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Novembre 2009
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Tendances
du marché... |
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L’économie trébuche un deuxième mois de suite |
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Marchés financiers ... |
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Sur le chemin de la reprise |
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Perspectives économiques ... |
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En attendant une reprise mondiale… patience |
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Perspectives provinciales... |
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Ensemble ils tomberont, ensemble ils se relèveront |
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L'économie du Québec ... |
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Comment éviter le pire de la récession |
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Accessibilité à la propriété ... |
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L'amélioration de l'accessibilité à la propriété prend fin au troisième trimestre |
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Budget du Québec ... |
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Le point sur la situation financière du Québec à l’automne 2009 |
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Tendances du marché...Consultez le rapport complet
L’économie trébuche un deuxième mois de suite
- Le PIB a dérapé de 0,1 % en août, décevant les attentes d’un passage à une croissance positive un deuxième mois de suite. Nous pensons que, sur la base des dépenses, la croissance du PIB réel se situera entre un demi-point et un point de pourcentage, en taux annualisé.
- Le Canada a perdu 43 200 emplois en octobre — la première baisse de l’emploi en trois mois. Pour la période de trois mois dans son ensemble, toutefois, l’emploi net a augmenté de 14 500 postes grâce aux créations d’emplois des mois d’août et de septembre. Le taux de chômage a remonté à 8,6 % en octobre après une baisse inattendue à 8,4 % en septembre.
- Les ventes au détail ont augmenté de 0,8 % en août, corrigeant largement la baisse surprise de 0,5 % de juillet. Les recettes des stations-service ont le plus progressé, à 3,9 %. En volume, c’est-à-dire compte non tenu des variations de prix, les ventes ont gagné 0,4 %, inversant largement le repli de 0,1 % enregistré en juillet.
- En octobre, les mises en chantier résidentielles ont progressé de 5,4 % pour s’établir à 157 300 en rythme annualisé. Cette hausse a largement compensé la baisse de 3,9 %, à 149 000, enregistrée en septembre. La construction domiciliaire a donc repris le chemin de la croissance qui avait prédominé en août, les mises en chantier ayant progressivement remonté du creux cyclique de 118 500 unités atteint en avril.
- Le déficit du commerce extérieur de marchandises du Canada a été réduit de moitié en septembre, passant de 2 milliards de dollars en août à 0,9 milliard de dollars. L’amélioration était presque exclusivement le résultat d’un bond de 3,5 % des exportations. Les importations étaient relativement stables, ayant baissé très légèrement de 0,1 %.
- Le taux d’inflation d’ensemble du Canada a rompu avec une séquence de quatre mois de résultats négatifs en octobre, alors que les tensions déflationnistes dues aux mouvements de la composante énergie de l’IPC se sont dissipées.
Dawn Desjardins
dawn.desjardins@rbc.com
Marchés financiers...Consultez nos prévisions de taux d’intérêt et de change
Sur le chemin de la reprise
Des signes indiquant que la reprise mondiale est amorcée continuent de surgir, interrompus à l'occasion par la diffusion d'une information décevante qui amène les prévisionnistes à faire le point et à réévaluer leur optimisme. Dans une large mesure, les données appuient notre prévision suivant laquelle l'économie des États-Unis aurait progressé au taux annualisé de 2 % au troisième trimestre. Au Canada, la publication d'une valeur plus faible que prévu en ce qui a trait au PIB réel dégagé en juillet a fait craindre que la croissance soit inférieure à notre prévision pour le troisième trimestre, même si cette valeur cadre toujours avec un retour à la croissance positive.
L'économie américaine se stabilise
- Le ralentissement imprévu du rythme de baisse du PIB réel des États-Unis au deuxième trimestre a renforcé les attentes voulant que la récession ait pris fin. L'économie américaine s'est contractée au taux annualisé de 0,7 %, soit un net progrès par rapport aux reculs de 5,4 % au quatrième trimestre de 2008 et de 6,4 % au premier trimestre de 2009. Suivant notre prévision actuelle, la hausse annualisée du PIB réel des États Unis serait de 2 % au troisième trimestre et de 1,8 % au quatrième trimestre, sous l'impulsion du programme de primes à la casse et d'un redressement du marché immobilier.
