L’eau fait tellement partie intégrante de nos vies que nous la tenons pour acquise. Néanmoins, bon nombre de gens ont réalisé, tôt ou tard, à quel point cette ressource est précieuse. C'était peut-être lors d'un voyage en Australie, en constatant les effets dévastateurs des sécheresses sur les cultures et le bétail. C'était peut-être lorsque des parents à eux sont devenus malades pendant la crise de l'eau à Walkerton, en Ontario. C'était peut-être pendant un moment sur un lac tranquille, à l'aurore. C'était peut-être en regardant un reportage télévisé sur la pollution de l'eau en Chine, ou en lisant un article sur les pénuries d'eau en Afrique. Ou c'était peut-être lorsqu'ils ont dû faire bouillir leur eau avant de la boire, parce qu'elle était impropre à la consommation.
Nous avons demandé à des athlètes olympiques RBC pourquoi ils se soucient de l'eau, et de décrire un moment pendant lequel ils ont réalisé l'importance de cette ressource. Consultez les articles ci-dessous afin de savoir pourquoi votre athlète olympique préféré se soucie de l'eau !
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Jared Funk
Rugby en fauteuil roulant
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Athlète paralympique de rugby en fauteuil roulant, Jared a remporté deux médailles aux Jeux paralympiques – l'argent en 2004, à Athènes, et le bronze en 2008, à Beijing.
En tant qu'athlète paralympique de rugby en fauteuil roulant, l'eau m'est aussi essentielle que mon fauteuil. Sans eau, je ne pourrais pas rester bien hydraté tout au long du match, ou contrôler ma température de façon à éviter d'avoir trop chaud.
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Kevin Rempel
Hockey sur luge
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Kevin Rempel est un joueur de hockey sur luge. Après avoir remporté le Défi mondial de hockey sur luge en 2011, il espère maintenant représenter le Canada aux Jeux paralympiques de 2014 à Sochi, en Russie.
Pour la première fois, je suis récemment allé au Mexique, l'un des endroits les plus chauds au monde où passer ses vacances.
J'avais entendu parler du temps magnifique qu'il y fait, des plages sablonneuses et de l'eau limpide. Mais ce n'est qu'une fois là-bas que j'ai réalisé qu'on ne pouvait que nager dans cette eau limpide, et non la boire.
Je gardais une bouteille d'eau à portée de main partout où j'allais, et si on m'offrait de l'eau dans un verre, je m’interrogeais sur la provenance de cette eau. Ce ne sont pas des questions que je me pose d'habitude, au Canada.
Je m'intéresse beaucoup plus qu'avant à des initiatives telles que le Projet Eau Bleue RBC, maintenant que je suis allé dans des régions où les systèmes de traitement de l'eau ne sont pas de bonne qualité. Je crois que tous devraient avoir accès à de l'eau potable, et ne pas avoir peur de devenir malades après avoir chanté sous la douche...
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Caroline Ouellette
Hockey sur glace
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Caroline Ouellette est triple médaillée d'or olympique en hockey sur glace. Elle a remporté l'or aux Jeux olympiques d'hiver de 2002, 2006 et 2010.
Je me rendu compte à quel point je tenais l'eau pour acquise lorsque je suis allée au Bénin, en Afrique, dans le cadre du programme d'athlètes ambassadeurs de l'organisme Right to Play. Là-bas, la plupart des gens n'ont pas accès à de l'eau potable. Au Bénin, beaucoup de gens travaillent dans la rue de longues heures par jour, à vendre toutes sortes de choses afin d'avoir l'argent nécessaire pour acheter de la nourriture et de l'eau contenue dans de petits sacs de plastique. De retour d'Afrique, j'ai réalisé que j’avais beaucoup de chance d'avoir accès partout à une eau du robinet potable. J'ai pris l'engagement d'utiliser des bouteilles d'eau réutilisables et, autant que possible, de cesser de consommer de l'eau embouteillée.
