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L'Initiative RBC sur la finance sociale commandite le Forum mondial des entreprises sociales 2013

Au début d'octobre, la ville de Calgary a accueilli 1 500 délégués internationaux dans le cadre du Forum mondial des entreprises sociales (FMES). L'événement a donné aux participants l'occasion de discuter en profondeur de divers sujets, particulièrement de finance sociale, d'entreprise sociale autochtone, de collaboration, de politiques, de recherche et d'innovation sociale.

Première institution financière canadienne à soutenir les entreprises à caractère social et à y investir, RBC reconnaît l'importance de rassembler des leaders avisés en vue de catalyser la finance sociale. Cela favorise le dialogue entre les personnes qui cherchent passionnément à convertir leurs idées en matière de changement social en pratiques commerciales courantes. Pour contribuer aux échanges d'idées, RBC a commandité la présence au FMES de 13 entrepreneurs sociaux.

Les délégués commandités ont été sélectionnés en partenariat avec le Centre for Social Innovation (CSI) et le Centre for Impact Investing de MaRS.

Dans les profils ci-dessous, certains des délégués commandités font part de leur expérience au FMES et des répercussions de cette expérience sur leur travail.

 

Jo Flatt – Conseillère, The Next Practice

J'ai appris que le secteur de l'entreprise à caractère social a tout un vocabulaire qui lui est propre. Selon moi, ce vocabulaire érige des murs et crée des divisions entre les gens. Nous devons changer cela afin d'éviter d'exclure les personnes que nous cherchons justement à aider.

Cela m'a particulièrement frappée lorsque je me promenais sur la 8e rue à Calgary. On y voit tant des gens d'affaires qui rentrent du travail que des sans-abri qui passent la nuit sous les enseignes, enroulées dans des couvertures. Ce sont deux groupes sociaux diamétralement opposés. L'un ou l'autre connaît-il l'entreprise sociale ? Dans la négative, ne nous incombe-t-il pas de la leur faire connaître ?

Comment pouvons-nous, en tant que membres du secteur de l'entreprise sociale, y arriver ? Parmi les innombrables responsabilités que nous assumons déjà, comment trouver le temps requis pour la communication ? Il est pourtant primordial que nous nous ouvrions à un éventail élargi de parties intéressées pouvant contribuer à notre travail.

Mon objectif consiste à propager les notions fondamentales de l'entreprise sociale qui, d'après ce que j'en comprends, s'inspire des meilleures idées des secteurs public et privé et du civisme, et les combine à une pratique axée sur la collaboration, à l'échec qui renforce la confiance, aux contraintes qui suscitent la créativité et à une passion indéfectible. Je veux travailler avec des partenaires insoupçonnés et les amener à participer aux missions que nous poursuivons.

 

Chelsea Longaphy – Analyste de projets, Centre for Social Innovation

Les expériences que j'ai vécues au FMES 2013 m'ont dynamisée, inspirée, motivée, et surtout, ont été une source d'espoir. Travailler dans le domaine de la finance sociale en tant qu'entrepreneure sociale peut s'avérer une tâche assez lourde. Chercher du travail peut se révéler décourageant et étant nouveau, le secteur est désorganisé. Je me suis parfois demandé si je pouvais faire carrière dans ce domaine ou, comme on l'a décrit lors de la conférence, faire partie de ce mouvement. Le FMES 2013 m'a fait comprendre que c'était possible. J'ai eu l'occasion de voir et de rencontrer bon nombre de chefs de file dans le domaine, ce qui me donnera de nouveaux modèles à suivre repères et de nouvelles sources d'apprentissage. J'ai également constaté que l'avenir de l'entreprise sociale réside dans le pouvoir de la collaboration. J'avais déjà observé des entrepreneurs sociaux de divers milieux travailler ensemble, mais jamais à des niveaux de collaboration aussi forts entre les secteurs.

Le FMEC 2013 nous a laissé voir qu'il était possible de changer le monde grâce à la force de la collaboration. À mesure que je poursuivrai ma carrière, je me souviendrai des leaders qui m'ont inspirée au FMEC 2013 et je continuerai de rechercher des occasions de collaboration et de création d'un monde meilleur.

 

Monica Schroeder – Coordonnatrice d'un service de traiteur, Friends Catering

J'ai eu le privilège d'assister à la rencontre internationale du FMEC 2013 à Calgary en octobre dernier, et cela m'a vraiment fait prendre conscience de la portée de l'entreprise sociale et de l'ampleur du mouvement au pays. Je ne connaissais pas tout à fait les divers types d'entreprises qui existaient, y compris celles qui sont axées sur l'éducation ou l'environnement, et j'ai aimé constater qu'elles avaient du succès. C'était également intéressant d'entendre parler de l'entreprise à caractère social à l'échelle politique, et de connaître les liens qui existent entre les actions sur le terrain et ce qui se passe en matière d'élaboration de politiques. Le discours de Paul Martin m'a vraiment ouvert les yeux et c'est l'un des présentateurs qui m'a le plus enchantée.

