d'eau ont presque doublé
de 1958 à 1964, et Vancouver n'est surpassé
que par Montréal en matière de trafic maritime.
En 1952 débutait la construction du premier oléoduc
à travers la province, et à l'heure actuelle
le transport du pétrole et du gaz naturel par pipeline
joue un rôle important dans l'économie de la
Colombie-Britannique. Les capitaux investis dans les pipelines
atteindront avant longtemps le chiffre de $1,000 millions.
Grâce au réseau de pipelines, le pétrole
brut de la région de la rivière de la Paix est
acheminé jusqu'à la conduite qui franchit les
montagnes, et de là jusqu'à Vancouver et le
littoral des États-Unis.
Dans cette province où l'industrie se développe
rapidement, la production de l'énergie électrique
va de pair avec les transports ; et à ce point
de vue la Colombie-Britannique est vraiment privilégiée.
Rivières alimentées par les neiges des montagnes,
abondance des eaux au cours rapide, vastes réseaux
de lacs, tout semble concourir à lui donner d'immenses
ressources en force hydro-électrique. Selon l'Annuaire
du Canada, les réserves d'énergie hydraulique
disponibles en Colombie-Britannique, même à leur
niveau minimum, sont les plus considérables du pays.
En 1964, les gouvernements du Canada et des États-Unis
concluaient une entente en vue d'entreprendre la construction
de trois grands barrages sur le Columbia, au Canada. D'autre
part, le barrage de Portage Mountain sur la rivière
de la Paix doit commencer à produire de l'électricité
en 1968, et l'on prévoit que l'entreprise tout entière,
dont la capacité sera de 2,300,000 kilowatts, sera
mise en service en 1976.
Les forêts
Les forêts de la Colombie-Britannique répondent
encore au rendement que l'on en exige. Elles produisent 75
p. 100 du bois de construction, 94 p. 100 du contreplaqué,
100 p. 100 du « cèdre rouge » à couverture,
22 p. 100 de la pâte et 14 p. 100 du papier à
journal d'origine canadienne.
Selon le programme d'aménagement à long terme
qu'il a adopté dans ce domaine, le Service des forêts
de la Colombie-Britannique a déjà mis soixante-dix-neuf
millions d'acres en production soutenue, avec coupe réglée
et reboisement obligatoire. Grâce aux capitaux investis
dans cette entreprise, la province s'assure une réserve
perpétuelle d'une des plus précieuses matières
premières. Le volume global du bois sain est estimé
à 306,000 millions de pieds cubes ; la pousse
annuelle nette est de 2,300 millions de pieds cubes, et la
moyenne de la consommation annuelle de 2,200 millions de pieds
cubes.
Lorsque toute la province sera sous le régime de
la production soutenue, la quantité de bois que l'on
pourra couper chaque année sera de quelque 3,100 millions
de pieds cubes.
Si la décennie qui a précédé
1964 a été témoin d'une augmentation
massive dans le volume du bois de charpente, du contre-plaqué
et des produits laminés, c'est dans l'industrie de
la pâte et du papier que se sont accomplis les progrès
les plus remarquables. Les fabriques de pâte à
papier ont employé 480 millions de pieds cubes de bois
en 1965, dont plus de cinquante pour cent provenaient des
déchets créés par les industries du bois
d'oeuvre et du contre-plaqué. Une grande partie des
3 millions ¼ de tonnes de pâte produites sont entrées
dans la fabrication du million et demi de tonnes de papier
et de panneaux à base de papier faits dans la province.
L'agriculture
Le premier cultivateur de la Colombie-Britannique fut Daniel
Harmon ; il s'établit dans la région du
lac Fraser, en 1811, et réussit la même année
à obtenir d'excellentes récoltes de pommes de
terre ainsi que d'autres légumes et d'orge. La ruée
vers l'or des années 1850 y amena des colons, intéressés
par la perspective de pourvoir aux besoins des camps de mineurs.
Mais les caractéristiques physiques de la province
devaient en limiter le développement agricole. La production
est localisée, mais très variée. À
quelques exceptions près, comme les plaines de la rivière
de la Paix et les pâturages du plateau intérieur
par exemple, la terre arable se restreint à quelques
poches de sol isolées entre les chaînes de montagnes
ou à proximité des deltas des fleuves. Bien
que le commerce d'exportation des fruits de verger, de houx,
des fleurs coupées, des petits fruits, des plantes
de pépinière et des animaux de race soit important,
l'agriculture demeure fortement orientée vers la consommation
à l'intérieur de la province.
