Août 1954 Comment se documenter
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Peu de chefs de service essaient
d'encombrer leur mémoire de tous les renseignements
dont ils ont besoin dans le courant de la journée.
Pour eux, l'important est de savoir où les trouver.
On est souvent surpris de la facilité avec laquelle
on trouve les renseignements qu'on désire. Les sources
d'information sont nombreuses, et le personnel de tous les
services accueille avec bienveillance ceux qu'intéresse
leur domaine.
Étant donné que les livres et les écrits
de toute sorte renferment la plupart des connaissances humaines,
le présent Bulletin s'en tiendra à eux comme
source d'information. C'est par le moyen des livres que l'humanité
relate ses actions et exprime ses idées. Comme il ne
s'agit pas ici de critique, nous n'essaierons pas d'estimer
la valeur des ouvrages mais de donner quelques indications
susceptibles de servir à nos lecteurs.
Il n'y a pas à s'excuser d'avoir à se renseigner.
Le monde change constamment, et les nouveaux événements
suscitent de nouvelles idées. Ce qui était important
il y a une dizaine ou une vingtaine d'années devient
relativement insignifiant, et de nouveaux facteurs que nous
ignorions alors, ou auxquels nous ne pensions même pas,
surgissent à la place. Nous sommes obligés d'accroître
certaines connaissances qui nous sont indispensables, et dans
d'autres domaines, nous avons besoin de connaître où
et comment nous pouvons apprendre à trouver les renseignements
qui nous sont nécessaires de temps à autre.
Le point de départ
Tous ceux qui ont l'occasion de faire fréquemment
des recherches ont chacun leur propre méthode, mais
il y a quelques règles générales que
tout le monde devrait connaître. Plus la recherche est
systématique, plus elle est susceptible de produire
de bons résultats.
Quand on aborde un sujet entièrement nouveau, il
est bon de lire un article sur la matière dans une
encyclopédie ou un ouvrage de référence.
On obtient ainsi une vue d'ensemble qui permet de choisir
les points qu'on veut approfondir. Cela donne également
une idée des expressions techniques qui vous aident
à mieux comprendre ce que vous allez lire et indique
les mots à chercher dans l'index.
Consultez d'abord les livres à votre portée,
dans votre propre bibliothèque ou celle de votre compagnie,
puis la bibliothèque publique et, en cas de besoin,
les bibliothèques privées et les libraires.
Comme second conseil à ce propos : commencez par
l'endroit où vous avez la meilleure chance de trouver
ce que vous cherchez.
La première partie des recherches est relativement
simple, mais ensuite il faut choisir entre deux routes. Si
on a fait le gros de la besogne, il s'agit de rester dans
la bonne voie et d'écarter tout ce qui est secondaire ;
ou bien, s'il reste encore des lacunes, de continuer à
piocher pour découvrir de nouveaux mots et de nouvelles
idées qui serviront de guides.
M. Lionel McColvin, bibliothécaire principal de Westminster,
a écrit un livre intitulé How to Find Out.
Il conseille à ceux qui font des recherches de décider
d'abord en quoi consiste le sujet de l'enquête et à
quel domaine il appartient, et puis de le définir aussi
exactement que possible.
Supposons que vous désiriez comparer les systèmes
de chauffage modernes avec ceux d'autrefois. Le sujet appartient
au domaine de la « mécanique », dont l'une
des subdivisions est le « chauffage » qui se divise
son tour en plusieurs catégories dont les « chaudières »
et les « poêles ». Les « poêles »
comprennent plusieurs sortes, selon qu'ils emploient le gaz,
le charbon, l'électricité ou le pétrole.
Une analyse de ce genre élimine un tas de détails
accessoires et en même temps détermine le champ
des recherches.
Les bibliothèques publiques et spéciales du
Canada cataloguent généralement leurs livres
de manière à mettre ensemble ceux qui se rapportent
au même sujet. Vous n'avez qu'à mentionner le
domaine et le sujet de votre enquête pour que le bibliothécaire
vous donne en quelques minutes les livres dont vous avez besoin.
Sachez ce que vous désirez
Il existe un meilleur moyen d'explorer que celui de voguer
au hasard sur l'océan dans l'espoir de découvrir
un continent.
