| |
Chaque jour, les économistes du RBC passent en revue les données économiques publiées au Canada et aux États-Unis.
Hausse des ventes de logements neufs aux États-Unis en avril
le 23 mai, 2013
- Après avoir crû de 3,5 % en mars à un niveau révisé à la hausse de 444 000, beaucoup plus élevé que le chiffre initial de 417 000, les ventes de logements neufs ont grimpé de 2,3 % pour atteindre un rythme annualisé de 454 000 unités en avril 2013.
- Le parc de logements neufs disponibles pour la vente a augmenté de 3,3 % à 156 000 unités. Cependant, avec l’accélération des ventes, l’offre est restée assez serrée, le parc d’invendus, exprimé en mois qu’il faudrait pour l’écouler, s’étant maintenu à 4,1 comme en mars, très en deçà de la moyenne à plus long terme, qui est plus proche de 6.
- En avril, le prix médian des logements neufs a bondi de 14,9 % sur 12 mois, ce qui constitue une amélioration du rythme annuel de croissance des prix par rapport à 4,5 % en mars.
- Avec l’accélération d’avril, le rythme des ventes de logements neufs dépasse de 2,3 % la moyenne de 444 000 unités du premier trimestre de 2013 et de 29 % le rythme à la même période un an plus tôt. À ce jour cette année, les ventes dépassent de 21,2 % leur rythme annuel de 2012.
Baisse des inscriptions au chômage aux États-Unis dans la semaine terminée le 18 mai
- Les nouvelles inscriptions au chômage aux États-Unis ont diminué de 23 000 pendant la semaine terminée le 18 mai 2013, après avoir bondi de 35 000 à un niveau révisé à la hausse de 363 000 (plutôt que 360 000) la semaine précédente.
- La moyenne mobile sur quatre semaines des nouvelles inscriptions, qui atténue la volatilité hebdomadaire, a peu changé, fléchissant à 339 500 comparativement à 340 000 la semaine précédente. Les demandes maintenues pour la semaine terminée le 11 mai 2013 ont diminué de 112 000 pour s’établir à 2 912 000. Cette mesure est ainsi descendue sous les 3 000 000 pour la première fois depuis mai 2008.
Dernières mises à jour économiques
Le commerce de détail canadien stagne en mars après une augmentation de 0,7 % en février
le 22 mai, 2013
- Les ventes au détail sont restées inchangées en mars après une augmentation de 0,7 % en février.
- Les augmentations des ventes de vêtements (3,1 %) et de véhicules automobiles (0,7 %) ont principalement été compensées par des diminutions dans les stations-service (1,3 %) et dans les magasins d’électronique et d’appareils ménagers (0,9 %).
- Sur la base des volumes, les ventes ont augmenté nettement plus fortement de 0,7 % après une stagnation en février.
- La solide progression des volumes de ventes au détail était de bon augure pour une poursuite de la croissance du PIB en mars malgré des indications d’un rythme d’activité inchangé au cours du mois à la fois pour les ventes réelles de la fabrication et du commerce de gros. Bien que notre prévision anticipe un certain ralentissement du taux de croissance mensuel du PIB par rapport aux hausses de 0,3 % en janvier et en février, le rapport d’aujourd’hui implique un ralentissement moins prononcé que ce que traduit notre indication actuelle d’une hausse de 0,1 % du PIB en mars.
La revente de logements aux États-Unis en avril au plus haut depuis novembre 2009
- La revente de maisons et d’appartements aux États-Unis a grimpé à 4,97 millions d’unités en chiffres annualisés en avril, comparativement aux 4,94 millions de ventes révisées de mars (initialement chiffrées à 4,92 millions).
- Le parc de maisons disponibles à la vente a bondi de 11,9 % pour atteindre un sommet inégalé depuis sept mois de 2,16 millions d’unités. Le parc d’invendus de ce mois est passé de 4,7 en mars à 5,2 mois de délai d’écoulement, soit nettement moins que la moyenne de 6,4 mois. Ce chiffre est indicateur d’une offre serrée sur le marché de la revente.