Le premier grand verger de pommes commercial de la Colombie-Britannique
fut planté en 1867, et 31 ans plus tard le premier
wagon de pommes expédiées par la vallée
de l'Okanagan annonçait la naissance d'une industrie
qui produit maintenant environ six millions de boîtes
par année.
Par le rôle qu'elle joue dans l'économie de
la province, l'agriculture tient le quatrième rang
- après les forêts, les mines et le tourisme
- pour la valeur de ses revenus en espèces, qui ont
été de $156 millions ½ en 1965. Le recensement
de 1961 signalait l'existence de 20,000 fermes, dont un tiers
d'une étendue de 10 acres ou moins et seulement 53
p. 100 pouvant être considérées comme
commerciales. Plus de 200,000 acres de terre en culture sur
un total de un million sont irriguées.
Les mines
L'industrie minière connaît actuellement un
essor remarquable en Colombie-Britannique, et les sociétés
d'exploitation, petites et grandes, s'efforcent activement
de découvrir de nouveaux gisements. Neuf nouvelles
mines, d'un coût en capital de $175 millions, doivent
commencer à produire avant 1968. La production totale
de l'industrie minière en 1965 s'est élevée
à $280 millions.
Au point de vue historique, ce sont les ressources minérales
qui ont été à l'origine de l'exploration
et du développement des plaines intérieures.
La production du charbon débuta dès 1836 ;
des gisements d'aurifères furent repérés
en 1857 ; on découvrit du cuivre en 1889 ;
de l'argent et du zinc en 1891 et du plomb en 1892.
L'exploitation la plus considérable est la mine Sullivan,
à Kimberley, qui est l'une des plus grandes mines de
plomb, de zinc et d'argent du monde ; le minerai qui
en est extrait est transformé aux importantes usines
métallurgiques de la ville de Trail.
La pêche et les fourrures
La pêche commerciale, qui fournit du travail à
quelque 20,000 personnes, constitue une industrie importante
en Colombie-Britannique. La valeur des produits de la pêche
mis sur le marché varie entre $76 et $92 millions depuis
quelques années, les principales prises, soit plus
de 90 p. 100 de la production totale, étant le saumon,
le hareng et le flétan.
Cette ressource s'est hissée au rang des grandes
entreprises avec l'apparition de la boîte de conserve.
La première conserverie fut construite en 1870 ;
aujourd'hui, les caisses de saumon mis en conserve chaque
année s'étendraient, placées bout à
bout, sur une distance de 475 milles, et les harengs, mis
les uns à la suite des autres, feraient sept fois et
demie le tour du globe.
Le commerce des fourrures ne représente qu'une faible
partie de l'économie. Pendant la saison de 1965, le
piégeage a rapporté 244,000 peaux, d'une valeur
de $788,000, et l'élevage des animaux à fourrure
a produit 322,000 peaux, d'une valeur de $4.9 millions.
Le développement économique
On se demande parfois pour quelle raison la côte ouest,
avec ses immenses ressources naturelles, n'a pas connu un
développement industriel aussi rapide que la côte
est. C'est que le milieu y était très différent.
Les provinces de l'Atlantique se trouvèrent placées
par la force des choses au sein d'un vaste réseau commercial,
où l'Europe demandait des denrées alimentaires
et des matières premières alors que l'Amérique
du Nord avait besoin de machines et de produits manufacturés.
Les provinces du Pacifique, par ailleurs, confinaient à
un océan qui le reliait à des pays sous-développés
et sous-industrialisés, pays où (à l'exception
du Japon) les produits que peut offrir la Colombie-Britannique
n'ont jamais fait l'objet d'une forte demande. D'où
la nécessité pour cette province de franchir
les montagnes et de parcourir de longues routes maritimes
pour s'assurer des débouchés.
Mais en attendant le moment de faire leur percée
sur la scène mondiale, les habitants de la Colombie-Britannique
jetèrent les bases de plusieurs industries qui sont
aujourd'hui florissantes. Parmi celles-ci, il convient de
citer l'exploitation forestière, la pêche, les
mines et l'industrie manufacturière. On peut dire que
les années des ruées vers l'or furent les années
de transition, qui annoncèrent une ère de prospérité
et de progrès. La ruée de 1858 en est un exemple
typique. Elle débuta, en avril, par le départ
en bateau, de la Californie, de 450 personnes à destination
de la Colombie-Britannique. Un jour de juillet, plus de 1,700
autres aventuriers se joignaient au pèlerinage vers
le fleuve Fraser. À la fin de l'été,
plus de 20,000 chercheurs étaient à l'oeuvre
sur les bancs de sable. Plusieurs rebroussèrent chemin,
découragés par l'insuccès, mais beaucoup
persévérèrent.