Ce que j'ai préféré cependant, c'était d'avoir l'occasion de faire des rencontres déterminantes avec d'autres directeurs d'entreprises de Toronto et de l'Alberta, et de les entendre parler de leur manière de relever des défis semblables à ceux de notre entreprise. J'ai essayé de rencontrer le plus de personnes possible, j'ai écouté des gens raconter des expériences formidables et j'ai pu me faire une bonne idée de ce que d'autres groupes accomplissent.

Je suis ensuite retournée au travail avec une meilleure idée de ce qui est envisageable pour notre entreprise et avec le sentiment qu'il ne faut pas que nous nous limitions dans les réalisations que nous visons. J'ai également ressenti le besoin de célébrer tout ce que nous accomplissons dans notre collectivité et de trouver de nouveaux moyens de le faire connaître à nos clients et à nos bailleurs de fonds.

 

Leah Pollock – Coordonnatrice de programme, Centre for Social Innovation

Avant d'assister au FMEC, j'ai passé en revue le programme afin de savoir quels ateliers et présentations m'aideraient à assurer le succès des membres du Centre for Social Innovation (CSI). Puisque nous nous efforçons de cerner les tendances en matière d'innovation sociale et de les renforcer au sein du CSI, l'atelier « Corporate Social Innovation » (innovation sociale en entreprise) était tout désigné pour nous permettre d'identifier les grandes sociétés qui investissent en innovation sociale. Les entreprises qui se démarquent le plus en ce qui a trait aux investissements concrets et progressifs dans l'innovation sociale, tant ici que dans les pays en développement, sont Nike, Coke et Ideo.

Cette séance a renforcé ma conviction de l'importance de la collaboration dans tous les secteurs en vue de susciter de véritables changements. Le terme « social » ne s'applique plus uniquement aux initiatives locales et aux œuvres caritatives. Il fait désormais partie intégrante de la mission que se donnent la plupart des sociétés, tout comme RBC. J'ai quitté la conférence remplie d'espoir pour l'avenir de l'innovation sociale et inspirée par un désir de création de solutions importantes et concrètes axées sur les enjeux majeurs du monde.

 

Ashley Kirk – Directrice générale – RLabs (Canada)

Lorsque le ministre fédéral Jason Kenney et le député de l'Ontario, le Dr Eric Hoskins, ont chacun annoncé une meilleure approche relativement à la résolution de problèmes grâce à l'entreprise sociale, et soutenu par ailleurs l'importance des entrepreneurs sociaux dans le développement, cela a été déterminant pour moi. Je me suis rendu compte qu'il y avait peut-être encore de l'espoir que nous ayons un système qui fonctionne mieux et que cela pourrait arriver plus tôt que je le pensais. Pour que les entreprises sociales puissent avoir le plus d'impact possible, il est important que les systèmes en place fonctionnent correctement. Je me réjouis donc à l'idée de voir les gouvernements réaliser ces idées.

Il y a eu toutes sortes de moments intéressants et instructifs lors du FMEC, mais l'un des plus mémorables s'est produit lorsque j'ai assisté à la séance « Global Trends and their Impact on Social Enterprises » (tendances mondiales et leur impact sur l'entreprise sociale), présentée par Wendy Cukier, Vinod Rajasekaran et Willa Black. Les présentateurs ont discuté des universités et de leur rôle dans notre société d'aujourd'hui, des carrefours internationaux et des tendances en matière d'entreprises sociales dans le nord du Canada. C'était intéressant de constater que nous reproduisons encore les anciennes façons de faire. Ce n'est que dans les dernières années que nous avons commencé à examiner les faits de plus près et à nous poser les questions suivantes : « Est-ce vraiment la seule façon d'apprendre ? » ou « Est-il possible de faire mieux ? ». À la suite du FMEC 2013, je vais accroître mes efforts pour établir des partenariats solides avec d'autres entrepreneurs sociaux et chefs d'entreprises sociales, les gouvernements et les universités, en vue de renforcer notre action.

 

Jasvinder S. Obhi, Ph. D, Cofondateur et chef de l'exploitation – RocketOwl Inc.

J'assistais à ma première conférence sur l'entreprise sociale. C'était une bonne introduction à ce qui se passe dans le monde de l'entreprise sociale. Je suis nouveau dans le secteur, alors la conférence m'a permis de situer nos activités à RocketOwl dans un contexte global.

La conférence a attiré de nombreuses personnes, et j'ai été impressionné par certains des grands noms qui y ont assisté, notamment Craig Kielburger et Paul Martin. Les occasions de réseautage étaient remarquables et j'ai pu faire des rencontres très importantes.

Les deux séances qui m'ont le plus marqué ont été : « Thinking Big: Make More than Change for Early Stage Ventures » et « Open Data: Driving Scale and Impact ». La première portait sur les difficultés associées à la mise sur pied d'une entreprise sociale et sur la façon de les surmonter, du financement initial à l'évolution de la structure d'une entreprise en fonction du type de croissance.