- Le prix médian des maisons existantes a augmenté de 11,0 % sur un an, la part des propriétés en difficultés financières ayant diminué par rapport à l’année précédente.
Au Canada, l’inflation selon l’IPC s’est établie à 0,4 % en avril
le 17 mai, 2013
- L’IPC d’ensemble canadien a reculé de 0,2 % en avril, alors que les analystes s’attendaient à ce qu’il stagne.
- En avril, les prix de l’essence ont baissé de 2,8 %, ceux des vêtements ont reculé de 1,7 % et ceux des repas au restaurant et des meubles ont aussi diminué, de même que les intérêts hypothécaires. Ces reculs ont été partiellement contrebalancés par des augmentations des prix de l’électricité, du transport aérien et des chaussures. Par rapport à la même période un an plus tôt, les prix de l’essence affichaient une baisse de 6,0 %, tandis que les intérêts hypothécaires et les prix du matériel vidéo se sont contractés respectivement de 4,3 % et de 10,9 %. Les prix des vêtements ont monté de 1,5 % sur 12 mois, tout comme ceux des aliments. Sans l’essence, l’IPC a monté de 0,8 % par rapport à avril 2012.
- Sur 12 mois, le taux d’inflation est passé de 1,0 % à 0,4 %.
- L’indice de référence de la Banque du Canada a monté de 0,1 % en avril, moins que la hausse de 0,2 % qui faisait consensus, et il a augmenté de 1,1 % au cours la période de 12 mois terminée en avril.
- Les taux d’inflation d’ensemble et de base se maintiennent en deçà du point médian de la fourchette cible de la Banque du Canada de 1 % à 3 % depuis neuf mois.
Recul de 0,4 % des prix à la consommation aux États unis en avril, sous l’effet d’une nouvelle baisse des prix de l’essence
le 16 mai, 2013
- Les prix à la consommation aux États-Unis ont reculé de 0,4 % en avril, après avoir cédé 0,2 % en mars. Sur 12 mois, le rythme de croissance a ralenti à 1,1 % comparativement à 1,5 % en mars.
- Le recul de l’IPC d’ensemble tient en grande partie à un repli marqué de 4,3 % des prix de l’énergie, les prix de l’essence ayant de nouveau fortement chuté en avril. Les prix des aliments ont partiellement compensé, gagnant 0,2 % après avoir stagné en mars.
- Hormis les aliments et l’énergie, l’IPC de base a monté très légèrement, de 0,1 %, exactement comme en mars. Ce gain mensuel modeste a fait baisser le taux de croissance des prix de base sur 12 mois de 1,9 % en mars à 1,7 % en avril.
Les mises en chantier de logements aux États-Unis ont fortement baissé après avoir atteint un sommet sur cinq ans en avril ; les inscriptions au chômage ont augmenté plus que prévu la dernière semaine
- Les mises en chantier de logements ont chuté de 16,5 % pour s’établir à 853 000 unités, en rythme annualisé, en avril.
- Le nombre de permis de bâtir a bondi de 14,3 %, à un niveau annualisé de 1,017 million.
- Les nouvelles demandes d'indemnités de chômage aux États-Unis se sont accrues de 32 000 pour atteindre 360 000 pendant la semaine terminée le 11 mai. Cette croissance fait suite à une augmentation à un niveau révisé de 328 000 (plutôt que 323 000) la semaine précédente et porte les demandes à leur plus haut niveau depuis la fin de mars.
Au Canada, les ventes des fabricants ont baissé en mars
le 15 mai, 2013
- Les ventes du secteur de la fabrication ont fléchi de 0,3 % en mars 2013 après avoir augmenté de 2,8 % (par rapport à l’estimation antérieure de 2,6 %) en février et reculé de 0,6 % en janvier.
- La faiblesse des ventes globales tient en bonne partie à une baisse des ventes nominales de produits du pétrole et du charbon attribuable aux prix, qui reflète la baisse des prix de l’énergie et des ventes de produits chimiques pendant le mois.