L'industrie
L'industrie manufacturière a accompli des progrès
énormes, grâce à l'abondance des matières
premières et de l'énergie à bon marché,
ainsi qu'à l'augmentation de la population et à
l'accroissement du commerce étranger. Les expéditions
faites par les usines de la province ont plus que quadruplé
dans les vingt ans qui ont suivi 1945, et la valeur de vente
a atteint $2,881 millions en 1965.
Cette industrie continue d'être dominée par
celles des produits du bois et du papier, qui représentent
près de 50 p. 100 du total de la production manufacturière.
L'industrie des produits alimentaires est d'autant plus importante
qu'elle embrasse des activités très variées :
produits laitiers et de la pêche, boucherie et salaison ;
conserves de fruits et de légumes, etc.
Selon un rapport publié par le ministère du
Travail en juin 1966, la population active de la Colombie-Britannique
se chiffre actuellement à 711,000 ; soit une augmentation
de 231,000 depuis 1955 ; le total des salaires et des
traitement s'élève à $2,728 millions,
soit $1,363 millions de plus qu'en 1955 ; la moyenne
des salaires hebdomadaires est de $104.64, ce qui représente
une hausse de $38.64 depuis 1955.
Enseignement et beaux-arts
L'enseignement public a été institué
en 1872 ; la première école secondaire
fut ouverte en 1876 ; l'enseignement supérieur
a débuté en 1899 ; la première collation
des grades de l'Université de la Colombie-Britannique
a eu lieu en 1912.
Les fonds consacrés à l'enseignement par la
province se sont élevés à $173.6 millions
pendant l'année financière 1965-1966, et le
budget prévu à cette fin pour 1966-1967 est
de $206 millions. En exposant ces chiffres, le ministre de
l'Éducation a fait remarquer que la population active
de la Colombie-Britannique comptait une moyenne de 10.2 années
d'études scolaires en 1961, soit presque un an de plus
que la moyenne générale du Canada.
Il y a dans cette province trois universités publiques,
auxquelles des subventions d'un total de $33 millions seront
versées pendant l'année en cours.
Le fait de vivre en Colombie-Britannique revêt une
signification profonde pour ses habitants. Les arts y sont
encouragés et généreusement appuyés.
Le théâtre, la musique, le chant et la danse
y sont florissants. Vancouver et Victoria possèdent
chacune un orchestre symphonique. Les sociétés
littéraires et les groupes de discussion comptent aussi
parmi les activités culturelles de la province.
Perspectives d'avenir
Fidèle au passé, la Colombie-Britannique n'en
vit pas moins au rythme du temps présent et de l'actualité.
Avec son riche potentiel énergétique, sa population
toujours croissante, son application à conserver ses
ressources, l'abondance de sa main-d'oeuvre, cette province
semble promise à une prospérité sans
fin. Des villes surgissent dans des régions jusqu'ici
inhabitées, des barrages gigantesques maîtrisent
le cours des rivières pour produire de l'électricité,
éviter les inondations et irriguer les terres ;
les prospecteurs découvrent de nouveaux gisements miniers,
que les sociétés d'investissement se chargent
d'exploiter ; d'énormes établissements
industriels sont mis en production.
En 1966, la Colombie-Britannique a célébré
le centenaire de son existence en tant qu'union de la colonie
de la Couronne de l'île de Vancouver et de la colonie
de la Couronne de la Colombie-Britannique. En 1967, elle se
joindra aux neuf autres provinces pour fêter le Centenaire
de la Confédération canadienne, c'est-à-dire
l'important fait historique qui a réuni les provinces
du Canada en une seule nation.
Pour marquer ces grands événements, la province
a publié la proclamation suivante : « SACHEZ
PAR LES PRÉSENTES que pendant les années 1966
et 1967, la population de la Colombie-Britannique et les voyageurs
des villes et contrées lointaines chanteront, danseront,
crieront et se réjouiront dans l'allégresse
générale de la célébration de
deux centenaires. Pour commémorer dignement ce double
anniversaire, il y aura de grands spectacles et défilés,
des démonstrations sensationnelles sur terre, sur mer
et dans les airs ; des manifestations d'art et de prouesse
physique ; des festivals de musique ; des distractions
variées et imprévues pour permettre à
tous de se divertir. »
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