- Nous sommes d'avis que l'économie américaine s'oriente vers une reprise soutenue, étant donné l'abondance de liquidités et l'ampleur du soutien de l'État. Les dépenses de consommation retomberont au quatrième trimestre, puisque l'augmentation des ventes de voitures en juillet et en août était attribuable au programme de primes à la casse. Cette diminution ne fera toutefois que modérer, et non annuler, le taux de croissance au cours de la période.
- Quant à 2010, la question centrale a trait à la vigueur de la reprise. Nous prévoyons, avec un optimisme prudent, que les dépenses de consommation s'accroîtront aux États-Unis l'année prochaine, mais à un rythme lent car les ménages assainiront leur situation financière et seront aux prises avec la conjoncture difficile du marché de l'emploi au début de l'année. Étant donné l'ampleur de la récession et la détérioration des bilans des ménages et des entreprises, la situation sur le marché de l'emploi s'améliorera plus lentement qu'au cours des cycles antérieurs, ce qui est compatible avec notre prévision voulant que la vigueur de la reprise aux États-Unis soit inférieure à la moyenne en 2010.
- La Réserve fédérale n'a pas modifié le taux des fonds en septembre, et nous prévoyons toujours qu'elle conservera ce taux dans sa fourchette actuelle jusqu'à la fin de 2010 et qu'elle s'emploiera d'abord à mettre fin aux programmes moins traditionnels à mesure que le besoin se résorbera.
L'économie canadienne devrait avoir repris en août
- Des facteurs particuliers ont freiné le PIB du Canada en juillet, mais celui-ci a toutes les chances d'avoir connu une progression décente en août. Parmi ces facteurs particuliers on compte la faible remontée de la production de voitures et de pièces d'automobile, les fermetures temporaires dans le secteur minier, la température inhabituellement froide pour la saison qui a entraîné une baisse de la demande dans le secteur des services publics et une grève des employés municipaux.
- Une progression notable des ventes enregistrée de nouveau dans le secteur de la fabrication ainsi qu'un retour à des conditions plus normales dans d'autres secteurs appuieront le PIB en août et permettront à l'économie canadienne d'enregistrer une hausse modeste au troisième trimestre.
- En 2010, nous prévoyons une croissance de 2,6 % et un accroissement des dépenses de consommation de 2 %. La situation financière des ménages est meilleure au Canada qu'aux États-Unis, mais la forte dépréciation des actifs et la croissance continue de l'endettement pendant la récession ont entraîné une hausse du ratio d'endettement, de sorte que la valeur des dettes exprimée en pourcentage du revenu disponible atteint un sommet sans précédent. Des prix en hausse des actifs financiers et un redressement des valeurs immobilières donnent à penser que ces ratios ont reculé au troisième trimestre, mais il est quand même probable qu'ils limiteront la croissance des dépenses à court terme.
- Suivant notre prévision économique, nous nous attendons à ce que la Banque du Canada conserve son taux cible de financement à un jour à sa valeur actuelle jusqu'à la fin du deuxième trimestre de l'année prochaine, avant de le relever de 50 points de base au troisième et au quatrième trimestre.
Dawn Desjardins
dawn.desjardins@rbc.com
Perspectives économiques ... Consultez le rapport complet
En attendant une reprise mondiale… patience
- L’économie mondiale émerge de la récession et une reprise est attendue au cours des prochains trimestres.
- Le ralentissement économique a été moins prononcé au deuxième trimestre.
- Les primes à la casse et autres rabais du genre soutiennent directement et indirectement la croissance aux États-Unis, en Allemagne, en France et au Canada.
- Le risque que la reprise ne soit pas durable demeure, mais il est probable que celle-ci se raffermira avec le redressement des marchés financiers et les retombées des plans de relance.
- Les banques centrales maintiendront des politiques accommodantes jusqu’à ce que la reprise soit bien lancée et que le chômage commence à reculer.
- Les taux d’intérêt resteront bas en 2009, puis monteraient graduellement en 2010.