- En volume, ce qui élimine l’effet des prix, les ventes des industries manufacturières ont légèrement augmenté de 0,2 % après avoir affiché une progression révisée de 1,8 % (estimation antérieure de 2,5 %) en février. Les stocks ont fléchi de 0,1 % en mars, alors qu’ils avaient augmenté de 1,1 % et de 1,6 % en février et en janvier, respectivement.
Recul de la production industrielle aux États-Unis en avril
- Après des gains révisés à la baisse de 0,3 % (plutôt que 0,4 %) et de 0,9 % (plutôt que 1,1 %) en mars et en février, respectivement, la production industrielle a reculé de 0,5 % en avril 2013.
- Le taux d’utilisation des capacités a baissé à 77,8 % en avril, par rapport à 78,3 % en mars.
- Nous attendons dans l’ensemble une modération de la croissance du PIB réel au deuxième trimestre de 2013, par rapport au gain annualisé de 2,5 % inscrit au premier trimestre.
Aux États-Unis, les prix à la production ont baissé en avril, mais les prix de base ont augmenté légèrement
- L’indice des prix à la production aux États-Unis a baissé de 0,7 % en avril 2013. Avec cet important recul mensuel, l’indice a baissé d’une année à l’autre à un taux de 0,6 %, par rapport à 1,1 % en mars.
- Abstraction faite des composantes volatiles des aliments (-0,8 % d’un mois à l’autre en avril) et de l’énergie (-2,5 % d’un mois à l’autre), l’indice des prix à la production de base a enregistré un léger gain de 0,1 % en avril. Sur 12 mois, le rythme de croissance des prix de base s’est maintenu à 1,7 %, comme en mars et en février.
Légère augmentation inattendue des ventes au détail aux États-Unis en avril
le 13 mai, 2013
- Les ventes au détail ont enregistré une légère augmentation de 0,1 % en avril 2013, alors que le marché s’attendait à ce qu’elles reculent de 0,3 % après le repli de 0,5 % (révisé par rapport à 0,4 %) survenu en mars.
- Dans l’ensemble, les ventes ont été contenues par une chute de 4,7 % des ventes nominales des stations-service attribuable aux prix. Les ventes d’automobiles ont affiché une progression inattendue de 1,0 %.
- Les ventes au détail dites « du groupe de contrôle », qui excluent les ventes d’essence, de véhicules automobiles et de matériaux de construction et entrent directement dans l’estimation des dépenses de consommation du Bureau of Economic Analysis (BEA), ont enregistré un gain de 0,5 %, supérieur à celui de 0,3 % qu’attendait le marché, après avoir été révisées à la hausse à 0,1 % (contre -0,2 %) et à 0,5 % (contre 0,3 %) pour mars et février, respectivement.
- L’augmentation modeste des ventes au détail d’avril s’est produite malgré une forte baisse des ventes des stations-service, qui avait davantage à voir avec le recul des prix qu’avec la faiblesse fondamentale de la demande des consommateurs. Avec le rebond des ventes de base et les révisions à la hausse des résultats des mois précédents, il existe en fait une légère probabilité que soit dépassée notre estimation antérieure selon laquelle les dépenses de consommation devraient croître de 2,0 % au deuxième trimestre de 2013. Le rythme devrait néanmoins rester inférieur à l’accélération de 3,2 % observée au premier trimestre. En dépit de la modération des dépenses au deuxième trimestre, la consommation résiste étonnamment bien jusqu’ici aux hausses des cotisations sociales instaurées en janvier et à l’incertitude entourant l’effet des compressions des dépenses publiques mises en œuvre en mars.
Pour plus de renseignements, veuillez communiquer avec :
Raymond Chouinard, Conseiller principal, Affaires publiques RBC (514) 874-6556
Le quotidien des marchés financiers (pdf) - Revue quotidienne des mouvements des taux d'intérêt et des taux de change.
|
|