Pour réussir dans ses recherches, il est essentiel
de savoir exactement ce qu'on désire et dans quel but.
Les bibliothécaires et ceux qui sont chargés
de faire des recherches pour les chefs de service connaissent
trop bien la difficulté de s'acquitter convenablement
de la tâche sans les renseignements nécessaires.
La plupart des gens, on ne sait pourquoi, hésitent
à demander exactement ce qu'ils désirent, ou
s'imaginent qu'on va le deviner. Les bibliothécaires,
secrétaires et autres personnes chargées d'obtenir
des renseignements pour les chefs de service ont intérêt
à se faire donner le plus d'explications possibles
pour réussir dans leurs recherches.
Les chefs de service, de leur côté, auront
avantage à prendre le temps et la peine d'expliquer
exactement et en détail ce qu'ils désirent.
Non seulement ils s'assureront ainsi d'obtenir des réponses
plus complètes et plus claires, mais ils épargneront
à leurs subordonnés d'énormes sommes
de travail pour trouver des réponses à de vagues
questions.
Supposons qu'un trésorier demande à sa secrétaire
ou à la bibliothécaire quel était le
volume monétaire du Canada un de ces-mois-ci et en
1914. On lui répond : $9,409,000,000 et $1,136,000,000,
ce qui ne lui dit pas grand'chose. En effet, depuis 40 ans,
la population a augmenté et la valeur de l'argent n'est
plus la même, de sorte que les deux chiffres bruts ne
sont pas comparables. Il aurait dû demander le volume
monétaire par tête en dollars de la même
valeur, soit $553 et $290, pour pouvoir faire une bonne comparaison.
Ceux qui aiment à faire des recherches devraient
prendre l'habitude de se poser des questions ou d'en poser
aux autres. On ne résout un problème qu'après
en avoir découvert l'existence, et ce n'est qu'en posant
des questions qu'on arrive à la découvrir. Charles
Steinmetz, le fameux inventeur, a dit : « Il n'y
a pas de sottes questions et on ne devient sot que lorsqu'on
s'arrête de poser des questions. » Toutes les découvertes,
dans le commerce ou en philosophie, sont dues à des
esprits inquisiteurs qui examinent jusqu'au bout tous les
points d'une question.
L'usage d'une bibliothèque
Un bon service d'information est impossible sans une bibliothèque
de travail. Une bibliothèque qui ne contient que des
romans ou des oeuvres poétiques ne servirait pas grand'chose
à accroître la production ou augmenter les ventes,
mais une bibliothèque de travail met la grande somme
de connaissances humaines à la portée de ceux
qui les désirent et qui ont assez d'imagination et
d'initiative pour s'en servir.
Les esprits curieux ne peuvent s'empêcher d'être
frappés par la grande différence dans le nombre
de livres de toutes sortes. Quand on considère l'énorme
quantité d'ouvrages scientifiques et économiques,
on se rend compte de la nécessité de préciser
les questions pour obtenir des réponses précises.
Conan Doyle raconte qu'un admirateur de Napoléon, qui
ignorait évidemment la profusion avec laquelle sont
traités certains sujets, commanda à son libraire
un exemplaire dans n'importe queue langue de tous les livres
sur l'Empereur. Le libraire, tout en s'excusant de n'avoir
pu remplir qu'une partie de la commande, lui annonça
qu'il lui faisait en attendant un premier envoi de... 40,000
volumes.
Bibliothèques spéciales
Une bibliothèque spéciale est un service ayant
pour but de mettre à la portée d'un organisme
ou d'un groupe tel qu'une entreprise industrielle, une université,
profession, etc., toutes les connaissances et toutes les idées
qui peuvent servir à leurs travaux et à leurs
objectifs communs. Le personnel, outre l'habileté professionnelle,
possède une bonne connaissance des sujets auxquels
la bibliothèque se rapporte. L'Association des bibliothèques
spéciales a pour devise « utiliser les connaissances. »
La bibliothèque spéciale est le vrai centre
de tous les travaux de recherche. Dans les affaires comme
dans les sciences, la bibliothèque n'est pas simplement
un entrepôt de livres, mais elle contribue activement
à la marche du progrès.