- L’économie des États-Unis s’est encore contractée au deuxième trimestre, mais dans une moindre mesure que lors des périodes précédentes depuis plus d’un an.
- Les dépenses en biens durables et la reconstitution des stocks devraient soutenir la croissance.
- L’inflation de base ralentira, car l’économie est en excédent de capacité.
- Le taux de chômage culminera vers la fin de 2009 et demeurera élevé en 2010.
- Le Canada bénéficiant de la demande du secteur américain de l’automobile, son économie est en voie de renouer avec l’expansion au troisième trimestre.
- Une croissance modeste en 2010 devrait déboucher sur des progrès tout aussi modestes pour l’emploi.
- Les craintes à l’égard de l’inflation seront reléguées à l’arrière-plan, car il restera assez de capacité excédentaire dans l’économie pour prévenir les tensions sur les prix.
- Le taux directeur se maintiendra à un niveau extraordinairement bas jusqu’au milieu de 2010.
Paul Ferley
paul.ferley@rbc.com
Perspectives provinciales ... Consultez le rapport complet
Ensemble ils tomberont, ensemble ils se relèveront
Ainsi que l'indique la dernière édition des Perspectives économiques et financières de septembre, l'économie canadienne présente des signes tangibles de reprise. Cependant, dans l'arène provinciale, ces prévisions sont tempérées par les récents développements du marché. On estime maintenant que le ralentissement économique est plus généralisé que prévu. Dans le présent rapport sur les provinces, nous avons révisé nos prévisions. Neuf provinces affichent maintenant une croissance négative pour l'année. Cette révision concerne la rétrogradation de deux des trois seules provinces pour lesquelles nous avions prévu une expansion. La Saskatchewan – qui était classée l'an dernier au premier rang sur le plan de la croissance – a subi une importante révision à la baisse en raison des mauvaises conditions des récoltes de l'été, d'une baisse marquée de la production de la potasse et d'un investissement dans le secteur résidentiel plus faible que prévu. De même, l'économie de la Nouvelle-Écosse affiche un modeste repli en raison de la contraction des dépenses en immobilisations. Quant au Manitoba, qui se situait en territoire positif en 2009, il a été déclassé depuis notre rapport du mois de juin. Aujourd'hui, on le considère à la limite.
Nous avons également révisé nos prévisions pour d'autres provinces, en général à la baisse, notamment la Colombie-Britannique, l'Alberta, le Québec et le Nouveau-Brunswick. La situation est moins sombre que prévu parce que nous avons révisé à la hausse nos prévisions pour l'Ontario (à la lumière de la dissipation de l'incertitude entourant le secteur automobile), même si cette province subit encore les effets de la crise. En fait, on prévoit que l'Ontario enregistrera le recul le plus marqué au pays après Terre-Neuve-et-Labrador (en raison d'une baisse considérable de la production de pétrole brut et de l'exploitation minière). Nous avons aussi réduit le taux de fléchissement de l'Île-du-Prince-Édouard (qui affiche contre toute attente un fort volume d'exportations de produits de la pomme de terre et de composantes d'aéronef).
À l'exception d'une seule province qui devrait être épargnée par la récession en 2009, la situation semble plus généralisée que jamais. Par comparaison, l'Ouest canadien a été en grande partie épargnée par la crise au début des années 90 tandis que la région de l'Atlantique a été épargnée au début des années 80.
On prévoit que la reprise sera généralisée l'an prochain tout comme la récession l'a été au cours de l'année. Les dix provinces devraient profiter d'une relance en 2010, qui sera menée par l'Ouest canadien. La fin de la crise financière mondiale laisse entrevoir des signes de reprise dans l'ensemble du pays, comme en témoigne la spectaculaire remontée de la vente des maisons existantes. On prévoit la fin de la récession au deuxième trimestre et un rétablissement de la confiance. Ces conditions ouvrent la voie à une augmentation des dépenses des entreprises et des particuliers au cours de la prochaine année. Les dépenses relativement élevées du secteur public fournissent un stimulant économique dans la plupart des régions, et cette situation devrait se poursuivre l'an prochain. De plus, la reprise imminente de l'économie américaine stimulera la demande pour les exportations canadiennes et donnera un nouveau souffle aux marchés des matières premières, ce qui aura pour effet de faire flamber les prix et de susciter de l'intérêt pour la hausse du potentiel de production.