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Valerie Hould-Marchand
Nage synchronisée
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Les 15 ans de carrière de Valérie en nage synchronisée de compétition ont été remplis de réussites, notamment l’obtention d’une médaille d’argent aux Jeux olympiques d’été de 1996.
Athlète de nage synchronisée ne participant plus à des compétitions, j'ai toujours eu un lien particulier avec l'eau. Je pratique plusieurs activités de plein air – la nage en eau libre, entre autres – et je constate souvent les effets dévastateurs de la pollution sur l'eau. Je crois qu'il est extrêmement important de sensibiliser le public à ce problème environnemental des plus préoccupants. Chaque jour, je fais des gestes en vue de contribuer à ma façon à la protection des ressources en eau du Canada.
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Clara Hughes
Patinage de vitesse et cyclisme
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Six fois médaillée olympique en cyclisme et en patinage de vitesse, Clara Hughes est la seule athlète au monde à avoir gagné plusieurs médailles olympiques à des Jeux d’hiver et à des Jeux d’été.
La « Coupe »
C'est dans le désert de la péninsule de Basse-Californie, au Mexique, que j'ai bu l'une des meilleures eaux qui soient. Tirée d'un puits artisanal, l'eau est contenue dans un seau hissé au moyen d'une corde. J'ai souvent bu de cette eau lorsque je m'arrêtais dans de petits ranchs, sur mon vélo de cyclotourisme. Dans les régions isolées, loin des routes asphaltées, il faut demander de l'eau aux travailleurs des ranchs, timides mais amicaux. C’est la seule façon de trouver à boire. Mon mari m'avait raconté ses expériences lors de ses randonnées pédestres dans cette région, il y a plusieurs années. Ce fut la même chose lorsque nous y sommes allés ensemble, à vélo. Seuls les habitants du désert peuvent vraiment apprécier à sa juste valeur la chance d'avoir de l'eau potable. Ils accordent à l'eau la même valeur que celle que nous accordons à nos voitures et à nos maisons. Une fois que vous avez gagné leur confiance, ils vous invitent à vous mettre à l'abri du soleil de plomb chez eux, dans une pièce ouverte sur l'extérieur, sur un sol de terre battue. Ils prennent une coupe commune fixée à un clou et la plongent dans un vaste bol de céramique, puis vous la tendent en disant « agua pura y dulce » (eau pure et douce). Et c'est précisément ce qu'est cette eau – l'eau la plus pure et la meilleure que j'ai goûtée. Mon mari appelle cette coutume « l'offre de la Coupe ». Boire à la coupe de ces gens modestes rend l'eau encore meilleure – meilleure que toute eau chlorée qu'on trouve au nord de la frontière mexicaine.
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Benoît Huot
Natation (paralympique)
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Benoît, nageur accompli, a remporté 8 médailles d'or, 4 médailles d'argent et 4 médailles de bronze aux Jeux paralympiques de 2000, 2004 et 2008.
L'eau est si importante pour moi... Elle est un élément central de ma vie ! Sans l'eau, je n'aurais jamais eu la chance de devenir la personne que je suis. Nageur paralympique, je m'entraîne plus de cinq heures par jour dans une piscine. L'eau est véritablement l'élément le plus important de ma vie. J'ai réussi à réaliser mon rêve de participer aux Jeux paralympiques grâce à l'eau. Depuis mon plus jeune âge, mon objectif est de nager le plus rapidement possible. J'ai toujours eu ce lien particulier avec l'eau ; c'est pourquoi je pratique la natation depuis plus de vingt ans. Je suis très conscient du fait que nous devons prendre soin de notre eau. J'ai eu le privilège de faire le tour du monde et de visiter les cinq continents. C'est en voyageant ailleurs dans le monde qu'on réalise à quel point nous avons de la chance, au Canada, d'avoir accès presque en tout temps à de l'eau potable. Ce n'est pas toujours le cas ailleurs dans le monde. Il faut continuer de prendre soin de notre eau pour que les générations futures puissent y avoir accès.