La plupart des bibliothèques contiennent principalement
des livres, des périodiques, des journaux, des gravures
et des atlas, mais par suite de l'évolution rapide
dans le domaine scientifique et commercial, les bibliothèques
spéciales, se procurent également des rapports
transcrits par toutes sortes de procèdes, des circulaires,
des lettres, des discours, en somme tout ce qui est susceptible
d'être utile aux organismes qui font usage de leur service.
Ainsi, quand il s'agit de faire un rapport sur les chemins
de fer, l'auteur demande à la bibliothèque spéciale
des livres sur l'histoire et l'évolution des chemins
de fer en général et dans sa région,
sur l'invention des méthodes de transport, sur les
problèmes de transport du point de vue technologique,
économique, géographique et politique, et sur
la manière dont les chemins de fer ont contribue à
l'expansion industrielle des nations.
Il consulte les annuaires du gouvernement et les rapports
périodiques pour les statistiques dont il a besoin,
les rapports des compagnies pour les chiffres de capitalisation,
frais et profits, et les rapports des sociétés
industrielles pour avoir une opinion extérieure sur
l'exploitation des chemins de fer. Puis, étant donné
que les livres et les rapports annuels ou autres donnent es
renseignements qui sont déjà vieux, l'auteur
consulte les journaux et autres sources récentes qui
lui apportent les dernières opinions et les dernières
nouvelles émises par les fonctionnaires des chemins
de fer, le gouvernement et autres intéressés.
C'est un plaisir de pouvoir trouver tous ces renseignements
dans une bibliothèque bien outillée sous la
direction d'un personnel expérimenté. Il devrait
y avoir une bibliothèque, grande ou petite selon les
besoins, dans tous les bureaux et tous les ateliers. Même
le plus petit bureau a besoin de dictionnaires, de magazines,
de manuels commerciaux, d'annuaires, etc.
Nature des ressources
Les principales sources d'information sont les encyclopédies
et les dictionnaires. La première encyclopédie
anglaise fut celle de Chambers, dont les deux volumes publiés
en 1728 servirent de modèle à celle de Diderot
et d'Alembert. Des libraires français, ayant eu l'idée
de faire traduire l'encyclopédie de Chambers, s'adressèrent
à Diderot qui, au lieu de faire une traduction, entreprit
une oeuvre beaucoup plus vaste et originale en 35 volumes,
dont le premier parut en 1751 sous le titre « Encyclopédie
ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et
des métiers, par une Société de gens
de lettres. »
En 1865, Pierre Larousse publia le « Grand Dictionnaire
universel du XIXe siècle, français, historique,
géographique, biographique, mythologique, bibliographique,
artistique, scientifique, etc., en fait une véritable
encyclopédie.
Vint ensuite le « Larousse du XXe siècle »
en 6 volumes dont le « Supplément » vient
de paraître dernièrement.
Ajoutez à cela le « Larousse mensuel illustré »
qui nous tient au courant de tous les événements
et tous les progrès dans tous les domaines.
La Librairie Larousse publie également le « Larousse
de l'industrie et des arts et métiers », le « Larousse
médical illustré », le « Larousse
commercial illustré », le « Larousse ménager
illustré », le « Larousse agricole »,
le « Larousse gastronomique », etc, ainsi que le
« Mémento Larousse » en 2 volumes qui les
résume tous.
Les dictionnaires contiennent la plupart des renseignements
dont nous avons besoin pour l'usage courant, et il y en a
de tous les formats, depuis le Nouveau Larousse en un volume,
aux gros dictionnaires en 5 ou 6 volumes comme le Quillet.
Le dictionnaire d'une langue (et il y en a d'autres sortes,
comme nous le verrons) ne fait pas autorité en matière
de langage, sauf peut-être le Dictionnaire de l'Académie
française. Il enregistre simplement les mots dont nous
faisons usage courant. Pour les questions de style et de syntaxe,
il faut généralement consulter la grammaire
ou un livre comme Le Bon Usage de Maurice Grevisse.
Les dictionnaires de synonymes et d'antonymes, c'est-à-dire
des mots ayant le même sens ou un sens contraire, servent
à varier le style et à éviter les répétitions.
Le meilleur de son genre est le « Dictionnaire des idées
suggérées par les mots » de Paul Rouaix.
Il donne, par exemple, une centaine de mots pour exprimer
l'idée de « plus ».
