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Aider les artistes visuels canadiens à tracer leur propre route vers le succès
Grâce à la participation de nombreux artistes de tout le pays, le concours de 2006 a connu un succès éclatant. La qualité des 1 000 inscriptions et plus reçues prouve le talent exceptionnel des artistes émergents d’ici
Nous vous invitons à découvrir le lauréat national et les deux récipiendaires d’une mention honorable de 2006 ... :
Lauréat national :
Arabella Campbell - Vancouver

Les oeuvres d’Arabella Campbell s’intéressent au matériel de peinture lui-même, soit la toile, le châssis et les murs de la galerie. Dans Physical Facts Series #6, Campbell reproduit minutieusement les zones libres au dos de la toile, imitant la forme du châssis à l’aide de coton brut. Tel un ruban de Möbius, le recto et le verso de la toile ne font plus qu’un dans cette création conceptuelle où l’oeil retrouve le confort de la fenêtre symétrique. Plutôt que de chercher à masquer le
matériel de studio, l’artiste choisit de les exposer. Ainsi, elle ne vise pas à échafauder une réalité illusoire qui transporterait l’observateur ailleurs, mais bien à le ramener vers l’ici et maintenant. Sa démarche astucieuse critique et glorifie tout à la fois le médium qu’est la peinture.
Mentions honorables
Chris Millar – Calgary

Caractérisées par une débauche d’éléments issus de l’imagerie populaire, les toiles de Chris Millar s’inspirent tant des comédies télévisées et des bandes dessinées que du punk rock de garage et des jeux vidéo. Sur un mode narratif absurde digne de Pynchon, FACEBITOR juxtapose un conte de black métal norvégien, la vie au sein d’une petite ville albertaine, des forces supranaturelles et… une nouvelle vision de l’art dentaire. Bien que l’humour noir de Millar
s’incarne dans des intrigues difficiles à déchiffrer, la sensibilité générale de l’oeuvre est parfaitement perceptible. Et l’avalanche de détails, lesquels débordent en tous sens du canevas, exprime avec éloquence combien il faut d’attention pour raconter — ou saisir — toutes les subtilités d’un récit.
Melanie Authier, Toronto

Par son travail, Melanie Authier cherche à cerner la façon dont les paysages nous sont présentés et la manière parfois contradictoire dont nous les appréhendons au XXIe siècle. Dans Apocalyptic Picnic, des parcelles de ciel bleu et de verte prairie — suggérant les conditions idéales d’une journée en nature — se trouvent envahies par des masses de formes abstraites, explosions d’énergie à la fois psychique et créative. Que nous suggèrent les paysages bucoliques ? Pourquoi sont-ils souvent empreints de romantisme ? Quel mieuxêtre espérons-nous y puiser ? Le désir, l’anticipation, les difficultés d’ordre émotionnel sont autant de questions qui émanent des paysages de Melanie et qui bouleversent, par leur réalisme, ces chimères de carte postale.
L’image de la peinture dans la bannière est reproduite avec la permission de Ben Reeves, lauréat de 2001.
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