Le solide rendement que nous prévoyons en 2010 pour l'Ouest canadien reflète en grande partie la remontée des marchés des matières premières et la hausse des dépenses liées aux projets d'immobilisations. En Colombie-Britannique, la tenue des Jeux olympiques et paralympiques d'hiver de 2010 stimulera l'activité économique.
Robert Hogue
robert.hogue@rbc.com
L'économie du Québec ... Consultez le rapport complet
Comment éviter le pire de la récession
Même si le Québec a su éviter les pires dangers de la récession, il n'en a pas moins été touché par la crise mondiale, ce qui l'a placé dans une position de repli. La vigueur des dépenses en immobilisations (en particulier les infrastructures publiques) et la résilience du secteur immobilier ont été ses principales armes. Celles-ci ont pourtant montré des signes de faiblesse au cours de l'année. Même si les dépenses en infrastructures publiques progressent à grands pas, les sociétés privées ont fortement réduit les projets d'acquisition de biens d'équipement. D'après le dernier sondage de Statistique Canada sur les prévisions en matière de dépenses en immobilisations, les biens d'équipement de la province devraient accuser une baisse de 21 % cette année en comparaison avec le pronostic établi il y a six mois. On prévoit, par conséquent, que le montant total des dépenses en immobilisations dans le secteur non résidentiel subira une baisse considérable en 2009 (d'une valeur nominale de 9,5 %, contre les prévisions précédentes de 0,4 %). Quant au secteur résidentiel, auparavant stable, il a fait preuve d'une grande volatilité, ce qui a suscité des craintes de déséquilibre. L'activité de revente, qui a subi une chute considérable entre la fin de l'année précédente et le début de l'année, s'est heureusement redressée au printemps et à l'été. La construction de logements devrait connaître un atterrissage en douceur, comme prévu. Les perspectives moroses en matière de dépenses en immobilisations non résidentielles nous ont amenés à réduire le PIB réel prévu en juin, de -1,6 % à -1,9 % pour 2009. Au chapitre des bonnes nouvelles, la baisse des exportations nettes a été compensée par la chute encore plus marquée des importations.
La reprise attendue l'an prochain (2,2 %) a été légèrement révisée à la baisse (par rapport à 2,3 % auparavant) sous l'effet d'un élan plus faible que prévu en matière de dépenses en immobilisations. La croissance reviendra lorsque la demande des principaux partenaires du Québec (en particulier l'Ontario et les États-Unis) augmentera et que la confiance des consommateurs et des entreprises sera rétablie. L'économie provinciale prendra de l' expansion, sur le plan des activités externes et internes. On prévoit toutefois un rythme plus modéré, légèrement inférieur à la moyenne nationale de 2,6 %.
Robert Hogue
robert.hogue@rbc.com
Accessibilité à la propriété... Consultez le rapport complet
L'amélioration de l'accessibilité à la propriété prend fin au troisième trimestre
- La série d'améliorations notables de l'accessibilité à la propriété au Canada a pris fin au troisième trimestre. Les indices d'accessibilité de RBC se sont accrus à l'échelle nationale pour la première fois en six trimestres (toutes catégories de logements confondues) : hausse de 0,5 point de pourcentage (à 27,6 %) pour un appartement en copropriété standard ; hausse de 0,7 point de pourcentage (à 32,3 %) pour une maison en rangée standard ; hausse de 1,0 point de pourcentage (à 40,2 %) pour un bungalow individuel standard et hausse de 1,2 point de pourcentage (à 45,8 %) pour une maison à deux étages standard.
- Cette progression fait suite aux chutes considérables qui avaient contribué, depuis le printemps de 2008, au retour des niveaux d'accessibilité à leurs moyennes historiques, à peu de chose près, au milieu de l'année en cours. Tous les indices étant toujours bien en deçà de leurs niveaux d'il y a un an malgré les hausses du troisième trimestre, l'accès encore relativement facile à la propriété a pour effet de soutenir la demande de logements dans l'ensemble du pays. Les niveaux actuels des indices de RBC correspondent à ceux du début de 2006, alors que l'activité immobilière passait à la vitesse supérieure au Canada.