La deuxième séance portait sur les changements que peuvent apporter les données ouvertes. On a établi des parallèles entre les entreprises traditionnelles et les entreprises sociales, et relevé les lacunes qui devaient être prises en compte. On a notamment discuté de la nécessité de consulter de vastes quantités de données existantes afin de créer des voies notables et durables vers le changement.

J'ai également été impressionné par les discussions, lors des pauses café et dans le hall d'entrée, au sujet des impératifs de changement du système. On a décrit les systèmes actuels comme étant dysfonctionnels et responsables des difficultés éprouvées. Je crois que nous vivons à une époque de changements considérables et que les systèmes en place n'ont pas été conçus pour les traiter au rythme qui s'impose. Nous avons besoin de nouveaux systèmes pour faire croître les entreprises sociales qui recherchent de plus en plus à réaliser un modèle de gestion Triple P, conciliant la population, la planète et les profits.

 

Prince Sibanda - Coordonnateur de projet, Local Immigration Partnership

L'une des conférences les plus mémorables auxquelles j'ai assisté au FMEC 2013 m'a fait prendre conscience que la pauvreté et l'isolation sociale dans le nord du Canada sont les deux difficultés les plus importantes. Le canoë est un symbole traditionnel du nord canadien, et nous en construisons un à mesure que nous avançons. Des organismes engagés, des institutions financières, des groupes communautaires et des individus sortent de leur zone de confort pour que l'entreprise sociale fonctionne au Canada. Qu'il s'agisse de redéfinir la finance durable, de mettre en œuvre des économies inclusives ou de donner une chance à une idée novatrice, j'ai appris qu'il existe des occasions, des défis et des idées remarquables consacrés au changement social.

J'ai quitté le FMEC croyant qu'une économie différente était possible. Je regarde désormais les collectivités dans lesquelles j'œuvre d'une nouvelle façon. Je vois les jeunes sans-abri et je me demande s'il y a un moyen de les faire participer à un programme de recyclage ou à un projet qui les sortirait immédiatement de la rue. Je vois un épicier et je me demande s'il peut être associé aux marchés locaux et, ainsi, soutenir les agriculteurs de la région. Je vois une banque alimentaire et je me demande pourquoi le modèle n'a pas changé au fil des années, et pourquoi elle ne peut pas réunir des gens pour célébrer une alimentation saine plutôt que de représenter simplement un moyen de subsister ?

La conférence m'a également rappelé la richesse et la diversité de notre culture, notamment la danse des Premières Nations, le rodéo, les rires et l'excellente nourriture. Je remercie les commanditaires, en particulier RBC, d'avoir rendu possible l'une des expériences les plus importantes de ma vie au Canada. Je vais maintenant ramer mon canoë vers des économies inclusives et favoriser des moyens de réaliser les rêves des nouveaux arrivants au Canada !

 

Stephen Bentley – Animateur communautaire, Centre for Social Innovation

J'ai été touché alors je ne peux faire autrement que d'apporter ma contribution. Comment vous y prenez-vous pour mesure votre rendement social personnel ?

Entre les Rocheuses argentées, les collines environnantes, les perspectives universelles, les Calgariens accueillants, le rodéo et la végétation verdoyante, il y a eu de l'innovation. Cela s'est passé dans un endroit où les gens ont eu la confiance nécessaire pour croire qu'il était possible de réaliser quelque chose de grand dans des domaines encore nouveaux et inexplorés. Le principe de l'entreprise sociale n'est pas nouveau, mais c'est une idée qui a mûri. L'idée d'avoir un effet positif tout en gagnant de l'argent est une source d'énergie importante. La mission au cœur des organismes sans but lucratif et le moteur commercial derrière les entreprises ont permis de comprendre que l'entreprise sociale peut être rentable et le succès quantifiable. Cette façon actuelle de faire des affaires montre une nouvelle valeur au monde et une nouvelle possibilité d'adoption massive.

Lorsque j'allais à des conférences commerciales pour conclure des accords, engager des négociations et établir des partenariats stratégiques, je n'aurais jamais pensé que si nous changions simplement la conversation pour la concentrer davantage sur les personnes que sur les profits, nous serions bien plus nombreux à y gagner des relations qui ont un sens.

 

Kerry-Ann Ingram - Coordonnatrice, Vente et marketing – Windfall Brides Boutique 

La conférence était l'occasion d'apprendre une multitude de choses pratiques sur l'orientation de l'innovation sociale et des entreprises sociales.

L'une de mes expériences préférées lors de la conférence a été la visite de trois entreprises sociales locales sélectionnées. J'ai pu avoir une expérience de première main sur la gestion d'autres entreprises sociales et les manières créatives dont elles tirent parti les unes des autres et de leurs œuvres caritatives en vue d'obtenir un rendement positif au sein de leurs collectivités. J'ai également appris qu'il existe une diversité de moyens pour une entreprise de participer à sa collectivité ainsi que des avantages réciproques.

Merci à RBC pour sa généreuse contribution qui m'a permis d'assister au FMEC à Calgary.