Le petit « Dictionnaire des synonymes » de Bourguignon
et Bergerol, publié par Garnier Frères, donne
en même temps la définition des termes et établit
exactement la distinction entre des mots que nous prenons
souvent l'un pour l'autre.
Il y a des dictionnaires pour tous les domaines de connaissances :
science, chimie, génie, commerce, psychologie, droit,
musique, médecine, physique, sociologie, etc. Il y
a même des dictionnaires de rimes pour les poètes,
des dictionnaires d'argot, et des dictionnaires de philatélie.
Il y a, naturellement, des dictionnaires qui donnent la
signification des mots de notre langue dans une langue étrangère.
Le plus moderne et le plus complet des dictionnaires anglais-français
et français-anglais est le Harrap, publie en Angleterre
et très employé au Canada. Outre les dictionnaires
en deux langues, il y a également des dictionnaires
en plusieurs langues, généralement allemand,
anglais, français, italien et espagnol.
Annuaires
Presque tout le monde possède un annuaire téléphonique,
un bottin, etc. Les annuaires du commerce ou des métiers
et des professions donnent des renseignements au sujet des
acheteurs, des vendeurs, des nouveaux produits, et de tout
ce qui peut être exprimé par des statistiques.
Le Canada Trade Index (publié annuellement par
la Canadian Manufacturers' Association, Inc., Toronto) contient
la liste de 10,000 manufacturiers canadiens, avec leur adresse,
leurs succursales, leurs représentants à l'étranger,
leurs marques de fabrique et une foule d'autres renseignements
à leur sujet.
Les annuaires de sociétés industrielles donnent
des détails sur les opérations d'entreprises
privées et publiques qui offrent des possibilités
de placement. Un annuaire d'administrateurs contient la liste
des personnes, appartenant aux conseils d'administration des
sociétés canadiennes.
Il existe plusieurs publications donnant des renseignements
sur la publicité dans les journaux et les magazines,
par la radio et la télévision. Elles contiennent
la date de publication, le dernier jour de réception
des annonces, la dimension des pages, la circulation, les
taux, et tout ce qui intéresse les annonceurs.
Livres de référence
Outre les encyclopédies et les annuaires, il existe
un grand nombre de livres de référence qui sont
de véritables mines de renseignements permettant de
trouver ce qu'on désire sans trop de peine. On a dit
qu'un homme intelligent ne s'ennuie jamais quand il a une
encyclopédie, un almanach et un horaire des trains.
Il est intéressant et instructif de feuilleter des
livres de référence ne serait-ce que pour voir
ce qu'ils contiennent. Beaucoup de dictionnaires ont une liste
de noms propres, de locutions étrangères et
de synonymes. On y trouve un tas de choses auxquelles on ne
s'attend pas, comme par exemple des listes d'anniversaires
de mariage, le langage des fleurs, et des formules de salutation.
Les almanachs tels que le Canadian Almanac, contiennent
tout ce qu'on peut attendre d'un livre de ce genre, par exemple
l'heure du lever et du coucher du soleil, la liste des membres
du parlement, les noms des associations et de leurs directeurs,
la liste des universités et des écoles, les
bureaux de poste, etc., mais ils vous renseignent également
au sujet des poids et mesures, ils vous donnent le nom du
chemin de fer qui passe dans telle ou telle ville, le nom
du greffier de chaque ville, et les droits de douane sur n'importe
quel article que vous avez l'intention d'importer. Vous n'avez
qu'à parcourir les pages d'un almanach pour vous convaincre
de son utilité.
Presque tous les pays publient un annuaire. La dernière
édition de l'Annuaire du Canada, publie par
l'Imprimeur de la Reine, Ottawa, a plus de 1332 pages, et
son index de 25 pages énumère environ 4,000
sujets. Les différents chapitres contiennent des renseignements
au sujet de toutes les phases de la vie et des affaires au
Canada.
Outre le Who's Who qui contient la biographie des
célébrités internationales, il existe
des annuaires du commerce et des professions qui décrivent
la carrière, les distinctions honorifiques, les ouvrages
et les attaches politiques de personnes en vue dans tous les
domaines.
Périodiques
Les livres de référence ne sont pas suffisants.
Il faut regarder en avant aussi bien qu'en arrière.