- L'ensemble des provinces et des principaux marchés métropolitains ont connu une baisse d'accessibilité au troisième trimestre. La Colombie-Britannique, surtout Vancouver, a affiché de loin les plus importantes progressions des indices de RBC. Toronto et Calgary ont aussi enregistré des augmentations considérables pour certains types de logements, tandis que la montée des coûts de propriété est demeurée généralement modérée dans le reste du pays.
- Le renversement de la tendance à l'amélioration de l'accessibilité a été causé par la récente hausse des principaux taux hypothécaires, ainsi que par l'augmentation de la valeur des propriétés. Les baisses antérieures observées pour ces deux facteurs avaient majoritairement contribué à la chute des coûts de propriété durant presque toute la dernière année et le premier semestre de l'année en cours.
- Le taux moyen pour les hypothèques conventionnelles de cinq ans – le fondement du calcul des indices de RBC – s'est légèrement accru, passant de 5,45 % au deuxième trimestre, un faible niveau inégalé depuis une génération, à 5,73 % au troisième trimestre. Il s'agit de la première augmentation trimestrielle depuis la fin de l'année dernière.
- De plus, la vigueur générale des activités de revente au pays a de nouveau fait remonter les prix des logements par suite de la flambée survenue au milieu de l'été après un ralentissement généralisé de plusieurs mois. L'effet conjugué de l'augmentation des prix et de la légère hausse des taux hypothécaires a entraîné la montée des coûts liés aux prêts hypothécaires au troisième trimestre.
- En raison du fort élan des marchés partout au Canada et du creux des taux hypothécaires atteint plus tôt cette année, il est improbable que l'accessibilité s'améliore de nouveau à court terme. Dans le meilleur des cas, elle se stabilisera ou diminuera légèrement au cours des prochains trimestres.
Robert Hogue
robert.hogue@rbc.com
Budget du Québec ... Consultez le rapport complet
Le point sur la situation financière du Québec à l’automne 2009
L’importante révision à la hausse du déficit de l’Ontario la semaine dernière a provoqué des ondes de choc en raison non seulement de ce qu’elle révèle au sujet de la situation financière de la plus grande province du Canada, mais aussi de ce qu’elle pourrait annoncer pour les autres provinces qui ont déposé leurs budgets au printemps. Comme le Québec allait être la deuxième province à faire le point sur sa situation économique et financière, les craintes de voir exploser le déficit de 3,9 milliards de dollars qu’il projetait dans son budget de mars pour 2009-2010 avaient considérablement augmenté.
Aujourd’hui, le ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand, a effectivement confirmé que la situation financière s’est détériorée, mais, globalement, pas autant qu’on l’avait craint. Le déficit pour 2009-2010 devrait maintenant atteindre 4,7 milliards de dollars, soit une augmentation de 749 millions de dollars ou de 19 % par rapport au budget de mars. Le gouvernement du Québec a aussi relevé ses projections pour 2010-2011 de 3,8 milliards de dollars à 4,7 milliards de dollars, soit un bond de 24 %. Certes, ces révisions sont importantes, mais elles sont beaucoup moins spectaculaires que le gonflement de près de 80 % annoncé en Ontario – et même que le bond de 66 % du déficit fédéral depuis le dépôt du budget en janvier. L’importante aide au secteur automobile a été un facteur non négligeable de la détérioration en Ontario et au niveau fédéral, auquel le Québec a échappé.
Contrairement aux déficits prévus en Ontario, les plus élevés de tous les temps dans cette province, les déficits révisés à la hausse du Québec restent plus faibles que ceux enregistrés pendant la première moitié des années 1990. Les déficits québécois représentent 1,6 % et 1,5 % en 2009-2010 et 2010-2011, respectivement, du PIB, soit moins de la moitié des 3,4 % atteints en 1994-1995 et du record de l’époque moderne de 3,9 % en 1984-1985.
Robert Hogue
robert.hogue@rbc.com
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