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Vicky Leblanc
Softball
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La carrière de joueuse de balle molle de Vicky, qui a été intronisée au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick en 2009, compte de nombreux sommets, notamment une participation aux Jeux olympiques de 2000 à Sydney.
Récemment, j'étais en Inde pour un entraînement d'un mois. Après deux semaines dans un superbe centre de villégiature, j'ai vu une femme arroser des plantes à l'extérieur de sa cabane. Je lui ai demandé pourquoi elle le faisait, car les jardiniers s'occupaient quotidiennement du terrain. Elle m'a répondu qu'en raison de sa rareté en Inde, on transportait l'eau au centre de villégiature plusieurs fois par jour, pour nous, ce que j'ignorais. J'ai ensuite commencé à modifier mes habitudes de consommation d'eau, d'abord, en me rinçant à la fin de ma douche, plutôt que de laisser couler l'eau sur moi pendant de nombreuses minutes. Je remplissais ma bouteille seulement de la quantité d'eau dont j'avais vraiment besoin. J'ai réalisé que j’avais de la chance d'avoir de l'eau en abondance, sachant que les gens à l'extérieur du centre de villégiature avaient énormément de difficulté à s'en approvisionner quotidiennement, et ce, à quelques mètres seulement de l’endroit où je vivais ce mois-là.
Je me demandais ce que les employés du centre de villégiature pensaient du manque de respect des clients pour l'eau. Pour ma part, j'avais tendance à penser que l'eau était disponible en quantité illimitée, et à oublier que beaucoup de personnes n'y avaient pas accès facilement. Vivre dans un monde où l'eau n'est disponible qu'en quantité limitée ? Voilà une perspective inquiétante.
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Brady Leman
Skicross
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Membre de l'équipe olympique canadienne de skicross en 2010, Brady a remporté une médaille d'or à la Coupe du monde de skicross de 2011 et a obtenu la 22e place au classement mondial de 2010.
Quand j'étais plus jeune, tous les étés, je passais du temps au chalet familial au bord du lac des Bois, à Kenora, en Ontario. La région du lac des Bois est un magnifique coin du Nord de l'Ontario où l'on trouve beaucoup d'îles et des paysages superbes, et où l'on peut pratiquer de nombreuses activités aquatiques. Je passais tous mes étés à nager, à pêcher, à faire des randonnées en canot et à m'adonner à toutes les autres activités estivales possibles près d'un lac. Au fil des ans, j'ai vu croître les algues à un rythme constant au lac des Bois. Ce n'est que plus tard que j'ai appris quels pouvaient être les effets néfastes des algues sur les écosystèmes aquatiques. Comme j'associe le lac des Bois à une partie importante et agréable de ma jeunesse, sa santé me préoccupe grandement. Ma famille et moi avons pris plusieurs mesures pour contribuer à sa protection, par exemple, en nous assurant de ne pas y déverser de savon ou d'autres matières polluantes, afin qu'il reste sain pour les années à venir.
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John Hastings
Kayak
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Membre de l'équipe canadienne de canoë-kayak, John a obtenu la 12e place au classement global de la Coupe mondiale en 2011 et est membre du programme Athlètes Olympiques RBC depuis trois ans.
En tant que membre de l'équipe nationale canadienne de canoë-kayak, j'ai eu l'occasion de voyager partout dans le monde et de constater par moi-même l'ampleur des nombreux problèmes en lien avec l'approvisionnement en eau douce. Que ce soit en raison de la pollution ou de la baisse des niveaux d'eau des rivières et des lacs, les ressources d'eau douce sont de plus en plus limitées. Ma passion pour le kayak et mes rêves de gloire olympique ont été alimentés par les rivières et les lacs du monde entier. La disparition de ces cours d'eau serait dévastatrice non seulement pour moi, mais aussi pour les diverses collectivités dans lesquelles j'ai vécu. Ma carrière dépend de l'eau. C'est sur l'eau que j'ai connu mes plus grandes réussites et mes revers les plus cuisants. En outre, c'est l'eau qui me mènera vers les Jeux olympiques.
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