Qu'est-ce qui se passe en ce moment ? Quelle différence
les événements apporteront-ils dans les affaires
ou dans la vie ?
La rapidité des changements dans le monde économique
a donné plus d'importance que jamais aux périodiques.
Les magazines commerciaux, qui publient les dernières
nouvelles et les statistiques courantes, sont un tableau vivant
des affaires.
On juge une bibliothèque non seulement par le nombre
de ses magazines, mais par la manière dont ils sont
mis à la disposition des intéressés.
Dans certaines compagnies, le bibliothécaire parcourt
les magazines à leur arrivée, et écrit,
sur la carte de circulation, en regard du nom de chaque membre
du personnel, la page des articles qui l'intéressent.
Dans d'autres compagnies, des employés spéciaux,
au courant de ce qui se rapporte à chaque service,
choisissent les articles à faire lire par le personnel.
Pour trouver un article dans un périodique, il est
bon de se servir de la table qui donne le nom de l'auteur,
le titre de l'article, la date, le numéro du volume
et la page du magazine, et parfois un résumé.
Ces tables, qu'on trouve dans la plupart des bibliothèques,
sont publiées mensuellement et vérifiées
trimestriellement, semi-annuellement et annuellement. Il y
a des tables spéciales pour l'agriculture, les arts
industriels, l'éducation, le droit, le théâtre,
l'architecture, etc.
Brochures et pamphlets
On trouve des renseignements précis et à jour
sur des centaines de sujets dans des publications du gouvernement
fédéral et des provinces et des municipalités.
L'Annuaire du Canada de 1952-53 donne à la fin
du volume un chapitre intitulé « Sources officielles
de la statistique et autres renseignements ».
L'imprimeur de la Reine, Ottawa, publie un catalogue mensuel
de toutes les publications du gouvernement fédéral.
La brochure No 67, Pages Documentaires, du Service
de l'Information du ministère des Affaires extérieures
donne la liste de sources d'information gouvernementales et
autres, ainsi que la nature de chaque publication et l'adresse
d'origine. On peut se procurer les publications provinciales
en écrivant à l'Imprimeur de la Reine dans la
capitale de chaque province.
Les entreprises commerciales et industrielles publient elles
aussi des brochures contenant de précieux renseignements.
Des compagnies ont des magazines, d'autres distribuent des
brochures décrivant leurs produits, et d'autres publient
un bulletin à l'intention de leurs employés
et du public.
Il existe en outre des « services » qui analysent
la situation dans le domaine commercial, financier et scientifique
et publient des résumés. Les revues commerciales
contiennent des renseignements statistiques et autres qui
permettent d'estimer la demande pour différents produits.
Les associations commerciales donnent des renseignements sur
les questions relatives à leur domaine. Il y a des
revues qui font un résumé des articles scientifiques.
On trouve un tas de renseignements dans les rapports des sociétés
scientifiques et dans les publications des fondations de recherches.
Il ne faut pas négliger non plus les thèses
doctorales préparées par les candidats des universités.
La liste de ces ouvrages non publiés paraît dans
certains magazines, et quelques institutions en donnent des
résumés. Les musées sont une importante
source de renseignements scientifiques, artistiques et historiques.
Et, enfin, quand une question vous embarrasse, on peut toujours
s'adresser à quelqu'un qui est expert en la matière.
L'esprit d'enquête
Voilà quelques sources de renseignements. Le meilleur
moyen d'en faire bon usage est de cultiver deux habitudes
de notre jeunesse : la curiosité et l'observation.
Ceux qui réussissent à conserver un vif esprit
d'enquête en sont récompensés de plusieurs
façons. Non seulement ils élargissent le champ
de leurs connaissances par leurs recherches, mais ils deviennent
plus perspicaces et trouvent plaisir à la tâche.
Il est bon quelquefois de se mettre en quête de renseignements
quand le besoin n'en est pas apparent. Le plus simple travail
devient souvent intéressant quand nous nous mettons
à poser des questions à son sujet.
Même quand les réponses à nos questions
ne sont pas entièrement satisfaisantes, ou quand l'objet
de ces questions cesse de s'appliquer à la nouvelle
situation qu'elles nous font découvrir, nous n'avons
rien perdu ou rien changé en essayant d'apprendre la
vérité à leur égard.
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